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  • : Elan Sud, maison d'édition en littérature générale
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  • : Maison d'édition Elan Sud, littérature générale, à Orange (84). Ses auteurs et leurs romans. Parutions, articles, interviews, commentaires. Actualité des salons du livre, rencontres avec le public. Site d'échange littéraire. Organisation du concours de manuscrits : Prix première chance à l'écriture
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Agenda des salons, des parutions.
Rencontre avec les auteurs : C'est ici

Bonjour à tous,

J'ai ouvert ce blog pour vous permettre de réagir aux lectures de nos ouvrages. Les auteurs vous répondront avec plaisir en fonction de leur emploi du temps, laissez-leur un commentaire.

Un calendrier pour retrouver les auteurs, un Blog pour prolonger une conversation…

Un Prix Littéraire pour donner "Une Première Chance à l'Écriture" (un contrat d'édition à la clé)
Pour rester informé des dates de Rencontres & Dédicaces, des parutions, des nouveaux articles, inscrivez-vous à la liste de diffusion.
Ce site est à consommer sans modération. A vous de jouer.
Corinne, responsable d'édition
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Salon de l'édition indépendante à Orange (84)
  le site L'Antre des Livres - renseignements : e-l-u@orange.fr
22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 10:26
ROZ EXPOSITION
PORTRAITS ET PAYSAGES DU MONDE

Tour de Ribas, Office de Tourisme
Saint-Laurent-des-arbres (Gard)


Une artiste confirmée, ouverte sur les populations et les cultures du monde.
Ses œuvres ont du caractère, à l'image des combats qu'elle mène.
Le thème de cette exposition, «portraits et paysage du monde»
sert de support à une démarche associative avec
les Amis des Enfants du Monde*
(action humanitaire, parrainage d'enfant, adoption,...).




Nous avons découverts ses tableaux lors du vernissage du 19 septembre. La salle de la tour, toute en pierres apparentes accueille cette exposition en la mettant à sa juste valeur. Face à ses peintures abouties, la profondeur des sentiments qui s'en dégagent, l'artiste est restée humble, accessible.

De très nombreux amis ont répondu présent. Un moment de convivialité et d'amitié partagée.
Vous pourrez aussi flâner dans le parc aux cèdres centenaires, visiter le village de Saint Laurent des arbres avec ses ruelles, ses vieilles pierres, ses façades aux portes travaillées…
A deux pas de Lirac, Tavel, dans le Gard.




Du 19 septembre au 16 octobre 2008
Tous les jours de 10h00 à 12h00 et 15h00 à 18h00
Fermeture le mardi et le mercredi et dimanche matin

tel : 04 66 50 10 10 - www.saintlaurentdesarbres.com

 

Pour les afficinados d'Elan Sud, Roz (Roseline) est la fille de notre lectrice préférée, Esther Mello...
dont nous sommes fiers de présenter les œuvres.


Si vous ne pouvez pas venir, rendez-vous pour une expo collective,
XIIIeme Salon des Arts de Laudun L'ardoise (Gard,
au Forum, du vendredi 31 octobre au 02 Novembre 2008




* L'association AEM Gard (Les Amis des Enfants du Monde) organise une collecte de jouets et vêtements en bon état pour bébé.
Contact : 04 66 72 75 82, pour collecter des fonds pour les enfants Philippins et ceci en mairie d'Uzes (Gard) le 6 décembre 2008 de 9h à 14h.

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 06:32

Plutôt que de redire les mêmes mots que les autres sur la vie et la disparition de Mahmoud Darwich, n'est-il pas plus intéressant de le lire et  de l'écouter?

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“Dépose ici et maintenant la tombe que tu portes
et donne à ta vie une autre chance
de restaurer le récit.
Toutes les amours ne sont pas trépas,
ni la terre, migration chronique.
Une occasion pourrait se présenter, tu oublieras
la brûlure du miel ancien.
Tu pourrais, sans le savoir, être amoureux
d’une jeune fille qui t’aime
ou ne t’aime pas, sans savoir pourquoi
elle t’aime ou ne t’aime pas.
Adossé à un escalier, tu pourrais
te sentir un autre dans les dualités.
Sors donc de ton moi vers un autre toi,
de tes visions vers tes pas,
et élève ton pont
car le non-lieu est le piège
et les moustiques sur la haie irritent ton dos,
qui pourraient te rappeler la vie !
Vis, que la vie t’entraîne
à la vie,
pense un peu moins aux femmes
et dépose
ici
et maintenant
la tombe que tu portes !”

