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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 02:44

LettresFront-Couv-H450px.jpgIl y a un siècle, 1er août 1914, Émile Sauvage quittait sa ferme de Sorgues pour partir au Front.
Les premiers jours furent paisibles. De l’hôtel de Beaulieu, où les soldats étaient regroupés, il voyait la mer.
Puis il y eut ce que l’on sait et qu’il cacha à sa femme.
En 15 mois, il lui envoya plus de 150 lettres. Il l’aida à gérer la ferme, suivre sa grossesse, mais surtout, il lui parla d’amour…

 

“Ma Clairette, ma femme, mon amour, mon ange…”
C’est ainsi qu’Émile Sauvage, Poilu du 118e Territorial, s’adressait à sa femme alors qu’il était au front. Pendant des mois, il lui a écrit presque tous les jours, dans des conditions extrêmes. À aucun moment, il n’a voulu l’inquiéter.
“… À l’instant où je t’écris, on bombarde le village, les obus tombent par-ci, par-là et nous n’en faisons pas cas…”
“… On dit des bêtises puis on va voir les trous faits par les obus…, je t’assure que c’est très amusant…”
La vie de la ferme restait une préoccupation. De loin, il continuait à prodiguer des conseils :
“… Après tu vendras le mulet le plus cher possible et pas moins de 500 francs, enfin si la luzerne vaut six francs au moins, tu vendras…”
Mais ce qui le hantait le plus, c’était de pouvoir serrer sa femme dans ses bras, puis son fils, né pendant son absence.
“… Je suis fou Clairette, fou de bonheur et d’espoir. Quelque chose chante dans mon coeur. Il me semble que ta lèvre effleure la mienne, que ton corps glisse dans mes bras. Je crois te voir un peu plus forte que tu n’étais, la poitrine gonflée par la maternité…”
“… Mon dieu que le retour sera beau! Je ne vois pas qu’il y ait au monde un bonheur qui égale le retour de la guerre. Nous partirons toujours tous les trois ensemble, jamais nous quitter.”


La suite, la vidéo; les premières pages et les commandes en ligne, c'est ici 

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 15:55

A quelques jours du 92e anniversaire de l'armistice de 1918, la1ère guerre du XXe siècle, celle qui changea complètement les structures de notre société, les rapports entre hommes et femmes, la démographie des deux pays belligérants, il est important de garder vivante la mémoire de ceux qui ont été entraînés dans cette tourmente, que nous pourrions aussi qualifier aujourd'hui de tsunami.
L'idée n'est pas de ressasser les mêmes vieilles querelles, celles du temps où nos voisins et amis Allemands étaient appelés des "boches"*, mais de se rappeler de celles et ceux qui ont donné leur vie. Bien sûr que nous pouvons penser à eux toute l'année, mais, l'occasion est là de raviver le souvenir.
Nous avons tous un aïeul parti au front sans être revenu. Maintenant que le dernier poilu de cette "boucherie" nous a quitté, les témoignages écrits prennent toute leur valeur.

En 2008, pour "le 90e", Elan Sud a édité "Les lettres du Front", d'Émile Sauvage, et je vous invite à redécouvrir cet ouvrage très émouvant, mais aussi le reportage que l'équipe de TF1 était venue tourner et qui nous laisse un excellent aperçu de l'ouvrage.

 
Depuis sa parution, le livre soulève un enthousiasme général auprès de toutes les générations, signe qu'un tel ouvrage était nécessaire



s.tf1.fr
C o r r e s p o n d a n c e s - Août 1914 à octobre 1915

“Tu verras, prends patience, la guerre finira et un jour nous serons heureux”
Émile SAUVAGE

