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  • : Elan Sud, maison d'édition en littérature générale
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  • : Maison d'édition Elan Sud, littérature générale, à Orange (84). Ses auteurs et leurs romans. Parutions, articles, interviews, commentaires. Actualité des salons du livre, rencontres avec le public. Site d'échange littéraire. Organisation du concours de manuscrits : Prix première chance à l'écriture
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Rencontre avec les auteurs : C'est ici

Bonjour à tous,

J'ai ouvert ce blog pour vous permettre de réagir aux lectures de nos ouvrages. Les auteurs vous répondront avec plaisir en fonction de leur emploi du temps, laissez-leur un commentaire.

Un calendrier pour retrouver les auteurs, un Blog pour prolonger une conversation…

Un Prix Littéraire pour donner "Une Première Chance à l'Écriture" (un contrat d'édition à la clé)
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Corinne, responsable d'édition
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Salon de l'édition indépendante à Orange (84)
  le site L'Antre des Livres - renseignements : e-l-u@orange.fr
3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 13:24

Imaginez…
Rien que de commencer par ce verbe relève de l'utopie, je le sais, ce verbe n'a plus cours ou si peu…

Mais quand même, imaginez un lieu où les gens se sourient sans se connaître. Je sais aussi que c'est difficile, mais qui s'engage à lire peut faire ce petit effort.
Un lieu où des conteurs content, simplement contre le gîte et le couvert, avec pour seul objectif, celui de narrer des histoires sans queue ni tête, sans tête ni queue. Ces conteurs entament une ronde au cœur d'un Pays reculé des routes fréquentées donc fréquentables, et prennent des chemins tracés par des bisons, qu'ils soient futés ou non. Hors, futés, ils l'étaient car à la saison chaude, ces animaux anciens (pas les conteurs) montaient en estive sur les plateaux élevés en passant par les crètes, plus tard apelées drailles par les bergers qui eux aussi, allaient prendre le frais avec leurs troupeaux, et aujourd'hui utilisées par la marche des conteurs ((1), pour une semaine en Pays Cévenol.

Alors en ce premier août de l'an neuf du XXIe siècle presque entièrement mécanisé, mercantilisé, compté et recompté, la ronde des conteurs a pris naissance dans ce village nommé Soudorgues, à quelques lieues de Lasalle, avant d'arriver au col du Mercou, dans ces Cévennes dont seul le nom suffit à faire battre le cœur des gens qui savent ce que vivre à l'écart veut dire.
Pour accueillir cette ronde, le village s'était mobilisé, avait organisé un marché de producteurs, fait venir des auteurs, des musiciens… A cela rien d'extraordinaire, tous les villages le font, mais pour penser comme cela, il ne faut jamais être monté, car le décallage, ici n'est pas horaire, il est dimentionnel.

Un début à cette histoire
Rien que ce qui m'a permis de monter relève d'un autre monde. C'était au mois de février 2009, lorsqu'après avoir vu une photo sur un site internet (2) j'envoyais un email à son propriétaire  — email chaleureux, rappelant mes attaches à cette région, et l'histoire du livre, véritable cri d'amour pour une Terre — pour connaître ses conditions de cession de cette photo pour la couverture de mon dernier roman, La grande Borie. Un appel téléphonique à Jean-François de Soudorgues (le photographe) permit de vite conclure ce qu'on ne pouvait nommer "affaire" car il n'était pas marchand, un exemplaire dédicacé lui suffirait amplement quand certains photographes demandaient plusieurs centaines d'euros de droits de reproduction. C'est dire si je venais de mettre les pieds dans un drôle de monde, où des gens refusent de marchander, de valoriser en sonnant et en trébuchant. Oui, cela venait sûrement de là, ils ne voulaient pas trébucher.