(”Dépose ici et maintenant” extrait de Ne t’excuse pas, (Lä ta’tadhir’ammâ fa’alta) recueil de poèmes traduits de l’arabe par Elias Sanbar, 132 pages, 18 euros, Editions Sinbad/ Actes sud, 2006)

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Je meurs d’espoir
D’embrasement je meurs
Je meurs pendu
Egorgé je meurs
Mais je ne dis point :
Notre amour est fini et mort
Non
Notre amour est impérissable

L’impossible, in Fin de la nuit (1967)- M. Darwich

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Beaucoup de poètes, depuis Homère, ont médité sur la dualité chemin/maison. J’avais toujours tendance à célébrer le chemin, l’itinéraire, qui est une référence fondamentale de la vision poétique et mystique. Mais cette dualité n’est pas stable. Quand j’étais en dehors de mon pays, je pensais que le chemin conduisait forcément à la maison et que, des deux, la maison était la plus belle. Toutefois, après mon retour à ce qu’on nomme maison, mais qui n’en est pas une j’ai changé d’idée et j’ai inversé l’ordre des deux mots dans la phrase. C’est que le rêve reste plus beau, plus pur, que la réalité à laquelle il a conduit. Le rêve est maintenant orphelin.
MAHMOUD DARWICH
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envoyé par LaPierreEtLaPlume

Dans sa tentative de décrire les fleurs d'amandier, Mahmoud Darwich, se rend vite compte de son échec et conclut que si un auteur parvenait à le faire, la brume se rétracterait des collines et le peuple scanderait à l'unisson : "les voici...les voici, les paroles de notre hymne national"

Source: France Culture avec :
Le poète Mahmoud Darwich
Lecture en français par : Didier Sandre
Traduction: Elias Sanbar

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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 09:12
Depuis une semaine, des manifestations chinoises anti-français émeuvent les ministères. Ajoutées aux propos accusateurs des dirigeants chinois, on en viendrait presque à regretter de défendre les droits de l'homme : "excusez-nous, nous sommes coupables, nous avons osé nous élever contre un génocide culturel, une éradication religieuse".
C'est ce que voudraient entendre les dirigeants chinois, de plates excuses, un cessez-le-feu en faveur des JO, une sourdine de la conscience.


Comment croire la Chine?
Nous avons vu des "manifestations spontanées" de  Chinois à Paris pour défendre la flamme, voilà des "manifestations spontanées" contre la France.
Il y a deux semaines les dirigeants chinois nous expliquaient que des "terroristes tibétains" se rendaient "spontanément" à la police, avouant leur faute, leur crime... Comment croire à la spontanéité  avec un gouvernement qui  embrigade depuis des décennies, surveille, censure, police à l'extrême ?
Et quand bien même!

Chacun sa relation avec le Tibet
Pour moi, ce sont les rêves d'adolescent des années 70 qui partent en cellule. C'est le Toit du Monde qui se retrouve dans la cour d'un supermarché, c'est la sagesse éternelle qui est piétinée.
Mais ce n'est pas que ça. C'est le respect des peuples à décider pour eux-mêmes, par eux-même, base de toute société dite civilisée.
A quoi bon être une des plus vieilles civilisations du monde si la Chine ne respecte pas son prochain. Tous ces siècles ne lui ont pas suffit pour apprendre, pour évoluer, pour respecter.

Confucius n'est-il plus que de la marmelade intellectuelle?

Au même titre que l'UNESCO classe des monuments, des valeurs immatérielles pour les protéger, le Potala, Lassa, le Tibet tout entier et sa culture devraient être classés patrimoine mondial. Au même titre que toutes les cultures détruites au nom du pouvoir, de l'argent, des matières premières, des conquêtes de marchés.

