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  • : Elan Sud, maison d'édition en littérature générale
  • Elan Sud, maison d'édition en littérature générale
  • : Maison d'édition Elan Sud, littérature générale, à Orange (84). Ses auteurs et leurs romans. Parutions, articles, interviews, commentaires. Actualité des salons du livre, rencontres avec le public. Site d'échange littéraire. Organisation du concours de manuscrits : Prix première chance à l'écriture
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Agenda des salons, des parutions.
Rencontre avec les auteurs : C'est ici

Bonjour à tous,

J'ai ouvert ce blog pour vous permettre de réagir aux lectures de nos ouvrages. Les auteurs vous répondront avec plaisir en fonction de leur emploi du temps, laissez-leur un commentaire.

Un calendrier pour retrouver les auteurs, un Blog pour prolonger une conversation…

Un Prix Littéraire pour donner "Une Première Chance à l'Écriture" (un contrat d'édition à la clé)
Pour rester informé des dates de Rencontres & Dédicaces, des parutions, des nouveaux articles, inscrivez-vous à la liste de diffusion.
Ce site est à consommer sans modération. A vous de jouer.
Corinne, responsable d'édition
Pensez à vous inscrire à la lettre d'information
 
Salon de l'édition indépendante à Orange (84)
  le site L'Antre des Livres - renseignements : e-l-u@orange.fr
6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 06:22

C'était un 6 mai, en 2011, pour les 20 ans de la maison d'édition, nous inaugurions la librairie Elan Sud, 233 rue de Rome à Orange, afin d’offrir une vitrine, non seulement à Élan Sud, mais aussi à une sélection d’éditeurs indépendants. Librairie « à l’envers », les livres des « petits » éditeurs sur table et ceux des « grands » sur commande.
 
À l’envers aussi parce qu’ici on a le temps, et même si parfois on en manque, on va le chercher, on le prend pour répondre à ceux qui passent, pour les aider à trouver leur prochaine lecture ou simplement pour parler de celle en cours.
Ici, pas d’offices médiatisés, mais le fond de catalogue d'éditeurs en littérature générale, jeunesse, beaux livres, poésie, bien-être, nature, SFFF…
Pas de retour, car pour nous, un bon livre n’a pas de date de péremption.

 

La librairie est aussi un lieu de rencontres mensuelles pendant lesquelles le public découvre des auteurs, assiste à des pièces de théâtre et des concerts, dont l’entrée est gratuite.
Chaque rencontre est un moment de convivialité, de simplicité : littérature, contes pour enfants, théâtre, musique, danse, des journées d'écriture… les disciplines sont variées.

Toute l’année, la librairie sort de ses murs pour proposer son fond lors de salons du livre ou des marchés. C’est l’occasion pour des bénévoles, de venir aider, de proposer dans des villages reculés ou ailleurs, ce même choix de petites maisons d’édition à 200 ou 300 km kilomètres à la ronde, là où la culture n'est pas toujours très présente.

Nous avons reçu tant d'auteurs, d'artistes et de musiciens que nous ne pourrons les citer tous. Nous les remercions de leur présence, comme nous remercions tous les bénévoles qui ont aidé à ce que ces soirées se déroulent en toute amitié.
 

Un merci aussi à notre partenaire, Côté Rhône, Place Clémenceau à Orange (merci Cédric), qui nous fait découvrir chaque fois des cuvées de petits domaines viticoles à la dégustation.

Si les conditions actuelles n'autorisent plus ces rencontres, les liens sont toujours aussi serrés.
Nous souhaitons pouvoir recommencer le plus tôt possible toutes ces activités, c'est une question de survie.
Nous remercions vivement tous ceux qui nous soutiennent pendant ces moments compliqués, qui commandent en ligne, et nous  nous faisons un plaisir d'envisager une fête avec des livres, des mots, des notes de musique, des rimes rebelles et des textes libres à partager en toute amitié.

Une collection de photos de nombreux moment forts de la librairie : littérature, théâtre, musique, danse, et bien d'autres plaisirs partagés.
Une collection de photos de nombreux moment forts de la librairie : littérature, théâtre, musique, danse, et bien d'autres plaisirs partagés.
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29 mars 2020 7 29 /03 /mars /2020 15:00

Aux dernières nouvelles, nous sommes encore assignés à résidence jusqu'à mi-avril, mais nous sommes conscients que cette annonce a été réduite pour ne pas nous effrayer. Les enfants ne reprenant l'école que début mai si tout va bien, l'allongement du confinement général au moins jusqu'à cette même date n'étonnera personne. Nous avançons tous au jour le jour.
En attendant, les annulation de Salons du livre se suivent. En Provence, Lire en Mai, à Nyons, Les Journées de Sablet, etc. ont déjà jeté l'éponge. Les organisateurs de l'Antre des livres des 5, 6 et 7 juin sont en réflexion, car c'est une des rares possibilités de soutenir l'édition indépendante qui en a actuellement un besoin vital.

