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  • : Maison d'édition Elan Sud, littérature générale, à Orange (84). Ses auteurs et leurs romans. Parutions, articles, interviews, commentaires. Actualité des salons du livre, rencontres avec le public. Site d'échange littéraire. Organisation du concours de manuscrits : Prix première chance à l'écriture
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Rencontre avec les auteurs : C'est ici

Bonjour à tous,

J'ai ouvert ce blog pour vous permettre de réagir aux lectures de nos ouvrages. Les auteurs vous répondront avec plaisir en fonction de leur emploi du temps, laissez-leur un commentaire.

Un calendrier pour retrouver les auteurs, un Blog pour prolonger une conversation…

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Corinne, responsable d'édition
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Salon de l'édition indépendante à Orange (84)
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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 05:16

Cet article d'Amélie Charnay paru en janvier 2007 sur le site01men — généraliste culturel —, décrit assez bien la vie d'un livre. Même si les chiffres avancés ont évolué, les marchés se sont tendus, les délais raccourcis, le shéma conducteur est le même. "Du manuscrit au pilon", voilà bien annoncé le cycle d'une majorité de titres. Même si chaque auteur donne le maximum de lui-même dans son œuvre, les réalités du marché en font déchanter plus d'un.

Vous trouverez des liens vers deux autres articles issus du Point et de l'express. De 2005 à 2008, les chiffres diffèrent, la triste réalité reste. Pour certains, le livre est avant tout une marchandise avec ses frais de stockage, son éphémérité commerciale, son renouvellement méditiaque, la concurrence,… des notions très éloignées de la "création littéraire" et de "l'exception culturelle française"!

 

De son écriture à son arrivée dans les mains du lecteur, un livre connaît un parcours qui s'apparente à celui du combattant. Avec le pilon comme destination finale s'il ne réussit pas à séduire le public dans un temps record.
PHOTOS
Près de 700 romans lors de la rentrée littéraire de septembre 2006 : difficile pour un libraire de présenter toutes ces nouveautés.

Les aventures de Harry Potter sont tirées à 1,8 million d'exemplaires. Une exception en France où le tirage moyen tourne autour de 7 000.

Entre 20 et 25 % des livres restent invendus chaque année. La plupart d'entre eux finissent au pilon et sont recyclés en papier.

article signé :
Amélie Charnay , 01men., le 12/01/27

© texte et photos 01men 

 

 

Au commencement était le manuscrit. Envoyé à quelques éditeurs, il rejoint la plupart du temps la pile des retours. Mais pour les quelques heureux élus qui sont sélectionnés, le plus dur reste encore à venir.

Une chance sur mille d'être édité

« Nous recevons huit mille à dix mille manuscrits par an et nous n'en publions que deux en moyenne. Certaines années pas du tout », précise-t-on chez Albin Michel. Des statistiques qui ont de quoi effrayer les écrivains en herbe mais qui sont à relativiser selon Marc Autret, auteur de 150 questions sur l'édition : « On dit parfois qu'un jeune auteur n'a guère plus d'une chance sur mille d'être remarqué par un gros éditeur de fiction, mais les chiffres tombent à des taux moins désespérants chez les moyens et surtout chez les petits éditeurs, seuls véritables défricheurs. »

Et les situations diffèrent fortement suivant le genre : un ouvrage technique aura ainsi plus de chance de trouver preneur qu'un roman. Une fois sorti de presse, le livre n'a pas encore gagné la partie : il doit trouver grâce aux yeux des représentants et des libraires.

Relégué dans un carton

Tiré à un nombre d'exemplaires variable (de 3 000 pour le roman d'un inconnu à 1,8 million pour un Harry Potter), un livre n'est pas assuré d'être distribué dans toute la France ni de se retrouver dans les rayonnages d'une Fnac. Tout dépend de son réseau de diffusion. Quand bien même ce dernier est conséquent, le livre peut se retrouver noyé au milieu de nombreuses nouveautés. C'est à l'éditeur de convaincre les représentants de son potentiel afin qu'ils incitent les libraires à le mettre en avant.

Le libraire est ensuite seul maître à bord dans sa boutique. Il peut ainsi très bien ne pas exposer à la vente les livres qu'il a achetés. « Il arrive souvent qu'ils n'ouvrent même pas les cartons des livres qu'ils reçoivent ! », s'insurge Gérard Pouradier, journaliste et fondateur de l'Association pour le contrôle de la diffusion du livre. Une pratique qui n'a rien de honteux pour Sophie Saint-Marc, du Syndicat de la librairie française : « Les libraires ne peuvent lire préalablement tout ce qu'ils commandent. Et les ouvrages reçus ne correspondent pas toujours à ce qu'ils attendent donc ils les écartent. Sans compter que les libraires des 2e et 3e niveau [petits points de vente, NDLR], ne savent pas ce qu'ils vont recevoir puisqu'ils ne disposent pour faire leur choix que d'une grille sans titres d'ouvrages, avec juste la collection et la nature de la vente. » Un phénomène qui prend particulièrement de l'ampleur lors des rentrées littéraire de septembre et janvier.