Ce roman a dû plaire à Jean-François, car, quelques mois plus tard, en organisant cette fête, il m'invitait à présenter mon roman, au milieu du marché de produits locaux auquel, si l'on peut dire, La Grande Borie appartenait, car la ferme du même nom était bâtie sur la commune, là-haut à quelques kilomètres de là, au dessus du col du Mercou.
Après deux heures de route pour monter à Soudorgues, d'énormes coquelicots de crépon rouge accrochés aux arbres, aux panneaux, aux volets nous ont accueillis, relayés par le sourire et la bonne humeur des organisateurs, Jean-François et les autres (le trop court séjour ne m'a pas permis de mémoriser les prénoms). Mes livres furent installés sur une table, à l'ombre d'un tilleuil rebaptisé "arbre à mots" à cause des citations accrochées à son tronc — relatives au sens de la vie, des mots, des idées, de la taille des couilles de l'éléphant, du combat des hommes, …
Je fus donc prêt à accueillir les lecteurs de passage, là dans ce village de 271 habitants, entre miel, huile, paniers en osier et deux autres auteurs.
Assis sur un banc de bois, à côté du muret qui cernait la place, je ne m'attendais pas à faire des rencontres, si belles, passionnées, curieuses.
Saluée par des gens qui semblaient des amis, une jeune femme s'est écriée :
" Non, ce n'est pas vous que je suis venue voir, c'est ce monsieur. Monsieur Lin, je suppose…?
- Oui…"
S'en est suivie la longue et belle histoire d'une fille, d'une mère et d'une grand-mère qui avaient lu ce livre. Ordinaire penserez-vous encore? Eh bien non, je ne le pense pas. Pas lorsqu'il il y a ces émotions, ces yeux qui s'humectent de tendresse et de souvenirs, ces sourires épanouis, cette urgence à en faire dédicacer un pour un père, un cousin ! Même si à travers ces quelques images je n'arrive pas à vous faire ressentir tout cela, j'ai bien senti que ces gens-là savaient rendre ce qu'ils avaient reçu, en plus simple, en plus chaleureux, oserai-je dire en plus humain. Je suis pourtant allé à Lyon, Montpellier, Sablet et bien ailleurs… mais voilà, je vous l'avais dit, les Cévennes sont dans une autre dimension. Tenez, Francis, soixante dix ans environ, il avait entendu parler de la Grande Borie et voulait en savoir plus, en prendre un pour lui. Cet homme aux mains caleuses, aussi rugueuses que ces montagnes, son allure "paysanne" qui aurait pu faire sourire un intello, ses mots simples mais qui savaient décrire des idées profondes. Eh bien le Francis, avec ses émotions à fleur de peau, ses larmes au bord des yeux, je n'aurais pas pu le rencontrer ailleurs. Comme cette autre jeune femme qui était montée à Soudorgues pour me voir :

"- Excusez-moi, me dit-elle gênée en me tendant son livre, il est un peu abimé, nous sommes plusieurs à l'avoir lu, je l'ai toujours avec moi. Il n'est plus aussi beau que ceux présentés sur la table. Vous pouvez me le signer?"
Je l'ai arrêtée dans ses excuses car, sans le savoir, elle me faisait un cadeau sans nom. Les angles écornés, la tranche défaite un peu, une tache sur le côté, son exemplaire regorgeait de vie, de sensations. L'alchimie des impressions de lecture avait donné une nouvelle identité à ce livre. Les livres neufs alignés sur la table me parurent bien fades, trop propres, comme des habits qu'on aurait pas encore porté.

A un moment, pour être précis, celui où les montres n'avaient plus cours, j'ai rencontré Zara Vigott, cette drôle de dame aux ailes de libellule accrochées dans son dos. Je l'ai orthograhiée Vigoth, comme visigoth ces hardes d'envahisseurs venus du passé. Car elle venait de loin, cette Thérèse qui Zaravigottait les terminaisons nerveuses, massait le dos, détendait les muscles contre un livre, des tomates ou quelques euros. Infirmière patentée déçue et déchue du corps officiel qui ne supporte pas la contradiction, la contredanse, elle préférait soigner à l'unité que d'assomer en quantité.

Partager, partager, comme si ce village ne savait faire que ça! Un repas, avec les conteurs fraîchement débarqués qui furent invités à gouter des plats de légumes fraîchement cueillis dans des jardins à quelques pas de là, du vin, âpre il est vrai, trinqué entre amis de peu ou de toujours.
Pays de savoir-vivre, certains, ceux qui n'avaient pas en charge l'organisation, allèrent faire une sieste, attention, pas sous un tilleuil, au risque de prendre froid !