Alors, revenons en France.
Voilà Sarkozy coincé entre la rue et le patronat.

    * Un "touche pas mon Tibet" contre un "touche pas mon carrefour".
    * 20 milliards d'euros contre les droits de l'homme.
    * Doit-on en arriver à échanger un moine tibétain contre un chômeur?

      .. pas facile.


Doit-on une fois de plus accepter que les marchés dirigent l'avenir de la Planète, que dis-je, le présent de la Planète!

Coincé le Sarkozy
Sa visite
en Chine avait été justifiée par la signature de ces  20MM€ de contrats, mais pas vraiment signés puisque les voilà remis en question, monnaie d'échange, monnaie de singe, monnaie de silence, monnaie de honte.
Les Français en ont assez du mensonge, de l'hypocrisie.  Sarko nous ment, voilà ce qu'ils se disent, Sarko nous mène en bateau, mais là, ce n'est pas le yacht Bolloré, c'est une barque qui prend l'eau.
Alors, on l'attend notre Président, sera-t-il à la hauteur, notre bling bling en repentance, bientôt à la tête de l'Europe, aura-t-il la stature face au dictateur Chinois?
A l'heure où les sondages sont  aux plus bas, un conflit diplomatique franco-chinois n'est pas pour le servir, loin de là. Il ne s'agit plus de balancer des slogans publicitaires, des promesses de campagnes pour s'en sortir. Il va avoir besoin de talonnettes d'au-moins 30cm de haut pour être à la hauteur.
Le président Hu Jintao, ce n'est pas une Ségolène Royal à qui on essaie de faire la morale un soir de débat. Le gros bisou du président du Sénat à une athlète handicapée ne va pas faire oublier les centaines de milliers de signatures sur les pétitions, les appels publics au boycott, les images de révolte reprises par toutes les télévisions de la Planète!

Décidément, ce n'est pas facile de fréquenter les dictateurs qui rasent les régions dissidentes, font enfermer ou assassiner les journalistes, éteignent les cultures, manipulent les marchés, menacent les démocraties... mais achètent des avions, des centrales, des TGV, des armes…

Alors, cerise sur le gâteau, savonnette sur la planche,
le Dalaï Lama et le dissident chinois Hu Jia déclarés "citoyens d'honneur" de la Ville de Paris, voilà qui ne va pas arranger les affaires,

Mais, qu'en a-t-on à faire, au fond, de ces marchés?
A moi, que me rapportent vraiment ces marchés de plusieurs milliards, de trillards, de zillions? Que m'importent les résultats non redistribuées des entreprises du CAC 40 et leurs usines délocalisées?
Alors, je vais faire comme eux, je ne vais défendre que ce qui me rapporte, que ce qui m'apporte, ce qui m'importe, ce qui m'emporte.
Et bien, la sagesse du Dalaï Lama, elle m'apporte beaucoup!
Le choix du spirituel sur le mercantile, la non-violence et le partage face à l'égoïsme, tout cela a de la valeur. Même le ventre vide, cela m'emporte dans un monde qui me va, alors, celui-là, je le défends.

Dominique LIN

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 12:47
"Vous savez, on n’est pas impunément noir. Et que l’on soit français - de culture française - ou que l’on soit de culture américaine, il y a un fait essentiel : à savoir que l’on est noir, et que cela compte. Voilà la négritude." Cet extrait d’une interview d’Aimé Césaire au Magazine Littéraire, en 1969, dit beaucoup de la vie du poète.

De sa jeunesse d’étudiant à Paris à son engagement politique en Martinique, Césaire n’aura jamais eu de cesse de défendre "la négritude". Un concept qui défend les valeurs intellectuelles et culturelles de "l’homme noir", dévalorisées selon lui par le racisme issu du colonialisme.

 

On ne peut que souligner son œuvre et son message de toute une vie qui vient de s'éteindre à 94 ans. Beaucoup d'articles souligneront la reconnaissance de son travail, d'autres mentionneront les différents lieux qui portent son nom... mais c'est vite oublier l'essentiel :

La plaie de l'état noir est loin d'être refermée. La plaie de la différence, du mépris, du rejet de l'autre est béante.