Les livres peuvent-ils transmettre le coronavirus ?

Nous entendons de nombreux avis sur le virus dont nul ne peut ignorer la présence et surtout sa force de  transmission.
À propos de sa durée de vie sur un objet, des chiffres sont avancés, dont ceux qui nous concernent, à savoir sur les livres et le papier en général.
Sur une surface sèche comme celle d’un ouvrage, les estimations mentionnent qu’au-delà de trois heures, le Covid-19 n’était plus actif.

Briser la chaîne de la contamination.

Depuis le début du confinement, Elan Sud continue de répondre aux commandes par Internet et téléphone grâce à son terminal de paiement à distance, et expédie par La Poste tant qu'elle fonctionne, à vélo en centre-ville d'Orange ou en « chercher sur place » au 233 rue de Rome sur rendez-vous téléphonique, car la porte ne reste pas ouverte en permanence.
Pour votre sécurité, seules deux personnes sont habilitées à toucher les livres, et ne le font qu'avec toutes les précautions requises.
S'il y a un éventuel risque, c'est durant le transport, mais alors, que dire de tous les aliments et autres produits que nous faisons pénétrer dans notre foyer?
Pour les plus sceptiques, il suffit de laisser reposer quelques heures l'enveloppe avant de l'ouvrir… Le livre a l'intérieur est isolé du monde depuis le début.

Cette pandémie sacrifiera plus d'une entreprise.

Nous entendons toutes les mesures annoncées en faveur des TPE, des entrepreneurs, des artisans, etc. Effets d'annonce ou tranquillisant, à ce jour, si certaines échéances ont pu être repoussées par certains, cela ne fait que les repousser, mais le manque à gagner est là, énorme.
Les éditeurs indépendants sont fragiles, et pourtant, ils sont les garants de la diversité littéraire, de l'exploration, de l'écriture de la littérature d'aujourd'hui et de demain.
La question se pose à propos du nombre qui sera encore là « après ».

Nous soutenir, c'est garantir demain

Comme nous vous l'avons dit, nous sommes là, répondons aux appels, aux commandes et livrons dans les meilleurs délais possibles.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas notre site, voici le plan :

Elan Sud, édition indépendante en littérature générale
Rendez-vous sur notre site

Qui sommes-nous : faisons connaissance, notre ADN, les univers multiples partagés et le détail de nos collections
Collections : vous trouverez les romans classés dans chacune d'elles
Tous les auteurs : vous connaissez un de nos auteurs, découvrez tous ses titres.
Le paiement en ligne est sécurisé, comme, nous vous l'avons dit, la mise sous enveloppe.

 

Merci à tous d'être là. Merci de partager avec le plus grand nombre possible.

Parmi nos 80 titres, il y en a certainement un pour vous, vos enfants ou vos proches. Nous expédions à l'adresse que vous souhaitez, avec la possibilité de paquet cadeau… et toujours les frais de port offert durant cette période.

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 12:00

Premièrement, laissez nous remercier tous ceux qui nous soutiennent, nous contactent et nous suivent par téléphone, courriels et sur Facebook.

Nous sommes navrés pour les 3 auteurs qui avaient leur parution durant ce mois de mars, tous les rendez-vous ont été annulés, comme pour tout le monde. Heureusement, des lecteurs n'ont pas voulu retarder la lecture de ces nouveaux ouvrages et les ont commandés (et les commandent encore) par le site boutique.


Au bout du conte, de Myriam Saligari
Camille Claudel, nos enfants de marbre, de Laurence Creton
Tempo de Santiago, de Dominique Lin

En cliquant sur les titres, vous pouvez en lire le résumé, visionner la présentation du livre par son auteur, et le commander directement si vous le souhaitez. Le site est entièrement sécurisé. Vous avez 2 modes de paiement : Pay Plug et Paypal. Nous pouvons également, aux heures de bureau effectuer une vente à distance par téléphone grâce à notre terminal de paiement électronique.

 

Nous avons concentré les livraisons par La Poste sur 2 jours par semaine, le mardi et le vendredi, pour éviter de faire prendre trop de risques à ceux qui maintiennent le fonctionnement de la maison.
Sur la ville d'Orange, nous pouvons aussi livrer à vélo en respectant les distances sanitaires de sécurité, bien entendu.

 

Nous maintenons le contact par notre page Facebook, nous y donnons régulièrement des informations, des présentations d'ouvrages sont en préparation.