Trois semaines pour obtenir un succès

Enfin en place dans les rayons des librairies, l'ouvrage attend avec impatience le client qui s'attendrira sur son sort. Gare au temps qui passe : s'il ne parvient pas à séduire le chaland en quelques semaines, il risque vite d'être mis au rebut par le libraire. « Il est difficile de déterminer la durée de vie moyenne d'un livre. Ce qui est sûr, c'est que son temps de décollage est de plus en plus court. On sait si c'est un succès au bout de 3 à 5 semaines. Au-delà, le libraire aura tendance à le mettre dans un coin », précise le rédacteur en chef adjoint de Livres Hebdo, Fabrice Piault. Une mise de côté au bout de quatre semaines ne signifie pas pour autant la mort du livre à qui on accorde encore généralement deux mois de sursis dans la boutique.

Mais le couperet peut aussi tomber plus vite. Grâce à la politique des retours, le libraire a le droit de se faire rembourser les invendus par l'éditeur. En théorie, il est censé attendre trois mois avant de renvoyer ses exemplaires. « En pratique, beaucoup d'éditeurs sont plus souples et acceptent les retours avant les trois mois », précise Sophie Saint-Marc. Encore tabou il y a une dizaine d'années, ce retour précoce des ouvrages est désormais assumé au grand jour par l'ensemble des acteurs du marché.

20 % des livres pilonnés ?

Le Syndicat national de l'édition estime que le nombre d'invendus tournerait autour de 100 millions d'exemplaires chaque année en France, pour une production d'environ 500 millions d'exemplaires. Pour Fabrice Piault, « ces chiffres recouvrent des situations très variables. La littérature générale représente environ 35 % d'invendus, le parascolaire 50 % parce qu'il est vite daté. Mais la moyenne générale n'est pas si mal, c'est moins qu'il y a vingt ans et beaucoup moins que dans la presse où il y a 50 % d'invendus ! » Une efficacité que la chaîne du livre aurait gagnée grâce à l'informatisation et à une politique de flux tendus.

Reste que peu de perspectives s'ouvrent à un livre invendu : repartir au stock, être racheté par son auteur, donné à une association caritative ou partir au pilon. « On peut dire que les 2/3 au moins des invendus vont au pilon parce que stocker un livre coûte cher, que les auteurs ne rachètent en général qu'une dizaine d'exemplaires et que les dons de livres sont un épiphénomène », explique Christian Robin, maître de conférence à Paris XIII et auteur du Livre et l'édition. Vécu comme un traumatisme par les auteurs qui n'en sont pas toujours avertis, le pilon suscite de moins en moins la polémique car il est désormais considéré comme un moyen d'assainir le marché. Avec comme consolation de savoir que le livre ne meurt pas tout à fait : recyclé en papier, il peut alors donner vie à un nouvel ouvrage !

En 2005, parraissait l'article :
Voyage au bout du pilon par Marianne Payot sur le site de l'Express.
Il commençait ainsi :
Chaque année en France, environ 100 millions d'ouvrages sont invendus. Que deviennent-ils? Si les beaux livres peuvent bénéficier d'une seconde chance, la plupart connaissent un sort beaucoup moins enviable... et finissent en papier recyclé. L'Express lève le voile sur l'un des sujets les plus tabous du monde de l'édition...
La suite sur le site de l'express

 

Plus près de nous, en juillet 2008, c'était lePoint qui abordait le sujet…

Le grand cimetière des livres par Karine Papillaud

Il commençait ainsi :
Un livre ne meurt jamais, nous dit-on... Faux ! Pour laisser la place aux 676 livres qui feront la rentrée littéraire, un grand ménage s'impose. Visite dans ce haut lieu des basses oeuvres de l'édition. Pilon, fais ton office !

La suite de l'article sur le site du Point

 Le pilon en chiffres
Les pilons sur retour représentent 50 millions d'exemplaires, par rapport aux 520 millions d'exemplaires envoyés aux librairies chaque année. 20 % de ce volume, c'est-à-dire 105 millions d'exemplaires, sont retournés par les libraires aux éditeurs. Les pilons sur stock représentent 30 millions d'exemplaires, soit 4 % du stock détenu par les distributeurs éditeurs et points de vente.

 


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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 15:20
Adieu le bateau livre, voici…
La Grande Librairie sur France 5

En direct et en public, à partir du jeudi 4 septembre 2008 à 20h35, François Busnel prend les commandes de l’émission "La Grande Librairie". « Donner l’envie et le plaisir de lire au plus grand nombre » telle est l’ambition de France 5 pour ce nouveau rendez-vous littéraire !

