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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 06:32

Plutôt que de redire les mêmes mots que les autres sur la vie et la disparition de Mahmoud Darwich, n'est-il pas plus intéressant de le lire et  de l'écouter?

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“Dépose ici et maintenant la tombe que tu portes
et donne à ta vie une autre chance
de restaurer le récit.
Toutes les amours ne sont pas trépas,
ni la terre, migration chronique.
Une occasion pourrait se présenter, tu oublieras
la brûlure du miel ancien.
Tu pourrais, sans le savoir, être amoureux
d’une jeune fille qui t’aime
ou ne t’aime pas, sans savoir pourquoi
elle t’aime ou ne t’aime pas.
Adossé à un escalier, tu pourrais
te sentir un autre dans les dualités.
Sors donc de ton moi vers un autre toi,
de tes visions vers tes pas,
et élève ton pont
car le non-lieu est le piège
et les moustiques sur la haie irritent ton dos,
qui pourraient te rappeler la vie !
Vis, que la vie t’entraîne
à la vie,
pense un peu moins aux femmes
et dépose
ici
et maintenant
la tombe que tu portes !”

(”Dépose ici et maintenant” extrait de Ne t’excuse pas, (Lä ta’tadhir’ammâ fa’alta) recueil de poèmes traduits de l’arabe par Elias Sanbar, 132 pages, 18 euros, Editions Sinbad/ Actes sud, 2006)

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Je meurs d’espoir
D’embrasement je meurs
Je meurs pendu
Egorgé je meurs
Mais je ne dis point :
Notre amour est fini et mort
Non
Notre amour est impérissable

L’impossible, in Fin de la nuit (1967)- M. Darwich

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Beaucoup de poètes, depuis Homère, ont médité sur la dualité chemin/maison. J’avais toujours tendance à célébrer le chemin, l’itinéraire, qui est une référence fondamentale de la vision poétique et mystique. Mais cette dualité n’est pas stable. Quand j’étais en dehors de mon pays, je pensais que le chemin conduisait forcément à la maison et que, des deux, la maison était la plus belle. Toutefois, après mon retour à ce qu’on nomme maison, mais qui n’en est pas une j’ai changé d’idée et j’ai inversé l’ordre des deux mots dans la phrase. C’est que le rêve reste plus beau, plus pur, que la réalité à laquelle il a conduit. Le rêve est maintenant orphelin.
MAHMOUD DARWICH
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envoyé par LaPierreEtLaPlume

Dans sa tentative de décrire les fleurs d'amandier, Mahmoud Darwich, se rend vite compte de son échec et conclut que si un auteur parvenait à le faire, la brume se rétracterait des collines et le peuple scanderait à l'unisson : "les voici...les voici, les paroles de notre hymne national"

Source: France Culture avec :
Le poète Mahmoud Darwich
Lecture en français par : Didier Sandre
Traduction: Elias Sanbar

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