 

Dominique Lin propose de profiter de ce moment pour participer à des ateliers d'écriture à distance. Toutes les informations dans cet article sur son blog.

 

En attendant la reprise, nous peaufinons le dernier manuscrit de Jean-Philippe Chabrillangeas dont la sortie est, vous vous en doutez, reportée sine die. Ce roman est différent des précédents, Jean-Philippe nous livre un  roman sur la route teinté d'espionnage, avec humour et dérision… à suivre !

 

Nous profitons de cette brève pour le saluer très chaleureusement et le remercier pour son dévouement: Jean-Philippe est infirmier à Marseille. Nous savons qu'il se donne sans compter et prend des risques comme toute la profession. Nous sommes fiers de le compter parmi nous; Elan Sud et tous ses auteurs sont avec lui.
 

N'hésitez pas à nous contacter, nous sommes là. La librairie contient des ouvrages d'éditeurs indépendants dans tous les genres et pour tous les âges, nous pouvons vous conseiller.

 

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19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 14:07

Bonjour à tous

Devant une situation aussi inattendue, chacun réagit comme il peut. Certains jouent la carte fin du monde, la déprime, noir c’est noir, je vous raconte ma descente aux enfers… au bout de 3 jours.
À Elan Sud, toujours en activité et disponibilité, nous avons décidé de garder le lien et de profiter de cette opportunité pour donner à chacun le moyen de s’exprimer sur un sujet qui nous relie : le livre.
Vous êtes donc tous invités à vous rendre sur notre page Facebook et à y partager vos lectures, quelles qu’elles soient.

Si vous n'avez pas Facebook, postez simplement cette chronique en commentaire, elle sera la bienvenue.

Vous avez peur de ne pas y arriver, ne pas être « à la hauteur » ? Ne vous sous-estimez surtout pas, les impressions les plus simples sont les meilleures et celles que tout le monde comprend.
Alors, choisissez un livre qui vous a plu, et dites-nous ce que vous en avez pensé, sur le fond et la forme, et ce qu’il vous a apporté.
Postez votre « chronique du confiné » sans tarder.

À vos plumes, confinés, apportez la lumière plutôt que l’obscurité !

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 13:59

 Un petit rappel pour répondre à de nombreuses questions posées par les lecteurs...

Nicolas Grondin est un ancien libraire, aujourd'hui éditeur et auteur, il connait donc très bien le sujet!

-----------------------------------

Ma rencontre récente avec un jeune homme porteur de quelques questions sur le métier d’éditeur, qu’il entend embrasser — ô courageux inconscient ! —, m’a fait prendre conscience de la complète hébétude des béotiens quand on leur parle de « retours ». Qu’est-ce que c’est que cette bête-là ? Tout simplement une très grosse branche sur laquelle sont assis éditeurs, diffuseurs et libraires (de neuf), et que chacun d’entre eux s’emploie, à sa place, à scier avec application.

Saturne dévorant un de ses fils (Peter Paul Rubens, 1637).
Museo Nacional del Prado, Madrid

 

 

Cette histoire commence plus ou moins lorsque la Librairie générale française - filiale de Hachette - crée en 1953 de la collection Le Livre de Poche, qui lança réellement ce format en France. Pour faire passer la pilule aux libraires, qui rechignaient à vendre ces bouquins mal imprimés — et dont le prix faisait baisser les recettes, surtout —, Hachette proposa un « droit de retour »… Le diffuseur passait un contrat(1) avec les libraires : ceux-ci recevaient les nouveautés du LdP, mais avaient le droit, après un délai convenu, de retourner les invendus ; un peu sur le modèle des détaillants de presse, en somme. D’ailleurs, comme ces derniers, pour certains titres, ils n’avaient même pas besoin de renvoyer les livres eux-mêmes, il leur suffisait d’expédier à Hachette les couvertures arrachées pour être crédités des « retours ». Les PUF pratiquaient aussi cet arrachage de couvertures pour leurs Que sais-je. Harlequin le pratique encore.

 

Le cycle que l’on commença ainsi à caresser allait vite devenir vicieux. Bientôt tout le monde se mit à proposer des « offices », et la pratique s’étendit aux ouvrages brochés en grand format. Tous ces contrats comportaient un « délai de garde ». Pour faire court : les libraires n’avaient pas le droit de retourner les ouvrages avant trois mois et, après un an, le diffuseur considérait que les livres ne pouvaient plus être retournés.

 

Je vous épargne le casse-tête comptable qui consiste à savoir qui finance qui, dans la mesure où les uns payent à 60 jours fin de mois, les autres à 90 jours, les retours étant crédités 60 jours après leur reconnaissance, et… Bref, je vous assure que ce n’est pas triste !