Dans notre organisation sociale, faite de chronomètres, de rendement, d'apparence et de conflits, quelle place reste-t-il pour de tels combats. Qui aujourd'hui relaie cette parole de sagesse réunissant les êtres humains par un lien d'égalité?

Peu, prou, voire pas du tout… Hélas

Les discours formatés, vidés de tout sens humain, de charisme, de don de soi, inondent les ondes à longueur de campagnes.

Les élus ont démissionné, remplaçant l'idéal commun par une avidité de pouvoir. Sans cesse, l'homme a dominé ses semblales, instaurant la peur et la délation pour tracer son chemin sur des monceaux de cadavres.

J'ai parfois honte, honte d'avoir la même nature que ces gens qui se réclament de la race humaine. Humain, cela ne veut rien dire ou du moins, ce n'est pas le qualificatif qu'on aimerait lui attribuer.

Depuis toujours, le Blanc a massacré le Noir, mais pas seulement, l'Améridien, l'Africain, l'Aborigène, l'Indien.

Partout, il l'a massacré, avili, enchaîné, asservi. Il l'a envoyé à la guerre, au premier rang, au front du front.

Il lui a promis, mais n'a pas tenu

Il lui a interdit tous les accès et continue de le faire.

Alors, monsieur le Blanc, si ta mère avait été Noire, qu'en penserais-tu?

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 05:00

Un artiste tel que l'association ELU souhaiterait mettre en avant. Sa réussite est un exemple encourageant pour les projets que nous souhaitons mettre en place. Merci à Fabien, alias Grand corps malade de rester présent auprès du grand public sans déroger à sa personalité.
Grand corps malade: "La musique de la voix"
Pa
r Eric MANDEL - le JDD.fr

Il a sorti le slam des bars pour le propulser dans les salles de concert et même sur les bancs de l'école où ses textes sont désormais étudiés. Deux ans après Midi 20, son premier album écoulé à 700 000 exemplaires, Fabien Marsaud, alias Grand Corps Malade, signe son retour avec Enfant de la ville. Un album copieux (17 titres), avec des ambiances musicales éclectiques, des thèmes intimistes, ouverts sur le monde et la société. Rencontre avec un amoureux des mots resté authentique malgré le succès...

Après le succès de Midi 20, vous aviez la pression pour enregistrer Enfant de la ville?
Franchement non. Je n'écris jamais de texte pour un album, mais d'abord pour la scène, pour les tester en public. J'ai continué d'écrire très régulièrement après Midi 20. Donc au moment de l'enregistrement du nouvel album, j'ai fait le tri parmi une trentaine de textes écrits depuis deux ans.

L'éventail des ambiances musicales est plus riche que sur Midi 20...
Comme les thèmes sont variés, la musique doit suivre. Tu ne parles pas d'amour, de tes potes ou de l'état du monde avec la même musique. Il y a du reggae, des ballades piano-voix, un accordéon, des cordes ou des titres plus punchy et funky. Sans oublier les textes déclamés a capella. C'est l'essence du slam, je viens du slam et j'ai beaucoup slamé a capella. Et puis c'est une autre musique. C'est juste la musique de la voix, le premier instrument.

Dans Midi 20, vous clamiez votre scepticisme sur l'amour avec Les voyages en train. Là, vous livrez une vraie chanson d'amour. Ce fut la plus difficile à écrire?
Je me suis appliqué quand même, sur le fond comme sur la forme. L'exercice est périlleux. Pas forcément le plus complexe, mais pas le plus facile, c'est vrai. Quand tu fais un texte d'amour, tu n'as pas le droit à l'erreur. Comme je le dis dans le texte: "Il faudrait que ce soit le plus beau du monde". En tout cas j'ai fait le max.