Chaque jeudi, François Busnel propose et présente la nouvelle émission littéraire de France 5 "La Grande Librairie". En public et en direct, c’est toute l’actualité littéraire qui est au rendez-vous de ce magazine. En plateau, quatre écrivains, français ou étrangers, des plus "médiatiques" aux plus "méconnus", seront présents afin de partager leur passion du livre.

Différentes séquences rythmeront l’émission :
 - Un portrait tout en images présentera le parcours et l’¦uvre des invités,
 - Toujours en images, un libraire aura carte blanche pour parler de son « coup de c¦ur » ou de son « coup de gueule » de la semaine,
 - JUL, dessinateur de presse, propose de « croquer » les moments forts de l’émission,
 - Un décryptage du palmarès des meilleures ventes évoquera les « tops » et les « flops » de la semaine,
 - Sous forme de reportages, François Busnel partira à la rencontre d’auteurs étrangers, devenus cultes, afin de mieux appréhender leur univers.

Les téléspectateurs qui souhaitent poser des questions aux futurs invités sont appelés à réagir sur le site Internet dédié à l’émission. Les plus pertinentes seront posées pendant l’émission. En direct, les téléspectateurs peuvent aussi intervenir via les SMS.

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Voici le communiqué de presse officiel de la chaîne France 5, reste à en découvrir la mise en œuvre. Y aura-t-il vraiment la place pour des auteurs peu ou pas connus issus d'autres maisons d'éditions que les éternels annonceurs publicitaires?
C'est que tous les amoureux du livre attendent, savoir si c'est un effet d'annonce ou une volonté de sortir des autoroutes de l'édition…
Rendez-vous le 4 septembre. Vers 21h30, nous y verrons plus clairs…

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28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 13:57
Il m’est difficile de laisser passer cet événement sans rien dire

Youssef CHAHINE est parti ce week-end ...
Il était non seulement cinéaste et réalisateur mais surtout un grand humaniste qui prônait la tolérance et  le respect.
Chacun  trouvera dans le parcours de Youssef CHAHINE ce qu’il a envie de prendre. Jusqu’au bout il se sera insurgé contre l’intégrisme, l’injustice, ...
Son film  “le Destin” est un hommage à une civilisation lointaine mais pourtant proche. Nostalgie d’un passé..., le faire revivre ne dépend que de nous........
Merci pour votre témoignage et bon voyage à vous, Monsieur CHAHINE

Corinne

Youssef Chahine en mai 2004 (© Reuters)


Deux articles complets sur ce grand homme :

Le Figaro

Youssef Chahine, le provocateur facétieux

Le réalisateur égyptien a marqué le cinéma francophone par une œuvre à la fois intimiste et politiquement engagée.Brigitte Baudin, 28/07/2008

Le réalisateur égyptien a marqué le cinéma francophone par une œuvre à la fois intimiste et politiquement engagée. Crédits photo : AP

Le réalisateur égyptien d'«Alexandrie... pourquoi ?» et du «Destin», qui avait obtenu, en 1997, au Festival de Cannes, le prix du 50e anniversaire, s'est éteint dimanche au Caire des suites d'une hémorragie cérébrale, à l'âge de 82 ans.
Lire la suite ...





Le Monde :

Youssef Chahine, la conscience cinématographique du monde arabe

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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 11:37
La guerre de l’attentionJ'ai lu pour vous sur le site de Paris Art cet article que je laisse à votre appréciation…
 © Paris ARTS

Flux d’images, le ludisme généralisé et l’ergonomie des interfaces ont d’ores et déjà inscrit dans nos esprits, nos corps et nos habitudes les mécanismes devenus «naturels» du clic, du copier-coller, du zapping, du moteur de recherche, ou du switch permanent entre les plates-formes, voire de l’usage simultané de plusieurs plates-formes — le téléphone dans une oreille, un MP3 dans de l’autre, tout en rédigeant des SMS…
L’extraordinaire force cognitive de ces outils, flux et réseaux est très sciemment détournée au service de la bêtise et de la passivité, exténuée par une perte de sens planifiée et assumée par les maîtres des industries de programmes et de divertissements.

Dans la guerre de l’attention qui fait rage en ce début de siècle, l’intelligence subit donc les assauts des jeux, programmes et divertissements débiles, des ravages de l’addiction aux technologies, du repliement de la culture sur l’acte d’achat, etc. L’intelligence est surtout minée par le recul vertigineux de la raison critique à proportion du déclin de la lecture et l’écriture.
Trois clics ne campent pas un raisonnement, cinq copier-coller ne charpentent pas un texte, et une série d’explorations du web à l’aide d’un moteur de recherche ne suffit pas à étayer une problématique. Pas plus que les (souvent) médiocres débats télévisés n’exercent à penser ou à argumenter.