 

Une fois disparue la génération de libraires qui avait vu naître ces changements dans les pratiques commerciales, leurs successeurs prirent ses usages comme allant de soi, alors que cette caractéristique est unique dans le monde du commerce, qu’elle conduit à des aberrations grotesques. Par exemple, lorsque vous entrez aujourd’hui dans une librairie de neuf, 80 % des livres que vous avez sous les yeux n’appartiennent pas au libraire, mais aux diffuseurs avec lesquels il est en compte. Et encore s’agit-il là d’une bonne librairie, car alors les 20 % restant représenteraient le « fonds ». Ce qui est loin d’être la norme.

 

 

 

 

De mon point de vue, l’un des effets pervers de la loi Lang(2) fut d’augmenter encore ces incongruités. Une fois la loi votée, le 10 août 1981, le prix était donc fixé par l’éditeur, et imposé sur tout le territoire, quel que soit le point de vente - avec les impossibilités que cela suppose : quid de la librairie martiniquaise ? La seule façon d’augmenter sa marge consista donc pour le libraire à obtenir de meilleures remises auprès du diffuseur. Lequel avait dès lors beau jeu de leur en proposer de plus importantes… à condition qu’ils acceptassent plus d’offices, offices qui allaient s’étendre désormais à quasiment toute la production, et à - pratiquement - tous les diffuseurs.Ils permirent surtout aux diffuseurs — et derrière eux aux éditeurs qu’ils diffusaient — de mieux rationaliser leur gestion, nirvana de tous les actionnaires qui se précipitaient vers l’industrie du Livre, réputée stable.En effet, plus ce système était efficace, mieux on savait combien allait rapporter tel ouvrage mis « à l’office » à un nombre d’exemplaires déterminé par avance. Tel ouvrage sera placé à 1 000, à 5 000 ou à 10 000 copies, réparties sur les différentes librairies « en office ». Il suffit alors d’appliquer un ratio moyen de retours probables, un autre de réassorts espérés, et on obtient une fourchette assez précise de ce que rapportera le produit. C’est magique ! Les contrôleurs de gestion devinrent plus nombreux que les éditeurs.

 

La troisième génération de libraires alla plus loin. L’écrasante majorité n’admettait pas que quelques diffuseurs indépendants résistent encore à la pratique de l’office, et préfèrent toujours - les naïfs ! - envoyer leurs représentants sur les routes présenter les parutions à venir. Mieux : les « délais de garde » et autres contraintes de temps qu’imposait l’office volèrent en éclat.

 

Comme certains diffuseurs prirent des libertés avec les contrats — plutôt que d’envoyer deux exemplaires de tel best-seller supposé, on envoyait deux… présentoirs de cinq, voire de vingt ! —, les libraires ne se privèrent pas de faire leurs accrocs aux engagements. Ils renvoyaient les livres au bout d’un mois, quelquefois sans même ouvrir les cartons, et la première partie de la rencontre régulière entre le libraire et le représentant consista désormais en « cérémonie des retours » : la pile de rossignols oubliés dans les rayons pour lesquels il fallait signer une Autorisation de retour. Un diffuseur — Harmonia Mundi pour ne pas le nommer — accorda même le droit de retour intégral sur son catalogue et la mensualisation des traites, désormais identiques chaque mois et équilibrées en fin d’exercice.Autant dire que la durée de vie des livres en librairie tient maintenant plus du string que de la combinaison de Bonne-Maman… La déresponsabilisation des libraires est désormais totale : le choix qu’ils ont sur la nature et la couleur de leur stock, seule manière pourtant de se démarquer de la distribution de masse, est de plus en plus restreint. Alors, les livres valsent, vont et viennent, les uns chassant les autres à la vitesse de steaks sous vide au rayon frais. Ils sont devenus une classe particulière de manutentionnaire spécialisé, dont le souci de standardisation les incite à se cantonner aux cinq grands diffuseurs… Les autres, ils n’auront pas le temps de faire les retours.

 

Ces deux dernières décennies, le taux de retour moyen est passé de 12 à 35 % ! Et les éditeurs, à la fois otages et complice de leur diffuseur(3), ne sont pas exempts de torts dans cet engrenage stupide. Bien au contraire, ils alimentent allègrement cette machine à perdre qui court pour fuir son ombre. Maintenant que leurs contrôleurs de gestion « savent » combien de pognon est susceptible de générer le prochain produit, les éditeurs financent les retours du précédent produit avec les offices du produit suivant, s’obligeant par là à produire pour continuer à… produire.

 

À défaut de créer.

 

Nicolas Grondin

 

1. Dit contrat d’office. Le mot « office » est resté dans la profession pour désigner les envois systématiques de nouveautés des diffuseurs aux libraires.