Dans Le blues de l'instituteur, vous livrez une chanson pleine d'humanisme sur les grands maux de la planète. C'est aussi un exercice délicat?Pas facile non plus. Tout le monde est d'accord pour dire: "la guerre et la famine, c'est pas bien, la pollution c'est mauvais pour la forêt..." En même temps, je voulais exprimer mon blues devant l'état du monde. Moi j'écris des trucs au feeling et je ne vais pas me censurer parce que c'est cliché. Donc, j'ai trouvé un angle pour enfoncer des portes ouvertes. Je me suis mis dans la peau d'un instit complètement déprimé qui un matin s'adresse à sa classe et dit: "aujourd'hui, ne sortez pas vos affaires du cartable, je dois vous parler de la planète qu'on vous laisse en héritage, ça va me faire du bien..." Alors, je n'apporte aucune explication, aucune solution, mais ça m'a soulagé. Et puis mine de rien, parler du chaos du monde à des enfants, ça prend un sens particulier.

Vous pensiez qu'un jour vos textes seraient présentés à l'épreuve du bac français?
Evidemment non. J'en suis flatté, c'est tellement récent, tous ces petits textes. Quand tu écris devant ta petite fenêtre chez toi, tu as du mal à imaginer que l'institution, l'Education nationale s'en serve. Donc flatté. Et fier de voir que les gens pensent que ça peut aider les jeunes à s'approprier la langue française. Et c'est le cas, je le pense sincèrement. C'est la raison pour laquelle je continue à animer des ateliers slams. Je me bats pour essayer de montrer que l'écriture c'est un truc ludique. Sans personnaliser l'affaire, sans tout ramener à mes textes, le slam à l'école, c'est une bonne idée, ça peut moderniser la poésie, le passage à l'acte pour prendre la plume. Ça n'empêche pas d'étudier les grands classiques, bien sûr. Mais c'est une bonne approche pour faire aimer l'écriture. Moi, à l'école, la poésie, ça me saoulait, comme je le dis dans une chanson du premier album: "quand j'ai rencontré la poésie, elle avait l'air bien prétentieuse, elle prétendait qu'avec les mots on pouvait traverser les cieux"... Je m'y suis mis plus tard.

"Joey Starr et Kool Shen, ce sont les punks du rap"


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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 05:00
Dominique LIN Cuba Jusqu'à présent réservés aux étrangers, aux fonctionnaires de haut rang et aux employés des entreprises étrangères, les téléphones portables sont désormais accessibles à tous les Cubains, à condition de pouvoir les payer en devises. La levée des restrictions a été annoncée, vendredi 28 mars, par un communiqué publié dans Granma, le quotidien du Parti communiste cubain (Ampliará Cuba los servicios de telecomunicaciones). La compagnie nationale de télécommunications Etecsa a informé que le service de téléphonie cellulaire serait disponible par le biais de contrats personnels et selon la modalité du prépaiement.


L'un des objectifs de la mesure est de régulariser la situation de plusieurs dizaines de milliers d'usagers qui ont obtenu un téléphone portable "par la voie indirecte", par le truchement d'un étranger ou d'une entreprise. Mais le coût du contrat, l'équivalent de 75 euros pour l'ouverture d'un compte, et du service local, 38 centimes d'euro la minute, est prohibitif pour les nombreux Cubains qui ne reçoivent pas de devises. Le salaire mensuel moyen à Cuba est de 408 pesos (équivalent à 11 euros).
Dans son discours d'investiture, le 24 février, le nouveau président cubain, Raul Castro, avait annoncé la rapide élimination des "interdictions et réglementations excessives". Ainsi, l'achat d'ordinateurs, de téléviseurs, de magnétoscopes, de vélos électriques et d'alarmes pour voiture a été autorisé à compter du 1er avril.
Mesure populaire, l'ouverture de l'accès à la téléphonie cellulaire figure en bonne place parmi les doléances de la majorité des Cubains.

Même si cela peut paraître anodin ou mercantile selon les points de vue, c'est un pas en avant vers l'expression individuelle, la communication vers l'extérieur. Cela ne donnera pas à manger au peuple, mais chaque pas doit être noté à sa juste valeur.
Nul doute que Raoul n'arrivera pas à maintenir le joug sur les épaules des Cubains comme l'a fait Fidel pendant un demi siècle. Il ne peut tout "lâcher" d'un coup, c'est même préférable. On a trop vu de pays sombrer dans le chaos dans des situations similaires.
Passer d'une dictature communiste à une dictature du billet vert n'est pas chose facile!
Souhaitons que Cuba signe à nouveau l'histoire de sa marque de fabrique en offrant une alternative.
On peut toujours rêver un peu...
Dominique

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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 06:56


Dans les années 1930, dans la campagne australienne, il était de coutume d'aller "aux têtes", pour toucher la prime.