Une sinistre stratégie est ainsi déroulée avec détermination à partir des technologies numériques pour capter l’attention. Il s’agit de fragiliser l’intelligence en s’en prenant à la raison critique. Dans le but que, vidé et dépourvu de sa pugnacité critique, le cerveau devienne «disponible», c’est-à-dire prêt à tout accepter, même le pire.

L’une des formes contemporaines du pire est cette généralisation insidieuse du modèle de l’achat dans les relations les plus spontanées au monde et aux autres. Cette façon de tout considérer comme des marchandises accessibles dans les formes brèves, courtes, simples et parfaitement balisées de l’achat.
Ce que l’on sent disparaître dans cette captation effrénée de notre attention, ce sont en fait les richesses et les saveurs de la vie : les plaisirs des processus, des raisonnements, des discours critiques, des argumentations. Toutes ces relations qui se tissent dans la durée et les réciprocités actives et dynamiques.




Lire
— Bernard Stiegler, Prendre soin de la jeunesse et des générations, Paris, Flammarion, 2008.
— Bernard Stiegler et Ars Industrialis, Réenchanter le monde. La valeur esprit contre le populisme industriel, Paris, Flammarion, 2006.


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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 07:03

Le site “Pour le livre“ a été lancé pour prolonger et amplifier la mobilisation des auteurs,des éditeurs et des libraires en faveur de la loi du 10 août 1981 sur le prix du livre. La Société des gens de lettres, le Syndicat national de l’édition et le Syndicat de la librairie française ont dénoncé en commun les attaques dont cette loi a été la cible à l’occasion de l’examen au Parlement de la loi de modernisation de l’économie. Cette mobilisation, qui s’est élargie à des membres du Gouvernement, en premier lieu la Ministre de la culture et de la communication, à des élus locaux, aux bibliothécaires, aux traducteurs ou aux professionnels du livre en régions, a permis d’éviter que ces amendements ne soient adoptées par l’Assemblée nationale. Il est néanmoins impératif que cette mobilisation soit maintenue car ce débat a révélé au grand jour la volonté de quelques acteurs de remettre en cause à leur profit les équilibres économiques et culturels existants. Ce débat a également mis en avant la nécessité de mieux expliquer les vertus du prix unique du livre, pour la création littéraire, pour les équilibres d’un marché du livre ouvert et pour les lecteurs eux-mêmes. Ce site, qui s’enrichira régulièrement de nouveaux contenus, vise donc à être un lieu d’information et d’échange sur ce sujet, ouvert aux professionnels comme au public.


Des amendements proposés par des députés de la majorité parlementaire lors de l’examen du projet de loi de modernisation de l’économie ont ouvert un large débat sur la loi du 10 août 1981 relative au prix du livre, dite « loi Lang ».

Les professionnels du livre, auteurs, traducteurs, éditeurs et libraires, rejoints par les bibliothécaires et de nombreux acteurs du livre en régions, ont expliqué d’une même voix que ces amendements remettaient en cause la loi de 1981 et menaçaient les équilibres du marché du livre, ainsi que la diversité de la création et de l’édition françaises. Leur mobilisation a été relayée par des membres du gouvernement. Madame Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication, a souligné combien cette loi restait un outil indispensable pour protéger la littérature. Madame Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, quant à elle, a indiqué ne vouloir changer ni la politique du livre ni le système législatif actuel.

Les acteurs du livre sont néanmoins inquiets car beaucoup d’idées fausses sont colportées sur la loi par quelques multinationales du commerce culturel. Le lobbying qu’elles exercent auprès des parlementaires est à l’origine de ces amendements. Il vise à déréguler le marché du livre afin d’imposer un modèle commercial basé sur une volonté d’hégémonie et une stratégie purement financière. Derrière leurs arguments démagogiques mêlant modernité, défense du pouvoir d’achat et même écologie se cache un combat contre la création, la diversité, la concurrence et l’accès du plus grand nombre au livre.

Ce modèle culturel français, nous y sommes pour notre part indéfectiblement attachés. Ses vertus sont multiples. Avec plus de 2500 points de vente, le réseau des librairies est dans notre pays l’un des plus denses au monde. Il permet, aux côtés du réseau de la lecture publique, un accès au livre aisé et constitue un atout important pour l’aménagement du territoire et l’animation culturelle et commerciale des centres-villes. Ce réseau de librairies indépendantes cohabite avec d’autres circuits de diffusion du livre, les grandes surfaces culturelles, la grande distribution, les clubs de livres ou Internet. Depuis de nombreuses années et à l’inverse d’autres secteurs culturels comme le disque ou la vidéo, le marché du livre se développe sans qu’aucun circuit n’écrase ses concurrents. Chaque circuit joue son rôle et le consommateur bénéficie d’un véritable choix.