Des mots, par milliers
Vers la fin d'après-midi, c'est sur la place d'en bas, près de la salle commune, où les bancs avaient été installés en théâtre, que les conteurs se sont relayés à narrer des histoires où il était question de rois, de riches, de pauvres, d'amis, de voisins, de rires et de pleurs, de pays proches ou lointains, de rivages, de villages, de clivages, de ravages, … avec au bout du conte et non du compte, un mot, le dernier, celui qui ouvre l'esprit, renverse la compréhension ou simplement fait sourire (encore!)

A l'ombre du tilleul (oui, il y en a beaucoup) où le conteur officiait, mêlée à l'ombre du figuier où le public écoutait, la magie des mots a opéré.
Au loin, la tour — à l'histoire qui l'a ruinée et que certains conteront peut-être un jour —, continuait de laisser le temps passer. Derrière, les collines de chênes verts, de pins et de châtaigniers, ne bougaient plus depuis des siècles. Seules les cîmes des arbres se balançaient dans le vent, aujourd'hui du sud et porteur de pluie espérée pour la terre et les jardins, ou sous le vent du nord, compagnon du ciel limpide et du beau temps.

Le public, hypnotisé par les mots des conteurs qui se sont succédé, n'avait qu'une envie : rester ici, à Soudorgues, où les mots résonnent de non sens, de non temps, de non lieu. Oui, ce jour-là, le juge temporel avait déclaré le non lieu au temps et au sens. Les sens, eux étaient de la fête! L'ouïe, avec ces magiciens de l'histoire, la vue avec ces endroits préservés de la construction organisée par des molosses financiers, l'odorat avec les essences d'arbres, de plantes parfois oubliées, transportées gracieusement par les airs, le goût avec le souvenir du repas pris en commun, là-haut, et plus fort que tout, le cœur — certains me diront que ce n'est pas un sens, boudiou, je le sais bien, peuchère, je ne suis pas un fada ! — mais ce cœur, grand ouvert, absorbait tel une éponge ces sensations éphémères.

Vinrent les grillades, d'agneaux élevés dans les collines proches, à nouveau les légumes des jardins étagés en murettes, le vin qui râpe la langue, mais qui la délie aussi. Il y eut les chansons de ce conteur algérien dont on ne comprenait pas les mots, mais dont la derbouka et le oud qui l'accompagnaient portaient les sonorités lointaines et les sentiments jusqu'à la fleur de notre peau.
Revint encore la joute des conteurs. C'était à celui qui conterait avant l'autre, pour rire, pour se défier par les mots, par l'ingéniosité du sens caché, de l'image.

Après une nuit courte et un petit déjeuner pris en commun, ils durent repartir pour Saint Roman de Codière, un autre village accroché à la colline, posé sur des murettes, où ils se rendirent à pieds. A nouveau, un accueil les attendait, chaleureux, attentif et attentionné, pour la deuxième étape de cette ronde de ces trente conteurs qui va, de village en village pendant sept jours, faire danser les esprits. Ils s'embrasseront en se rencontrant comme nous nous sommes embrassés en nous quittant.

Retour aux sources
Être aussi près d'elle et ne pas lui rendre visite eut été un péché, je suis monté à la Grande Borie. La piste impraticable de plusieurs kilomètres, au milieu des fleurs de bruyère et de millepertuis, des bogues de châtaignes naissantes et des branches bruissantes de vent, avait subi l'outrage, non pas du temps, mais de celui qui n'entretient pas sa terre.

Après une heure de marche, j'ai pu caresser des yeux ses toitures, de la main ses portes de châtaignier. J'ai pu noyer mon regard dans l'immensité de la vallée et la pureté du ciel. J'ai pu fouler ses murettes, ses aires de battage oubliées, ses anciens jardins, envahis d'herbes folles de joie de s'ébattre sans être obligées de s'aligner, de produire ou de séduire.