2. Qu’il vaudrait mieux appeler « loi Lindon », tant l’ancien éditeur de Minuit a œuvré pour qu’elle voit le jour.

3. Syndrome de Stockholm, peut-être ?

 

 

 

 
par Nicoleus Grondinus, mercredi 8 décembre 2010, 13:26

 

 

 

 

 

 

 

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 15:01

En fait, les chiffres d'Elan Sud ne sont pas mauvais du tout au regard de cet article!

Flops en stock: Pécresse, Huster, BHL...

Par Grégoire Leménager

C'est à vous désespérer d'être célèbre, de passer chez Laurent Ruquier et d'intriguer pour avoir droit à de flatteurs entretiens de six pages dans les gazettes en vue. « Le Parisien » du jour s'est amusé à publier quelques-uns des vrais chiffres de vente « des livres dont on a beaucoup parlé » ces derniers temps (*). C'est édifiant.

Les palmes d'or du bide, si l'on peut dire, reviennent incontestablement à :

  ♦ Valérie Pécresse dans la catégorie des « politiques », pour « Et si on parlait de vous ? » (éd. Archipel) : ce n'est pourtant pas faute d'avoir parlé d'elle, mais au regard de ses 269 exemplaires vendus, on se dit que la ministre de l'Enseignement supérieur n'a finalement pas fait un si mauvais score aux dernières élections régionales en perdant de 13 points face à la liste conduite par Jean-Paul Huchon.

  ♦ André Manoukian dans la catégorie « people ». Avec « Deleuze, Sheila et moi » (Calmann-Lévy), ce juré de la prestigieuse « Nouvelle Star », sur M6, a plafonné à 174 exemplaires. Rien ne permet de discerner si c'est la faute à Deleuze ou à Sheila.

  ♦ Bernard-Henri Lévy enfin, qui dans la catégorie des « écrivains-journalistes » réussit l'exploit d'être doublement cité : pour « Pièces d'identité » (3721 exemplaires, chez Grasset) et pour « De la guerre en philosophie » (5282 ex., même éditeur). Mais il est vrai que « le Parisien » s'est charitablement abstenu de citer le score de son compère Yann Moix, dont on apprenait récemment qu'il n'avait pas, avec « la Meute », attiré plus de 1000 lecteurs.

 

Mieux vaut qu'il s'abstienne, en somme, de lorgner sur les chiffres atteints par Elisabeth Badinter (114.953 ex. pour « le Conflit : la femme et la mère », chez Flammarion), Florence Aubenas (122.227 ex. pour « le Quai de Ouistreham », à l'Olivier), ou même Lilian Thuram (« Mes étoiles noires », 44 431 ex.)

 

Il ferait mieux, pour se consoler, d'admirer les impressionnantes performances réalisées par les délicates confidences de Patrick Poivre d'Arvor (« Tenir et se tenir », 6542 ex.), Francis Huster (« Lettres aux femmes », 3252 ex.) et Patrick Balkany (« Une autre vérité que la mienne », 2950 ex.), tandis que la prose étincelante de Dominique de Villepin fait elle aussi long feu (« le Dernier témoin », 2576 ex.), prouvant par là que l'anti-sarkozysme ne paie désormais pas plus que la proximité avec l'Elysée (« le Parisien » précise en effet que le père de Nicolas Sarkozy a fait un joli flop chez Plon avec « Tant de vie », et que de façon générale, les maisons d'édition « après avoir produit des dizaines de livres sur le président de la République, refusent pour la plupart des ouvrages qui lui sont consacrés »).

 

La condition de l'homme médiatique est décidément bien cruelle. Mais c'est sans doute que l'époque peine à reconnaître ses génies, comme d'habitude. Après tout, Stendhal ne vendait pas beaucoup de son vivant non plus. Restons donc confiants pour Manoukian, BHL et Balkany, puisque la postérité saura faire le tri.

 

source : nouvel OBS.comG.L

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 09:04

FETE DU LIVRE
le samedi 19 septembre 2009 à Coustellet (84)
"Le goût du voyage"


    rencontres et dédicaces avec les écrivains
Stand de la maison d'éditions Elan Sud, en compagnie de trois auteurs :
Jean-Marc BONNEL, Dominique LIN, André RAOUX-GRANIER


   
ateliers, animations

   
expositions d'artistes sur le thème du livre

   
conférences - débats - café-philo

   
démonstration de tango argentin

   
L'exotisme sera présent avec la Polynésie, l'Afrique, l'Asie et l'Argentine.

    * Peut- être allez vous rencontrer votre écrivain préféré, à moins que vous ne soyez tenté par un atelier (peinture, calligraphie, écriture, reliure...)