Pour la création et l’édition, cette densité et cette variété des circuits de vente du livre offrent à chaque auteur et à chaque livre le maximum de chances d’atteindre son public, qu’il s’agisse d’un premier roman, d’un ouvrage de recherche, d’un livre pour enfant, d’une bande dessinée, d’une œuvre traduite, du dernier roman d’un auteur connu, d’un livre pratique ou d’un ouvrage scolaire. Tous les livres pour tous les publics, voilà notre modèle.

Ce modèle, c’est la loi du 10 août 1981 sur le prix du livre qui en est le pivot et le garant. En permettant d’infléchir les règles du marché afin de tenir compte de la nature culturelle et économique particulière du livre, elle passe aujourd’hui pour l’une des premières véritables lois de développement durable. Elle confie à l’éditeur la fixation du prix des livres qu’il publie. Les livres se vendent au même prix quel que soit le lieu d’achat, dans une librairie, une grande surface ou sur Internet, durant au moins deux ans. Ce système évite une guerre des prix sur les best-sellers qui ne permettrait plus aux libraires de présenter une offre de titres diversifiée ni aux éditeurs de prendre des risques sur des ouvrages de recherche et de création qui ont besoin de temps et de visibilité dans les librairies pour trouver leur public.

De surcroît, le prix unique fait baisser les prix. Contrairement aux idées reçues, les chiffres de l’INSEE montrent en effet que depuis une dizaine d’années les prix des livres ont évolué deux fois moins vite que l’inflation.

En favorisant la richesse, la diversité et le renouvellement de la création et de l’édition, en lieu et place d’une standardisation si courante dans de multiples secteurs aujourd’hui, en permettant une variété et une densité de points de vente du livre particulièrement remarquables, en privilégiant une véritable concurrence au détriment de la « loi de la jungle » et en maintenant des prix beaucoup plus accessibles que dans la majorité des autres pays développés, le prix unique du livre est une chance pour le consommateur, pour le lecteur et pour notre culture.

La loi du 10 août 1981 n’est ni obsolète ni corporatiste. Si elle mérite un débat, c’est pour la rendre plus vivante et plus forte encore.

 

Téléchargez l’appel pour le livre
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Téléchargez le dossier complet de l’appel pour le livre
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Accéder à la page des signataires

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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 18:43

Mais qui veut la mort de la loi Lang ? Le consensus autour de ce texte, qui a instauré le prix unique du livre en France, voté à l'unanimité en 1981, pris depuis comme modèle à l'étranger et volontiers qualifié de "première loi de développement durable", semble aujourd'hui s'effriter à la faveur du projet de loi de modernisation de l'économie (LME), dont l'examen doit commencer, jeudi 29 mai, à l'Assemblée nationale.


Pourtant, la remise en cause de cette loi ne figurait dans le rapport Attali remis en février pour libérer la croissance. Mieux, alors que Michel-Edouard Leclerc s'en étonnait, ayant peine à croire que "le "tombeur" des professions protégées ait incidemment oublié cette affaire", Jacques Attali lui avait rétorqué que la commission qu'il dirigeait et lui-même étaient "favorables au maintien de la loi Lang".

Hélas ! C'était sans compter l'avis de deux députés de la majorité, Christian Kert (UMP, Bouches-du-Rhône) et Jean Dionis du Séjour (Nouveau Centre, Lot-et-Garonne). Ils sont les auteurs d'un amendement au projet LME qui prévoit de réduire de deux ans à six mois le délai avant lequel il est interdit de pratiquer des rabais supérieurs à 5 % sur le prix des livres.

Cette proposition a aussitôt suscité une levée de boucliers de tous les acteurs concernés. La Société des gens de lettres (SGDL), le Syndicat national de l'édition (SNE) et le Syndicat de la librairie française (SLF) ont envoyé une lettre commune à Christine Albanel, ministre de la culture, pour la mettre en garde contre l'adoption d'un tel dispositif qui "amorcerait un bouleversement total du marché du livre, dont les seuls bénéficiaires seraient quelques grands acteurs de la distribution".

D'après eux, cela serait négatif pour l'ensemble de la profession. Les librairies indépendantes, qui emploient 13 000 salariés, "ne pourraient pas résister à l'émergence d'un marché de solde à grande échelle dans les grandes surfaces comme sur Internet" ; de plus, "les éditeurs pâtiraient directement d'un report des achats de nouveautés dans l'attente des soldes" ; en ce qui concerne les écrivains, "le système envisagé ne profiterait qu'aux auteurs de best-sellers".