Imaginez…
Ai-je imaginé tout cela, qui sait? Méfiez-vous des conteurs car ils mentent tout le temps, sauf quand ils disent la vérité.
D'ailleurs, suis-je même monté à Soudorgues? Allez savoir…
 
Dominique LIN
 
Pour voir toutes les photos de l'album : cliquer ici

(1) http://www.contes-al-pais.org/
(2) http://www.soudorgues.net/

 

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 09:01

La société japonaise, à l'instar des civilisations ancestrales, possède de nombreuses strates où les modes de vie se superposent, se côtoient, se croisent parfois dans la plus grande discrétion, parfois dans des chocs terribles, mais ne se mélangent que rarement. Comme tous les peuples forts, les Japonais possèdent leurs codes comportementaux que la jeunesse transgresse, que la globalisation caricature, que le temps érode chaque jour un peu plus. On peut survoler le Japon sans jamais le voir, on peut y vivre des années sans jamais le connaître ou le comprendre. On ne peut y pénétrer que par des portes, encore faut-il quelqu'un pour les ouvrir.

Si Richard Collasse n'est et ne sera jamais un Japonais dont le sang a coulé dans les veines des Nakatomi du VIIe siècle, il n'en a pas moins le regard aiguisé, l'attention subtile et la présence discrète, après trente années de pratique professionnelle, sociale, culturelle et familiale de la société japonaise, dans toute sa diversité, son histoire et son actualité.

Si son premier roman "La Trace" — paru au Seuil en 2007 — fleurait bon la nostalgie d'un Japon des années soixante-dix au sein d'une couche aisée de la société (voir l'article à ce sujet), son deuxième roman "SAYA" nous éclabousse de la réalité contemporaine aux mille contrastes, en passant du glissement feutré des cloisons de papiers des habitations traditionnelles à la cruauté des "love hotels" aux murs recouverts de tissu noir, aux bruits de pas étouffés dans la moquette des couloirs, où l'on réserve à l'heure ou à la nuit en délivrant son code de carte bancaire sur écran tactile.
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À travers trois vies, trois personnages éloignés en apparence, que le destin se charge de manipuler grâce à des "incidents" invisibles, une tragédie se joue sous nos yeux impuisants de lecteurs étrangers, fascinés par l'éternité des rôles.
Qu'en penseront les Japonais? Difficile à savoir par avance, même s'il a réussi à les stupéfaire avec son premier roman.
Même si par certains points, Richard le Français révèle ses origines, il nous offre avec SAYA une vision sur le Japon des villes organisé en cercles concentriques, où chaque jour sur le trajet du retour du travail, l'homme peut faire une halte — pour boire entre collègues ou s'offrir une prostituée — avant de rentrer chez lui, où sa femme lui a fait couler un bain et lui a débouché une bière.

D'un style simple, voire modeste, parfois encombré de noms de lieux qui servent plus le décor que la compréhension, l'intrigue est parfaitement ciselée : trois narrateurs, trois personnages, trois facettes de la même histoire, suivis d'un quatrième qui dévoilera la globalité en reliant les faits.
Si cette intrigue est très actuelle — accessoires électroniques omniprésents, licenciements économiques, crise mondiale —, la tragédie, elle, est bien éternelle, même si les héros d'aujourd'hui peuvent choisir de se sacrifier sous une rame de métro plutôt qu'au bout d'une lame de sabre.

Richard Colasse a passé plus de la moitié de sa vie au Japon. Il y a épousé une femme, adopté la langue, le rythme des affaires. Malgré ses charges professionnelles, sociales et familiales, il prend le temps d'écrire. Est-ce là une forme de remerciement à ce pays qu'il a adopté, qui l'a adopté aussi?
A lire entre ses lignes, à entrer dans son univers, il semble que Richard n'a pas fini de nous surprendre. SAYA est un véritable voyage au fond de l'âme japonaise. Merci à lui de nous avoir entrouvert la porte.

Dominique LIN


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4e de couverture :
Japon, années 2000.

A 45 ans, Jinwaki est un cadre surdiplômé, qui poursuit une brillante carrière dans un grand magasin japonais. Mais une restructuration économique met brutalement fin à ce parcours sans accrocs : du jour au lendemain, Jinwaki se retrouve au chômage, privé d’avenir, dans une société extrêmement hierarchisée. Vécue comme une catastrophe, cette sortie de piste le pousse à s’accrocher à la première bouée qui passe à sa portée : Saya, une lycéenne rencontrée par hasard dans un bar de Tokyo. Inscrite dans une des plus prestigieuses écoles du pays, Saya se livre à la prostitution, ou "Enjo Kosai", avec des hommes bien plus âgés qu’elle. Entre Saya et Jinwaki, les rapports "subventionnés" vont bientôt céder la place à un véritable amour.