    * Les ados s'initieront au tango argentin puis ils se retrouveront sous la tente BD.

    * Les enfants tireront les parents par la main pour écouter des contes, participer à des ateliers et voir les marionnettes.

    * Cette journée sera clôturée par une milonga (bal argentin)


Organisée par l'association la CULTURE AU SOLEIL
Différents pôles d'activités gratuits toute la journée
Salon organisé sous abri, conférences en intérieur
Plus de détails sur le blog de la Fête du livre

Comment venir :
Pour venir à Coustellet, entre L'Isle sur la Sorgues et Apt (D900, ex N 100).
A quelques km de Gordes, Oppèdes, Roussillon, Ménerbes, Lacoste, Fontaine de Vaucluse …
Sorties d'autoroutes les plus proches : Avignon Sud ou Cavaillon
Plan Google Maps

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 16:35
Il nous a semblé opportun de nous arrêter sur la commémoration du bicentenaire de la naissance de Louis BRAILLE dont peu de gens sont informés. Ceux qui ont l'usage de son système d'écriture sont conscients de son importance.
"Voix pour moi", le roman d'Alicia FERTIG traite avec une grande délicatesse de ce handicap. Il n'est jamais question de sensiblerie ou de pitié. Les deux adolescents (un est aveugle, l'autre sourd-muet) nous emportent dans leur monde, leurs perceptions, accompagnés de Nest', cet homme de ménage un peu gauche, mais très attachant.
Pour en savoir plus sur le roman, cliquer ici

Les principales associations françaises spécialisées dans le domaine de la déficience visuelle ainsi que plusieurs associations européennes et mondiales ont constitué un Comité International pour la commémoration du bicentenaire de la naissance de Louis Braille (CINAL).

Vous pouvez télécharger un petit film très bien fait consacré à la vie de Louis Braille, inventeur du système de lecture et d’écriture à points en relief pour les aveugles. Voici le lien direct :

Quelques liens :

Groupement des intellectuels aveugles et amblyopes
En 1949, un petit groupe d’étudiants et d’intellectuels aveugles souhaite faire tomber les barrières, comme on le disait à l’époque, entre « le monde des aveugles » et « le monde des voyants »
. En milieu étudiant, des contacts amicaux sont tissés par quelques jeunes partageant avec leurs camarades non voyants des activités récréatives et culturelles. Avec énergie, ces jeunes ont proposé à leurs contemporains malvoyants la lecture bénévole, le secrétariat pour la révision des examens, des activités communes, etc.

Créée en 1889, l’Association Valentin Haüy a été reconnue d’utilité publique en 1891. Son fondateur, Maurice de la Sizeranne, devenu aveugle à l’âge de 9 ans, avait pour ambition de soutenir les aveugles dans leur lutte pour l’accès à la culture et à la vie professionnelle.
Aujourd’hui, et avec constance depuis près de 120 ans, l’Association Valentin Haüy poursuit l’objectif premier de son fondateur : lutter avec et pour les personnes déficientes visuelles pour la reconnaissance de leur droits, leur participation à part entière à la vie sociale et professionnelle, le développement de leur autonomie au quotidien, leur information et l’information du grand public sur la réalité du handicap visuel, les moyens de sa prévention et la nécessité de toujours faire évoluer le regard que la société, et parfois les personnes déficientes visuelles elles-mêmes, portent sur le handicap.


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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 05:16

Cet article d'Amélie Charnay paru en janvier 2007 sur le site01men — généraliste culturel —, décrit assez bien la vie d'un livre. Même si les chiffres avancés ont évolué, les marchés se sont tendus, les délais raccourcis, le shéma conducteur est le même. "Du manuscrit au pilon", voilà bien annoncé le cycle d'une majorité de titres. Même si chaque auteur donne le maximum de lui-même dans son œuvre, les réalités du marché en font déchanter plus d'un.

Vous trouverez des liens vers deux autres articles issus du Point et de l'express. De 2005 à 2008, les chiffres diffèrent, la triste réalité reste. Pour certains, le livre est avant tout une marchandise avec ses frais de stockage, son éphémérité commerciale, son renouvellement méditiaque, la concurrence,… des notions très éloignées de la "création littéraire" et de "l'exception culturelle française"!

 

De son écriture à son arrivée dans les mains du lecteur, un livre connaît un parcours qui s'apparente à celui du combattant. Avec le pilon comme destination finale s'il ne réussit pas à séduire le public dans un temps record.
PHOTOS
Près de 700 romans lors de la rentrée littéraire de septembre 2006 : difficile pour un libraire de présenter toutes ces nouveautés.