ACHETER PLUS DE LIVRES

Restent les consommateurs. En entraînant une baisse du prix des livres, cette mesure devrait permettre aux clients d'acheter plus de livres. "Nos clients trouvent que les livres sont chers", explique Xavier Garambois, directeur général d'Amazon France, qui juge "très positive" l'initiative des deux députés. "Cela stimulerait le marché du livre, qui est moins dynamique en France qu'en Grande-Bretagne et où les nouveautés sont moins chères", poursuit-il.
Surtout, après la décision rendue le 6 mai par la Cour de cassation qui a estimé que la gratuité des frais de port, pratiquée par les libraires en ligne comme Amazon ou Alapage, n'était pas illégale et ne constituait pas une concurrence déloyale par rapport aux librairies traditionnelles ; cette nouvelle offensive vient à point nommé pour conforter les positions du géant américain.

Les livres sont-ils trop chers en France ? La question est posée. "La loi sur le prix unique est la pierre angulaire de la vie éditoriale. Elle n'empêche pas la concurrence et ne lèse pas les consommateurs", avertit Antoine Gallimard. Provocateur, Hervé de La Martinière estime que "les livres ne sont pas assez chers", si on considère le travail fourni par l'écrivain, l'éditeur, voire le temps passé à lire un livre au regard du coût d'une place de cinéma.

"Le prix du livre est resté constamment inférieur à l'inflation
, sauf en 1981, rappelle Guillaume Husson, délégué général du SLF, pour qui "la suppression de la loi Lang entraînerait une explosion du prix des livres". Quant à l'exemple britannique, il est honni. La suppression du prix unique en 1995 a entraîné, selon les professionnels du livre, "des livres en moins grand nombre, plus chers et moins accessibles ; le consommateur, contrairement aux idées reçues, à tout à perdre à cette dérégulation".


Malgré ce climat, Jean Dionis du Séjour persiste et signe. Il a décidé de maintenir en séance l'amendement, qui a été rejeté en commission, tout en le modifiant légèrement : le délai pour autoriser les rabais passerait de deux ans à un an. Cette mesure devrait permettre, selon lui, de "réduire le nombre extrêmement élevé de livres invendus qui sont détruits chaque année en France", qu'il évalue à "environ 100 millions". Un argument jugé digne d'un "évadé de l'asile de Charenton" par Teresa Cremisi, PDG de Flammarion.

Alain Beuve-Méry


Et vous, qu'en pensez-vous??? Merci de réagir…

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 06:05
Lorsque nous parlons avec les libraires, le même refrain s’échappe des conversations : "les sujets des romans sont noirs!", et une lassitude pesante s'installe face à la littérature qui leur est proposée à la vente.
Une lectrice disait : "j'ai lu tel livre, il m'a fait faire des cauchemars"
Une autre disait aussi : "moi, je n'ose plus lire le soir dans mon lit!"

Un membre d’un comité de lecture qui sélectionne le meilleur premier roman a conclu :
- Messieurs, Mesdames les éditeurs livrez-nous du “Prozac” avec vos livres.

Oui, le mot a été lâché, révélateur du constat.
Alors, j'ai imaginé notre lectrice, les yeux rougis, s'accrochant à son livre, gardant un peu d'espoir quant à la fin du roman... Du marque page, attaché à un cordon pour ne pas la perdre, pendait une boite d'anti-dépresseurs, avec la mention : "ne peut être vendu séparément".

Dans ce monde, tourmenté, est-il nécessaire de renforcer à ce point une tendance générale. Éditrice, je suis souvent  confrontée à cette mélancolie abyssale qui s’accumule sur mes étagères.

Sans tomber dans des clichés formatés, mesdames, messieurs les auteurs à vos plumes, surprenez-nous, puisez  dans cette enfance, dans cette lueur d’espoir, dans l'euphorie contagieuse d’un éclat de rire....

Le prix première chance à l’écriture traite cette année du Bonheur et de ces petits riens.
 Vous savez, le bonheur, ce mot que nous semblons oublier, qui s’évapore aussi vite qu’une goutte d’eau dans le désert.

 Allez, à vos plumes !

Téléchargez les documents (format pdf) relatifs à l'inscription

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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 05:34
Marc Melis a ouvert sa librairie depuis bientôt un an à Piolenc

Mais peut-on vraiment appeler LIRE & VOIR une librairie?

Oui, il y a des livres neufs, mais aussi un stock impressionnant de livres anciens, de toutes sortes, toutes qualités, tous styles.
Marc les connaît tous. Demandez, il vous sortira de ses rayons celui que vous cherchez, objet rare aux dorures bien conservées ou simple titre disparu des catalogues. Et si vous ne cherchez rien en particulier, il saura vous conseiller un ouvrage qui vous ira "comme un gant"… je le cite:
"Après vingt sept ans de travail dans la profession financière et comptable, le métier est devenu astreignant. Un temps d'arrêt du à des ennuis de santé m'a permis de faire le point et de commencer ma reconversion.
J’ai depuis l’enfance, la passion du livre et de l’écriture. J’ai donc décidé d’ouvrir une librairie en milieu rural : LIRE ET VOIR, où je vends des livres d’occasions (sur internet et en magasin) ainsi qu'une selection de livres neufs..."