Ce recueil de 150 “Lettres du front” écrites du 8 août 1914 au 12 octobre 1915 est un témoignage exceptionnel, historique et humain à la fois.
Il nous a semblé indispensable de laisser à ces lettres leur vraie nature. Nous aurions pu rétablir certaines règles de français, mais nous aurions trahi leur auteur. Nous avons choisi de n’intervenir que lorsque la forme faisait obstacle à
la compréhension.
Émile Sauvage écrivait dans son langage propre, lié à son histoire intime avec Clairette, sa femme, mais aussi dans un souci de passer au travers de la censure due à l’état de guerre, ce qui explique certaines originalités de vocabulaire.
Alors, plutôt que d’en faire des lettres “bien écrites”, nous les avons préférées authentiques, telles qu’elles ont traversé l’histoire pour vous être délivrées.
Élan Sud
Des lettres d’amour en témoignage
“Ma Clairette, ma femme, mon amour, mon ange…”
C’est ainsi qu’Émile Sauvage, Poilu du 118e Territorial, s’adressait à sa femme alors qu’il était au front. Pendant des mois, il lui a écrit presque tous les jours, dans des conditions extrêmes. À aucun moment, il n’a voulu l’inquiéter.
“… À l’instant où je t’écris, on bombarde le village, les obus tombent par-ci, par-là et nous n’en faisons pas cas…”
“… On dit des bêtises puis on va voir les trous faits par les obus…, je t’assure que c’est très amusant…”

La vie de la ferme restait une préoccupation. De loin, il continuait à prodiguer des conseils :
“… Après tu vendras le mulet le plus cher possible et pas moins de 500 francs, enfin si la luzerne vaut six francs au moins, tu vendras…”
Mais ce qui le hantait le plus, c’était de pouvoir serrer sa femme dans ses bras, puis son fils, né pendant son absence.
“… Je suis fou Clairette, fou de bonheur et d’espoir. Quelque chose chante dans mon coeur. Il me semble que ta lèvre effleure la mienne, que ton corps glisse dans mes bras. Je crois te voir un peu plus forte que tu n’étais, la poitrine gonflée par la maternité…”
“… Mon dieu que le retour sera beau! Je ne vois pas qu’il y ait au monde un bonheur qui égale le retour de la guerre. Nous partirons toujours tous les trois ensemble, jamais nous quitter.”

Prix : 25€     -      ISBN : 978-2-911137-08-6
Sur commande dans toutes les librairies et directement sur notre site
(paiement sécurisé, port offert sur toute la France, expédition dès réception de la commande)

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*Le mot bosh est une aphérèse modification phonétique) de albosh qui serait formé de "al" pour allemand et de "bosh" pour caboche. Sa première apparition officielle est attestée en 1860 dans des expressions comme "au truc, si l'Albosh est grossier" qui signifie "Au jeu, si l'Allemand est grossier" ou "têtes de bosh" utilisée en Alsace et citée dans le Dictionnaire de l'Argot moderne de Rigaud (1881). "Tête de bosh" signifiait autrefois "tête de bois".
logo et vidéo : © TF1


lettres du front_Elan_Sud par elansud

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publié par éditions Elan sud - dans Lettres du Front d'Émile SAUVAGE
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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 12:16
Diffusé le vendredi 7 novembre 2008, le reportage du journal de 13 heures sur TF1 a ému l'ensemble des téléspectateurs, ainsi que toutes les personnes impliquées dans cette aventure.
Depuis sa parution, le livre a soulevé un enthousiasme général. Le ministère de la Défense a envoyé des exemplaires dans de grandes universités (Harvard, Cambridge, ...) Des articles et reportages sont parus dans les médias nationaux (TF1, Le Figaro, France Culture, ...), la presse régionale (La Provence, Le Dauphiné, le Progrès de Lyon, ...) et tout ce qui nous a échappé!

En cette période de commémoration du 90e anniversaire de l'armistice de 1918, nous ne pouvons que nous associer à ce devoir de mémoire indispensable à l'éducation des générations, pour qu'ils sachent, qu'ils comprennent et qu'ils fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour que cela n'arrive plus jamais, quelle que soit la forme des conflits qu'ils auront à rencontrer.

si la vidéo ne fonctionne pas cliquer sur le lien ci-dessous

É m i l e S A U V A G E - Lettres du Front
C o r r e s p o n d a n c e s - Août 1914 à octobre 1915

“Tu verras, prends patience, la guerre finira et un jour nous serons heureux”
Émile SAUVAGE