Les aventures de Harry Potter sont tirées à 1,8 million d'exemplaires. Une exception en France où le tirage moyen tourne autour de 7 000.

Entre 20 et 25 % des livres restent invendus chaque année. La plupart d'entre eux finissent au pilon et sont recyclés en papier.

article signé :
Amélie Charnay , 01men., le 12/01/27

© texte et photos 01men 

 

 

Au commencement était le manuscrit. Envoyé à quelques éditeurs, il rejoint la plupart du temps la pile des retours. Mais pour les quelques heureux élus qui sont sélectionnés, le plus dur reste encore à venir.

Une chance sur mille d'être édité

« Nous recevons huit mille à dix mille manuscrits par an et nous n'en publions que deux en moyenne. Certaines années pas du tout », précise-t-on chez Albin Michel. Des statistiques qui ont de quoi effrayer les écrivains en herbe mais qui sont à relativiser selon Marc Autret, auteur de 150 questions sur l'édition : « On dit parfois qu'un jeune auteur n'a guère plus d'une chance sur mille d'être remarqué par un gros éditeur de fiction, mais les chiffres tombent à des taux moins désespérants chez les moyens et surtout chez les petits éditeurs, seuls véritables défricheurs. »

Et les situations diffèrent fortement suivant le genre : un ouvrage technique aura ainsi plus de chance de trouver preneur qu'un roman. Une fois sorti de presse, le livre n'a pas encore gagné la partie : il doit trouver grâce aux yeux des représentants et des libraires.

Relégué dans un carton

Tiré à un nombre d'exemplaires variable (de 3 000 pour le roman d'un inconnu à 1,8 million pour un Harry Potter), un livre n'est pas assuré d'être distribué dans toute la France ni de se retrouver dans les rayonnages d'une Fnac. Tout dépend de son réseau de diffusion. Quand bien même ce dernier est conséquent, le livre peut se retrouver noyé au milieu de nombreuses nouveautés. C'est à l'éditeur de convaincre les représentants de son potentiel afin qu'ils incitent les libraires à le mettre en avant.

Le libraire est ensuite seul maître à bord dans sa boutique. Il peut ainsi très bien ne pas exposer à la vente les livres qu'il a achetés. « Il arrive souvent qu'ils n'ouvrent même pas les cartons des livres qu'ils reçoivent ! », s'insurge Gérard Pouradier, journaliste et fondateur de l'Association pour le contrôle de la diffusion du livre. Une pratique qui n'a rien de honteux pour Sophie Saint-Marc, du Syndicat de la librairie française : « Les libraires ne peuvent lire préalablement tout ce qu'ils commandent. Et les ouvrages reçus ne correspondent pas toujours à ce qu'ils attendent donc ils les écartent. Sans compter que les libraires des 2e et 3e niveau [petits points de vente, NDLR], ne savent pas ce qu'ils vont recevoir puisqu'ils ne disposent pour faire leur choix que d'une grille sans titres d'ouvrages, avec juste la collection et la nature de la vente. » Un phénomène qui prend particulièrement de l'ampleur lors des rentrées littéraire de septembre et janvier.

Trois semaines pour obtenir un succès

Enfin en place dans les rayons des librairies, l'ouvrage attend avec impatience le client qui s'attendrira sur son sort. Gare au temps qui passe : s'il ne parvient pas à séduire le chaland en quelques semaines, il risque vite d'être mis au rebut par le libraire. « Il est difficile de déterminer la durée de vie moyenne d'un livre. Ce qui est sûr, c'est que son temps de décollage est de plus en plus court. On sait si c'est un succès au bout de 3 à 5 semaines. Au-delà, le libraire aura tendance à le mettre dans un coin », précise le rédacteur en chef adjoint de Livres Hebdo, Fabrice Piault. Une mise de côté au bout de quatre semaines ne signifie pas pour autant la mort du livre à qui on accorde encore généralement deux mois de sursis dans la boutique.

Mais le couperet peut aussi tomber plus vite. Grâce à la politique des retours, le libraire a le droit de se faire rembourser les invendus par l'éditeur. En théorie, il est censé attendre trois mois avant de renvoyer ses exemplaires. « En pratique, beaucoup d'éditeurs sont plus souples et acceptent les retours avant les trois mois », précise Sophie Saint-Marc. Encore tabou il y a une dizaine d'années, ce retour précoce des ouvrages est désormais assumé au grand jour par l'ensemble des acteurs du marché.

20 % des livres pilonnés ?