Plus qu'une librairie, un lieu

Vous entrez dans la cour comme vous entrez chez un ami. Des massifs de fleurs, une table, des sièges. S'il fait beau, quelqu'un sera en train de siroter un verre en lisant un bouquin, enfoncé dans un fauteuil confortable (made in maison). A gauche, la librairie, au fond, l'atelier de Lila, sa femme. Fauteuils rénovés, draperies, tissus, art de la table et le sourire en plus.
Entre les deux, un atelier de poterie vient compléter le décor.
L'étage est réservé aux expositions. Photographies et tableaux se succèdent. Les vernissages permettent aussi de se rencontrer autour d'un verre de vin d'un de ses amis propriétaire récoltant à Buisson.

Marc a réussi sa reconversion. On vient le voir de partout pour ses livres rares. Les Orangeois fréquentent de plus en plus le lieu. En moins d'un an, il a su séduire et fidéliser sa clientèle.
Marc ne se prend pas au sérieux, serait-ce là son secret?

De très bonnes relations avec ses confrères
Lundi 14 avril toute la matinée, Marc
présentera une large sélection de livres pour enfants et ados avec la librairie FEUILLES DES VIGNES (de Ste Cécile les Vignes) "Car les deux jolies libraires de Sainte Cécile sont des spécialistes !" se plaît-il à répéter!



L'ASSOCIATION PIOLENC SUR LIVRES organisera de grandes expositions sur les livres ou sur des thèmes comme la guerre de 14-18 au mois d’octobre 2008.

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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 09:05
Survivre avec les loups

Nous avons tous ou presque entendu parler de cette histoire. Moi je lui dis bravo, car l’imagination doit faire partie intégrante de l’auteur. Dans le cas présent, Misha Defonseca a rendu vivante son histoire. Elle en était tellement imprégnée qu’il était facile de faire transpirer cette réalité illusoire. Les médias n’attendaient et ne voulaient entendre que cela, c’est tellement plus savoureux une histoire comme la sienne comparée à celle de monsieur ou madame tout le monde !!!
J’ai une horreur viscérale du mensonge, et le titre de cet article m’a interpellé, je vous le livre,  le laissant à votre appréciation.
Corinne

Qu'est-ce que le mentir-vrai?
par François Busnel
C'était donc faux. Tout. La traversée de l'Europe à pied, à l'âge de sept ans, à travers la neige et le blizzard. L'adoption par une louve et sa meute. Les parents arrêtés par la Gestapo. L'officier allemand abattu au coin d'un bois. Le ghetto de Varsovie. La judéité. Tout était faux. Misha Defonseca s'appelle en réalité Monique De Wael et n'est pas l'héroïne du livre autobiographique qu'elle a signé, Survivre avec les loups. Misha Defonseca est une affabulatrice. Elle s'est inventé une existence hors norme, a écrit un livre et l'a présenté comme le récit exact de son itinéraire plutôt que comme une fiction, faisant ainsi croire à ses lecteurs que ses délires étaient le reflet de la vérité.

Et alors? me direz-vous. Alors, ce livre n'a rencontré le succès dans les dix-huit pays où il a été traduit que pour une seule raison: il était présenté comme une histoire vécue. Bien sûr, ce n'est pas la première fois que, pour vendre sa camelote, un éditeur nous fait le coup de l'histoire vraie. Ni que les journalistes se font berner. Mais cette fois-ci, on ne peut s'empêcher d'avoir la nausée. Confondue par un spécialiste des enfants-loups puis par un généalogiste ému par les invraisemblances de son récit, Misha Defonseca affirme aujourd'hui qu'elle n'y est pour rien. Que c'est un agent qui l'a convaincue d'écrire. On imagine les arguments: «Du vécu, faut du vécu. C'est bon, ça, coco. Bien meilleur que le roman. Non, ce qu'il faut, c'est être mis en place au supermarché, près de la caisse. A côté des produits de vaisselle et des magazines de téléréalité. Et pour ça, faut du vécu. Y'a qu'ça de vrai, pas vrai? Tu penses, l'histoire authentique de la petite fille en haillons qui parcourt la terre entière pour retrouver ses parents raflés par les vilains nazis, ça va faire pleurer dans les chaumières, ça. Tiens, oublie pas d'ajouter un fond de Shoah, ça sera plus vendeur. Et les gentils loups qui vont adopter la fillette, ah oui, c'est bon, ça, les loups, ça fait littéraire, les loups, ça rappelle Jack London, Mowgli et tout... Et les arguments de vente... Non, mais, tu les vois, les arguments de vente? Une histoire incroyable mais vraie!» Les agents sont semblables aux éditeurs: ils savent qu'un mensonge vraisemblable est plus vendeur qu'une vérité ennuyeuse. Alors, tout ce beau monde ferme les yeux et joue aux naïfs lorsque la supercherie est éventée. C'est, très exactement, prendre les lecteurs pour des imbéciles.