Il y a aussi Kaori, l’épouse de Jinwaki : ignorante des difficultés rencontrées par son mari, elle passe son temps entre sa belle-mère, qu’elle déteste, et son petit chien, auquel elle voue un amour immodéré et malsain.

Nos trois personnages vont, chacun à leur manière, mener leur vie sur le fil du rasoir, avant d’être ramenés dans le droit chemin tel que la société japonaise le conçoit, c’est-à-dire sans autre alternative que la normalité… ou la mort.


Richard Collasse est né en 1953. Il vit et travaille au Japon depuis plus de trente ans. Il est l’auteur d’un premier roman, La Trace (Seuil, 2007), qui a fait sensation dans l'archipel nippon.

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 15:02
Les nouvelles tombent comme la grêle sur de jeunes pousses. Chaque jour ou presque, le monde de l'édition montre une nouvelle fissure, fait entendre un craquement, et ce n'est qu'un début.

Des stratégies mercantiles
On avait déjà connu cela dans le monde de la musique ou du cinéma. Les Majors se battent à coup de rachats de catalogues, de prises de capitaux les uns chez les autres, de fuite en avant avec des sorties de titres de plus en plus nombreuses, bref, un scénario très classique de guerre commerciale, le tout sur fond de "littérature".
Il y a eu les transferts, identiques au monde du football. Certaines expériences ont défrayé la chronique lorsque tel éditeur a sorti un à-valoir de 150K€ et un engagement de 80K€ de publicté à un auteur dont le roman attendu ne s'est vendu qu'à 5 ou 10 000 exemplaires…
Certains éditeurs lancent des premiers romans comme on jette un bébé Inuit dans l'eau glacée à la naissance où seuls les plus forts résisteront. Pas de corrections, pas de direction littéraire, on innonde le marché, on occupe les tables des libraires.
Certains ont tenté le livre politique ou people, pensant qu'avec la couverture médiatique et un arrosage à 50 000 ex, la partie serait jouée… flop, flop, flop, 600 exemplaires vendus !
Courir, toujours courir, tête baissée, quitte à se prendre le mur.
Et c'est ce qui se passe actuellement. Redressements judiciaires, liquidations, et pas chez les moins connus. Je pourrais les critiquer pour mauvaise gestion, pour erreurs de stratégie, pour course au tirage, mais ce serait trop facile. Toute guerre économique fait des victimes, et l'adage : "il n'y a que les bons qui restent" est totalement faux, si économie rimait avec déontologie, cela se saurait!

A trop tirer, ça casse
"La crise" est passée par là. On peut tirer un marché, on peut essayer de le tendre au maximum, mais un jour, l'élastique craque et certains en prennent plein la figure.
Le marché du livre est exactement le même que n'importe quel marché. Ce ne sont pas toujours les producteurs — créateurs — qui gagnent le plus, mais les grossistes et les intermédiaires. Actuellement, chez les éditeurs de petite taille — les indépendants —, la tendance est à se défaire des diffuseurs, dont certains tentent de dicter aux éditeurs la marche à suivre, d'autres imposent des quotas, pratiquent des tarifs exhorbitants, rallongent les échéances de paiement, … sous prétexte que sans eux, impossible d'être visible en librairie. Alors, les éditeurs, devant la — soi-disant — seule porte d'entrée des librairies, se laissent entraîner, tirent à des dizaines de milliers d'exmplaires pour des mises en place nationales, pour, au bout du compte — parfois un petit mois après—, rapatrier entre 50 et 80% des titres! Frais de port aller, stockage, distribution, frais de retour, on est vite dans le rouge. Tout cela sans compter les faillites de certains diffuseurs qui laissent derrière eux de K€ de dettes aux éditeurs, de quoi les faire plonger.
Tirer sur les diffuseurs n'est pas non plus la solution. Chacun se bat comme il peut sur ce marché, chaque entreprise pratique la politique qu'elle veut.