Le dimanche soir, en rentrant, ou le lundi matin en reprenant son travail, il n'était pas rare d'entendre ces conversations:

- Tu en a fait combien?

- Une dizaine, c'est maigre... et toi?

- Pour moi, c'était très bon, j'en ai fait une trentaine.

Comme certains vont au faisan ou à la perdrix, les Australiens (les Blancs) allaient à la chasse à l'Aborigène et alignaient les trophées pour la pause photo.

Du statut de premiers habitants, ils sont passés minorité, 450000 personnes. La plupart vivent sous le seuil de pauvreté. Dans les villes modernes comme Sidney, Brisbane, très propres et actives, on les voit principalement dans la rue, imbibés d'alcool à mendier 1 dollar.

Voilà à quoi a été réduit ce peuple à la culture plus vieille que la plupart de nos civilisations, dont le savoir dépasse encore certains points de la science la plus moderne, dont le respect pour la planète devrait servir d'exemple.

Hier (mardi12 février 2008) cela a pris 20 secondes à PPD au 20h sur TFI pour annoncer un premier pas vers l'humanité de la part du gouvernement australien :

- "Le gouvernement australien vient de demander PARDON au peuple Aborigène, pardon pour ces humiliations"

Cela peut paraître anodin, lointain, mais pour qui connaît ce peuple, pour qui souffre pour toutes ces ethnies indigènes massacrées par les Blancs envahisseurs, c'est un grand pas, symbolique, mais enfin, un Blanc qui demande pardon...ça fait du bien!

Dominique Lin

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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 16:34

.../...
Le temps du repas, Stéphane a papillonné d’une table à l’autre avec, chaque fois un mot à dire, une plaisanterie à chacun. Sandales en cuir, sarouel délavé, t-shirt de la même couleur sous un gilet africain, un chapeau trop petit. Ses yeux ronds et son sourire malicieux donnent à Steph un air tout droit sorti d’une bande dessinée.
.../...

Extrait de Toca Leòn!

Dimanche 21 octobre, nous étions à Cotignac (83) au salon de la petite édition.
Philippe (Hubert) me dit : cette personne, je pense la connaître, mais je ne sais plus où je l'ai vue.

Il ne portait pas de sarouel délavé, mais un jean's ordinaire. Son tshirt, on pouvait seulement l'imaginer sous son pull. Par contre, son sourire était toujours aussi malicieux, ses yeux ronds, et son chapeau —de cuir ce jour-là— lui allait à merveille.
J'ai répondu à Philippe : oui, tu le connais, c'est un personnage de Toca Leòn! c'est Steph, celui avec qui Léon va jouer des percussion, faire un bœuf comme on dit…

steph.jpg Magie des mots, force de la mémoire. Ce personnage de papier venait d'apparaître, plein de vie sur le salon de Cotignac!
Merci au hasard des rencontres.
Depuis notre rencontre à Cuba, Steph continue d'explorer les mondes infinis de la musique et des rythmes. Comme si cela ne suffisait pas, il y a ajouté l'univers de la poésie, agrandissant s'il était nécessaire, le terrain de jeu de son imaginaire.
Aujourd'hui, il est devenu Milo Batie, artiste accompli, sensible et enivrant
Je vous conseille son site, ses poèmes et ses extraits musicaux :
http://www.milobatie.com/
Longue vie d'artiste à toi Steph... pardon, Milo Batie et ton album "L'art des choix".

© photo : Milobatie

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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 10:27
9 octobre 2007, 40 années plus tard,
que reste-t-il du rêve révolutionnaire?