Ce recueil de 150 “Lettres du front” écrites du 8 août 1914 au 12 octobre 1915 est un témoignage exceptionnel, historique et humain à la fois.
Il nous a semblé indispensable de laisser à ces lettres leur vraie nature. Nous aurions pu rétablir certaines règles de français, mais nous aurions trahi leur auteur. Nous avons choisi de n’intervenir que lorsque la forme faisait obstacle à
la compréhension.
Émile Sauvage écrivait dans son langage propre, lié à son histoire intime avec Clairette, sa femme, mais aussi dans un souci de passer au travers de la censure due à l’état de guerre, ce qui explique certaines originalités de vocabulaire.
Alors, plutôt que d’en faire des lettres “bien écrites”, nous les avons préférées authentiques, telles qu’elles ont traversé l’histoire pour vous être délivrées.
Élan Sud
Des lettres d’amour en témoignage
“Ma Clairette, ma femme, mon amour, mon ange…”
C’est ainsi qu’Émile Sauvage, Poilu du 118e Territorial, s’adressait à sa femme alors qu’il était au front. Pendant des mois, il lui a écrit presque tous les jours, dans des conditions extrêmes. À aucun moment, il n’a voulu l’inquiéter.
“… À l’instant où je t’écris, on bombarde le village, les obus tombent par-ci, par-là et nous n’en faisons pas cas…”
“… On dit des bêtises puis on va voir les trous faits par les obus…, je t’assure que c’est très amusant…”

La vie de la ferme restait une préoccupation. De loin, il continuait à prodiguer des conseils :
“… Après tu vendras le mulet le plus cher possible et pas moins de 500 francs, enfin si la luzerne vaut six francs au moins, tu vendras…”
Mais ce qui le hantait le plus, c’était de pouvoir serrer sa femme dans ses bras, puis son fils, né pendant son absence.
“… Je suis fou Clairette, fou de bonheur et d’espoir. Quelque chose chante dans mon coeur. Il me semble que ta lèvre effleure la mienne, que ton corps glisse dans mes bras. Je crois te voir un peu plus forte que tu n’étais, la poitrine gonflée par la maternité…”
“… Mon dieu que le retour sera beau! Je ne vois pas qu’il y ait au monde un bonheur qui égale le retour de la guerre. Nous partirons toujours tous les trois ensemble, jamais nous quitter.”

Prix : 25€     -      ISBN : 978-2-911137-08-6
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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 11:28

Lundi 27 octobre, le rendez-vous était pris chez Gérald Sauvage, petit-fils d'Émile, à Sorgues.

Jean-Pierre PERNAUD a sélectionné le livre d'Émile SAUVAGE, les lettres du Front, pour illustrer la semaine du 90e anniversaire de l'Armistice au journal de 13h.
L'équipe de tournage a d'abord interviewé Gérald Sauvage et Corinne LIN, l'éditrice, fait lire quelques extraits de lettres.


Cette fameuse correspondance suivie de 150 lettres qu'Émile avait envoyé à Clairette, sa femme, pendant les 14 mois de front a une fois de plus révélé toute son émotion.
André BRUN, qui a passé deux années à transcrire les lettres, était présent aussi, prêt à commenter son travail. L'équipe ne l'a pas intégré à l'événement... dommage car il aurait pu exprimer le sentiment de ces longues heures d'intimité avec cette correspondance exceptionnelle.

Thomas GROBON est venu en uniforme de "piou-piou" pour illustrer le départ à la guerre.
Nous sommes allés sur les terres d'origine, à la ferme de Sorgues qui a vu naître et travailler la famille SAUVAGE.
Gérald a marché sur les traces de son grand-père, image symbolique d'une histoire émouvante.

Thomas s'est assis dans l'herbe pour écrire, comme Émile, une lettre au crayon gris, sur le bord d'un chemin.

Il est reparti à la gare pour regagner son bataillon, le 118e.



Pour voir les photos du tournage, cliquer ici.


Et rendez-vous pendant le journal de 13h sur TF1 durant la semaine du 11 novembre. Nous mettrons en ligne la date de passage en commentaire de cet article article :

la vidéo : suivre le lien ci dessous.
http://elansudeditions.over-blog.org/article-24603312.html

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29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 08:45
28 mars 2008 : un programme très riche et émouvant.

- Inauguration de l'exposition
Organisée par l'Association des Anciens Combattants, PG-CATM de Sorgues, avec le concours de l'Office National des Anciens Combattants et de la Mairie de Sorgues. Du 27 mars au 4 avril 2008, de 9h à 12h et de 14h à 17h, entrée libre.
Le représentant de l'ONAC et Aimé Saint-Léger de la PG-CATM ont présenté l'exposition à Alain Milon, sénateur-Maire de Sorgues, et à Jean-Michel Ferrand, député et Conseiller Général de Vaucluse.