Le Syndicat national de l'édition estime que le nombre d'invendus tournerait autour de 100 millions d'exemplaires chaque année en France, pour une production d'environ 500 millions d'exemplaires. Pour Fabrice Piault, « ces chiffres recouvrent des situations très variables. La littérature générale représente environ 35 % d'invendus, le parascolaire 50 % parce qu'il est vite daté. Mais la moyenne générale n'est pas si mal, c'est moins qu'il y a vingt ans et beaucoup moins que dans la presse où il y a 50 % d'invendus ! » Une efficacité que la chaîne du livre aurait gagnée grâce à l'informatisation et à une politique de flux tendus.

Reste que peu de perspectives s'ouvrent à un livre invendu : repartir au stock, être racheté par son auteur, donné à une association caritative ou partir au pilon. « On peut dire que les 2/3 au moins des invendus vont au pilon parce que stocker un livre coûte cher, que les auteurs ne rachètent en général qu'une dizaine d'exemplaires et que les dons de livres sont un épiphénomène », explique Christian Robin, maître de conférence à Paris XIII et auteur du Livre et l'édition. Vécu comme un traumatisme par les auteurs qui n'en sont pas toujours avertis, le pilon suscite de moins en moins la polémique car il est désormais considéré comme un moyen d'assainir le marché. Avec comme consolation de savoir que le livre ne meurt pas tout à fait : recyclé en papier, il peut alors donner vie à un nouvel ouvrage !

En 2005, parraissait l'article :
Voyage au bout du pilon par Marianne Payot sur le site de l'Express.
Il commençait ainsi :
Chaque année en France, environ 100 millions d'ouvrages sont invendus. Que deviennent-ils? Si les beaux livres peuvent bénéficier d'une seconde chance, la plupart connaissent un sort beaucoup moins enviable... et finissent en papier recyclé. L'Express lève le voile sur l'un des sujets les plus tabous du monde de l'édition...
La suite sur le site de l'express

 

Plus près de nous, en juillet 2008, c'était lePoint qui abordait le sujet…

Le grand cimetière des livres par Karine Papillaud

Il commençait ainsi :
Un livre ne meurt jamais, nous dit-on... Faux ! Pour laisser la place aux 676 livres qui feront la rentrée littéraire, un grand ménage s'impose. Visite dans ce haut lieu des basses oeuvres de l'édition. Pilon, fais ton office !

La suite de l'article sur le site du Point

 Le pilon en chiffres
Les pilons sur retour représentent 50 millions d'exemplaires, par rapport aux 520 millions d'exemplaires envoyés aux librairies chaque année. 20 % de ce volume, c'est-à-dire 105 millions d'exemplaires, sont retournés par les libraires aux éditeurs. Les pilons sur stock représentent 30 millions d'exemplaires, soit 4 % du stock détenu par les distributeurs éditeurs et points de vente.

 


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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 15:20
Adieu le bateau livre, voici…
La Grande Librairie sur France 5

En direct et en public, à partir du jeudi 4 septembre 2008 à 20h35, François Busnel prend les commandes de l’émission "La Grande Librairie". « Donner l’envie et le plaisir de lire au plus grand nombre » telle est l’ambition de France 5 pour ce nouveau rendez-vous littéraire !

Chaque jeudi, François Busnel propose et présente la nouvelle émission littéraire de France 5 "La Grande Librairie". En public et en direct, c’est toute l’actualité littéraire qui est au rendez-vous de ce magazine. En plateau, quatre écrivains, français ou étrangers, des plus "médiatiques" aux plus "méconnus", seront présents afin de partager leur passion du livre.

Différentes séquences rythmeront l’émission :
 - Un portrait tout en images présentera le parcours et l’¦uvre des invités,
 - Toujours en images, un libraire aura carte blanche pour parler de son « coup de c¦ur » ou de son « coup de gueule » de la semaine,
 - JUL, dessinateur de presse, propose de « croquer » les moments forts de l’émission,
 - Un décryptage du palmarès des meilleures ventes évoquera les « tops » et les « flops » de la semaine,
 - Sous forme de reportages, François Busnel partira à la rencontre d’auteurs étrangers, devenus cultes, afin de mieux appréhender leur univers.

Les téléspectateurs qui souhaitent poser des questions aux futurs invités sont appelés à réagir sur le site Internet dédié à l’émission. Les plus pertinentes seront posées pendant l’émission. En direct, les téléspectateurs peuvent aussi intervenir via les SMS.

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Voici le communiqué de presse officiel de la chaîne France 5, reste à en découvrir la mise en œuvre. Y aura-t-il vraiment la place pour des auteurs peu ou pas connus issus d'autres maisons d'éditions que les éternels annonceurs publicitaires?
C'est que tous les amoureux du livre attendent, savoir si c'est un effet d'annonce ou une volonté de sortir des autoroutes de l'édition…
Rendez-vous le 4 septembre. Vers 21h30, nous y verrons plus clairs…

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