Le Che fait partie de la légende, comme Jean Moulin, René Char et tous ceux qui, morts trop tôt, ont marqué les esprits à jamais à cause d'un rêve interrompu. Il n'est de grand héros qui meurt de vieillesse ; tous ont été encensés et conspués à la fois.
Le Che fait partie de ces icônes illustres. On en connaît la photo, le cigare, la barbe hirsute, la casquette, mais au fond, peu de gens savent vraiment qui il était, ses rêves, ses motivations.
Il n'est pas question de refaire sa biographie, mais de se poser la question :

Que nous inspire globalement l'action du Che?
Etre "révolutionnaire" aujourd'hui signifie-t-il encore quelque chose? et dans quel contexte.
Faire la révolution, c'est changer l'axe qui soutien une société. C'est reprendre les définitions pour leur redonner du sens.
Lorsque le monde entier va droit au mur, être révolutionnaire, c'est lever la main et dire stop, votre guidance n'est pas la bonne, l'être humain n'a pas demandé d'être dirigé de la sorte, vers le destin que vous leur réservez.

Certains l'ont fait avec des armes, d'autres avec des grèves de la faim. A choisir, je préfère la deuxième manière, mais chaque lieu, chaque époque détermine les moyens. Personne ne remettrait en cause cette option lors du conflit mondial des années 40 avec l'Allemagne.

Si je me remets dans le contexte actuel de la France, si être révolutionnaire aujourd'hui est d'aller dans le sens inverse de notre train libéral-égo-matérialiste, alors, je dirai que le combat doit être humaniste.
Bien sûr que le social et l'humanitaire sont des actions essentielles, mais si l'on veut renverser les tendances, pour faire dérailler le train, j'utiliserai le grand rêve utopiste, la domination de la conscience sur le profit et le bonheur des masses contre le privilège étriqué.
Si le monde entier progresse vers un matérialisme anthropophage, je lui opposerai la frugalité.
Si les hommes qui prétendent diriger nos vies sont des incapables, alors, je leur demanderai des comptes. Ils ont à mes yeux plus de culpabilité dans l'échec que n'importe quel bandit de grand chemin.
Si le pas que je fais aujourd'hui ne va pas dans le sens du bonheur de l'homme, il vaut mieux que je reste couché, mais je suis un homme, un homo sapiens, un homo erectus et je veux vivre debout
Dominique LIN

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17 août 2007 5 17 /08 /août /2007 16:00
palavaslecture.jpgJ'étais invité à présenter Toca Leòn par la Librairie du Mas de Tesse de Montpellier au "Playa de Cuba" à Palavas.
Pour l'occasion, j'ai appelé mes amis rumberos, Chocolate et Vaini.

Lecture d'extraits, débat animé avec finesse par Patrick Losso (le libraire), démonstration de Rumba et de salsa, questions réponses avec les spectateurs... peu nombreux (deux soirées salsa étaient programmées le même soir + le feu d'artifice, concurrent sans égal du 15 août!)

On peut réfléchir à l'opportunité de telles manifestations, en tirer les conséquences matérielles qu'on veut.
En tant qu'auteur, je n'ai pas encore le plaisir et l'honneur de vivre de ma plume mais j'ai le recul nécessaire pour appréhender la vie d'un autre regard.

Ce qui m'a le plus touché, et je tiens à conserver cette vision du monde, c'est le partage de valeurs aussi riches que l'amitié, l'envie de faire vivre une culture, de mettre en avant un art de vivre.
Pris dans son emploi du temps très chargé, Chocolate n'a pas hésité à dire oui au premier appel. Il est arrivé avec tout son matériel pour assurer la musique et la danse, accompagné de Vaini, venue en famille. Leurs amis étaient là, certains déjà rencontrés à l'Apollo...

palavasrumba.jpgDans une société basée sur le profit, où le don devient suspect, je me suis demandé plusieurs fois pourquoi une telle simplicité, comment pouvaient-ils accourir alors qu'on ne s'était rencontrés qu'une fois?
Je n'avais pas de réponse jusqu'à ce souvenir de mes amis Cubains, toujours en quête de savoir si le voisin avait besoin de quelque chose, toujours prêt à rendre service, à partager... Et j'ai eu chaud au cœur de pouvoir vivre une telle expérience sous nos latitudes.

Le visage éclairé d'un sourire radieux des danseurs m'a confirmé ce sentiment, qu'il est doux, merci à tous

Dominique

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