Une centaine de personnes au moins était présente. Personnalités, Sorguais et Vauclusiens en général ont pu découvrir la richesse éditoriale des panneaux de cette exposition, agrémentée de photos, plans et cartes d'époque.


- Présentation du livre "Lettres du Front" au public
En Maître de cérémonie, Aimé Saint-Léger a présenté la soirée, rappelant dans un bref discours le cheminement et les partenaires de l'exposition. Puis il a invité Corinne Lin à présenter les "Lettres du Front".
"... Ces lettres ont été confiées à André Brun par la famille Sauvage, dans un premier souci de sauvegarde d’un patrimoine, d’une mémoire familiale.
Elles étaient écrites au crayon gris, abîmées par le temps.
André a eu la patience de les déchiffrer pendant des journées entières, voire des mois. Nous le remercions pour ce travail qui a permis d’être la première « pierre » d'un édifice que personne ne soupçonnait encore.
Puis a germé, cette idée d’aller plus loin, de faire éditer ces lettres.
Ce fût le début d’une étroite collaboration entre plusieurs intervenants : La famille Sauvage bien sûr, au grand complet, mais également Raymond Chabert, André Brun (encore), le Club philatélique "le pont de Sorgo", et Thomas Grobon…  pour les prêts photographiques.
Une belle expérience de travail collectif.
Et bien sur, Elan Sud, qui a posé la dernière pierre pour nous amener ici, aujourd'hui.

... / ... Voilà j’espère que ce livre touchera le plus grand nombre comme ils nous a tous touché.
Je tiens à signaler qu’une partie des droits d’auteurs iront à l’association de l’orphelinat et des œuvres des médaillés militaires. ..."


- Lecture théâtralisée et pièce en Provençal
La troupe la Galagia a lu quelques lettres, donnant toute sa dimension à l'ouvrage.
Après de applaudissements emplis d'émotion, la troupe a offert au public la représentation de la pièce "Tracendo" (la tranchée) en Provençal, créée pour l'occasion.

- Discours et prise de conscience
Vint à nouveau le temps des discours, dont celui de Jean-Michel Ferrand, riche en détails historiques, ressituant les événements de 14 et ceux qui suivirent dans leur contexte géopolitique et leurs conséquences sur l'Europe d'aujourd'hui. Quand ce fut son tour, Alain Milon lui demanda s'il était bien professeur de Français ou... professeur d'histoire. Tous se sont accordés sur l'importance du devoir de mémoire, renforcé par la disparition du dernier poilu français, Lazare Ponticelli, afin que nous puissions continuer à vivre en paix.


La soirée s'est terminée avec le traditionnel vin d'honneur, donnant l'occasion à chacun de partager le plaisir éprouvé pendant la soirée

Commander le livre : Lettres du Front d'Emile Sauvage


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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 13:51

Présentation du dernier ouvrage d'Élan Sud

Lettres du Front, d'Émile SAUVAGE

 

Vendredi 28 mars 2008 à 18h
Salle Polyvalente, centre administratif
Route d'Entraigues à Sorgues

 

18h : Présentation du livre

18h30 : Pièce de théâtre "Tracendo" (la tranchée)
jouée par la troupe la Galagia (adultes et enfants)

19h : discours et vin d'honneur

Cette soirée entre dans le cadre de l'exposition : "La grande guerre"
du 27 mars au 4 avril 2008, de 9h à 12h et de 14h à 17h, entrée libre.
Exposition organisée par l'Association des Anciens Combattants, PG-CATM de Sorgues, avec le concours de l'Office National des Anciens Combattants et de la Mairie de Sorgues.