Misha Defonseca, et avec elle les éditeurs qui ont gobé ses aventures abracadabrantesques, n'a pas seulement répondu à la demande d'un public toujours prêt à ce qu'on verse dans son assiette une louchée supplémentaire de pathos, elle s'est rendue complice d'un processus de crétinisation du monde. Car que nous raconte, en réalité, cette triste aventure éditoriale? Que le marketing du témoignage règne désormais en maître sur le monde des livres. Et que toute victime est héroïque.

Prétendue victime et témoin autoproclamé, Misha Defonseca n'a reculé devant rien pour se faire mousser: sans le moindre état d'âme, elle a instrumentalisé la Shoah. C'est cela qui est odieux. A-t-elle, au moins, écrit un grand livre? Après tout, c'est la seule question qui vaille. L'ami Cendrars n'a vraisemblablement jamais mis les pieds là où nous entraîne La prose du Transsibérien, mais il a laissé un chef-d'oeuvre. Que vaut donc, littérairement parlant, Survivre avec les loups? Pas grand-chose, hélas! Style sec, simple, souvent lourd. Sujet-verbe-complément. Peu de relief. Peu de saveur. L'éditeur français, XO, à la parution du livre, l'envoyait aux journalistes assorti d'une lettre personnalisée dans laquelle surnageait un argument et un seul: cette histoire incroyable est totalement vraie. Garantie sur facture!

Une imposture qui pose problème. Ne nous plaçons pas sur le terrain de la morale - et moins encore de la morale littéraire - mais sur celui de l'analyse: non seulement cette imposture érige la victime et le témoignage en étalons suprêmes de la littérature mais elle efface la nécessaire limite entre mensonge et vérité. René Girard écrivit un beau livre sur le sujet, jadis. Relire Mensonge romantique et vérité romanesque. Le romancier a tous les droits, c'est entendu. Mais l'écrivain qui renonce au roman, celui qui prétend dire la vérité et retracer l'histoire telle qu'elle s'est déroulée, celui-là n'a qu'un seul droit: s'en tenir aux faits. Sinon, qu'il écrive un roman. «Quand la légende dépasse la réalité, on imprime la légende», dit-on en Amérique où vit désormais Misha Defonseca. Cela vaut à condition d'avoir du talent. A condition de savoir transformer la vie en oeuvre d'art. Dès lors, plus besoin de préciser qu'il s'agit d'une histoire vraie. Cendrars, encore. Ou, sur l'odyssée d'un enfant juif à travers l'Europe centrale, l'écrivain israélien Aharon Appelfeld.

Avoir du talent: c'est à cette seule condition que l'on pratique le mentir-vrai. Ce que n'ont compris ni Misha Defonseca ni les éditeurs qui ont fermé les yeux sur ces désastreux mensonges. Cette lamentable histoire dit tout d'une époque qui a renoncé à la vérité. Une époque qui se goinfre de légendes et de paillettes. Vite, une bouffée d'air frais!
© Lire, avril 2008

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 14:03
elan sud
Je cherchais dans les anales de notre histoire récente ce qui avait bien pu se passer le 1er avril 1991, et rien de si "important, marquant ou décisif" ne m'est apparu.

Sûrement quelques blagues de potaches comme cette date peut en inspirer, quelques faits divers.

Nous sommes en pleine guerre du Golfe (la 1ère), on est loin d'imaginer Internet, les twin towers de New York, et tout ce qui a pu arriver pendant ces 17 années.

C'est la mode des "pattes d'éléphant" pour les pantalons... nous les avions déjà portées 20 ans auparavant.

Nous avons vu depuis notre implantation en Vaucluse, passer des modes, des mouvements, des tendances…
 Certains se sont fait absorber dans leur sillage.
 Elan Sud a su rester …

 

17 ans... l'adolescence, l'envie de refaire le monde, pour une génération l'espoir de montrer aux 'vieux" qu'ils ont tort ou qu'ils n'ont pas réalisé leurs rêves.

17 ans… ni enfant, ni adulte

17 ans... pourtant, une expérience, un vécu, déjà une trace en se retournant.

 

17 ans, c'est exactement l'âge d'Élan Sud!
Oui, Élan Sud est née un 1er avril, pied de nez à l'histoire ou clin d'œil.

17 ans après, Corinne et Dominique sont toujours là, ensemble, pleins de projets, une énergie, non pas à revendre, mais à partager.

1991
1998
2002

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