 

Des lettres d’amour en témoignage
“Ma Clairette, ma femme, mon amour, mon ange…”
C’est ainsi qu’Émile Sauvage, Poilu du 118e Territorial, s’adressait à sa femme alors qu’il était au front. Pendant des mois, il lui a écrit presque tous les jours, dans des conditions extrêmes. À aucun moment, il n’a voulu l’inquiéter.
“… À l’instant où je t’écris, on bombarde le village, les obus tombent par-ci, par-là et nous n’en faisons pas cas…”
“… On dit des bêtises puis on va voir les trous faits par les obus…, je t’assure que c’est très amusant…”

La vie de la ferme restait une préoccupation. De loin, il continuait à prodiguer des conseils :
“… Après tu vendras le mulet le plus cher possible et pas moins de 500 francs, enfin si la luzerne vaut six francs au moins, tu vendras…”
Mais ce qui le hantait le plus, c’était de pouvoir serrer sa femme dans ses bras, puis son fils, né pendant son absence.
“… Je suis fou Clairette, fou de bonheur et d’espoir. Quelque chose chante dans mon coeur. Il me semble que ta lèvre effleure la mienne, que ton corps glisse dans mes bras. Je crois te voir un peu plus forte que tu n’étais, la poitrine gonflée par la maternité…”
“… Mon dieu que le retour sera beau! Je ne vois pas qu’il y ait au monde un bonheur qui égale le retour de la guerre. Nous partirons toujours tous les trois ensemble, jamais nous quitter.”

 

 

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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 16:13
Il s'appelait Lazare Ponticelli, c'était le dernier poilu de la Grande guerre. Nous l'avions vu aux dernières commémorations, espérant qu'il puisse encore témoigner pour le 90e anniversaire de l'armistice, mais tel ne sera pas le cas.

Lazare Ponticelli est décédé mercredi 12 mars 2008 à l'âge de 110 ans; il était le dernier représentant des 8,5 millions poilus français. Un "hommage national" sera rendu "dans les prochains jours" à tous les Français mobilisés pendant ce conflit a annoncé l'Elysée.

Lettres du FrontA quelques jours de la sortie du livre "Lettres du Front" d'Émile Sauvage, cet événement rappelle la réalité de l'histoire, la douleur d'une génération.

C'était sous les mêmes obus que Lazare se battait quand Émile Sauvage écrivait ses lettres.
Elles prennent aujourd'hui un sens encore plus profond et nous rappellent combien cette guerre, "la der des der", "la grande", une guerre insensée, horrible, meurtrière, comme les autres, devrait quitter nos livres d'histoires.
Non pas pour les siècles passés, c'est fait, mais pour les siècles à venir.

Dominique

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25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 19:04

Un témoignage historique aussi poignant que poétique

voir la vidéo A l’occasion du 90e anniversaire du cessez-le-feu de la Première Guerre mondiale, Elan Sud publie en mars 2008 les lettres d'Émile Sauvage, Grand-père de Gérald Sauvage, Président de la section Sorgues/Bédarrides du "Souvenir Français".
Émile Sauvage, Poilu sorguais mort pour la France à Ludes (Marne) le 21 octobre 1915 à l'âge de 37 ans suite à une intoxication au gaz.


Début août 1914 la mobilisation est décrétée, la guerre est déclarée. Émile Sauvage a 36 ans est mobilisé dans un régiment territorial le 118ème
Heureusement la guerre sera courte, c'est ce qu'il se dit, ils partent en toute confiance. Nous serons bientôt de retour”

“Mort pour la France”, son nom est gravé sur le monument aux morts de la ville de SORGUES.
Durant son engagement dans cette guerre qui durera pour lui 15 mois, il a laissé de nombreuses lettres adressées à sa femme “Ma Clairette, Ma femme, Mon amour, Mon ange”. Cette femme qui comme toutes les femmes de mobilisés doit gérer le quotidien, le soucis de la nourriture, l'éducation des enfants, et en même temps maintenir le moral du mari qui est à la guerre.


Ce recueil de 150 “Lettres du front” écrites du 8 août 1914 au 12 octobre 1915 est un témoignage exceptionnel, historique et humain à la fois.
Il nous a semblé indispensable de laisser à ces lettres leur vraie nature. Nous aurions pu rétablir certaines règles de français, mais nous aurions trahi leur auteur. Nous avons choisi de n’intervenir que lorsque la forme faisait obstacle à la compréhension.
Émile Sauvage écrivait dans son langage propre, lié à son histoire intime avec Clairette, sa femme, mais aussi dans un souci de passer au travers de la censure due à l’état de guerre, ce qui explique certaines originalités de vocabulaire. Alors, plutôt que d’en faire des lettres “bien écrites”, nous les avons préférées authentiques, telles qu’elles ont traversé l’histoire pour vous être délivrées.
je commande ce livre : http://www.elansud.fr/Edition/Commande.htm

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