Une piste : la prudence
Une maison d'édition indépendante de petite taille doit garder les yeux ouverts. Bien sûr, chacune aimerait être visible, en première place sur les tables ou sur les gondoles. Chacune voudrait que le dernier titre fonctionne, dépasse les 5000 ex, tremplin vers la réussite, la reconnaissance, et, de là, la possibilité de passer à 10 ou 20 000 ex.
Mais avant tout, une maison d'édition doit impérativement garder une ligne éditoriale claire, cohérente et limitée à son savoir-faire. Beaucoup ont cru qu'en sortant des titres dans tous les genres, elles arriveraient à percer dans un ou l'autre. Erreur, cinq collections, c'est suffisant, plus facile à identifier, à construire, à étayer.
Lorsqu'on annonce un tirage de 1000 exemplaires, certains pensent que c'est trop peu : faux!
Il vaut mieux être très bien implanté sur un secteur restreint que de se retrouver en fond de librairie dans toute la France. Sorti de la poignée d'auteurs visibles dans les médias, les autres sont obligés d'être sur le terrain : signatures en librairies, salons du livre, conférences publiques. Ils doivent construire un lectorat, garder le contact avec lui,  et cela prend du temps. Si les lecteurs acceptent deux premiers romans avec bienveillance, le troisième sera l'étape décisive, la bascule vers le rejet ou la reconnaissance, à moins que ce ne soit le quatrième ou… le huitième!

Privilégier le long terme
Voilà pourquoi, un éditeur doit privilégier la qualité et le long terme, à moins qu'il ne fasse dans l'éphémère, l'évènementiel, le spectaculaire*. Lorsqu'il accepte un auteur, un éditeur mise sur lui, on peut même dire qu'il investit. Le premier roman ne sera pas rentable, à peine le deuxième. Un contrat d'édition va bien plus loin que les termes techniques et financiers. C'est un pari que tiennent les deux parties : l'auteur et l'éditeur. C'est le début d'une aventure qui ne peut être gagnée qu'à deux. Si être éditeur relève du sacerdoce, passer d'auteur à écrivain prend du temps, de la volonté, de la maturation — sans oublier le talent.
Sur 1000 manuscrits reçus, deux peut-être seront éditables, après un travail de plusieurs mois avec l'auteur. Il ne s'agit pas d'éditer "le livre d'une vie à l'intention de ma belle-mère", mais de savoir si l'auteur est prêt à se remettre en question, à entamer un parcours dont personne ne connaît la destination finale.
Une petite maison d'édition sort entre 5 et 20 titres par an, dont une majorité est issue des auteurs de son catalogue.

éditeur en 2009, 201…
Certains noms de l'édition, gravés dans la mémoire collective, riment avec engagement. Il suffit de voir la liste des auteurs qu'ils éditaient dans les années cinquante à soixante dix pour s'en rendre compte. Ils ne sont plus là ou ont changé de stratégie. Même si le temps n'est plus aux grandes idées, l'engagement pour un style est encore très compliqué.
Quand je lis dans certaines revues que le marché du livre se porte bien… je me demande lequel. Sur la quantité, peut-être, dans quelques niches sûrement. De quel marché parlent ces chroniqueurs? Celui des offices en rotation permanente ou celui de la Littérature?
Cela n'empêche pas les journalistes en quête de sensationnel de titrer :
- Les éditions Anne Carrière en redressement judiciaire;
- L'ancien éditeur de Paulo Coelho au bord de la faillite;
- Après les éditions du Rouergue, Actes Sud serait en train de racheter les éditions de l'Aube;
- De nouveaux licenciements dans le monde de l'édition;
- L'éditeur Pan Mcmillan va mettre 64 employés à la porte;
- L'éditeur Panama serait en cessation de paiement;
- Des plans de restrictions budgétaires chez Simon & Schuster, Houghton Mifflin Harcourt et Thomas Nelson;
- etc.

Alors, il est peut-être plus facile d'être petit éditeur aujourd'hui, enfin, moins difficile que d'avoir à se battre à coup de millions d'euros. Habitué à courber l'échine, à gagner chaque millimètre de terrain "à la main", le petit éditeur verra moins de fluctuations que le gros. Comme dans toute grande période difficile, beaucoup vont disparaître.
Deux lignes vont se démarquer : celle du classique, du long terme, du verbe, du style et celle de la technologie, de l'effet médiatique, de la marche forcée.
Ces deux lignes existent déjà, mais la césure sera plus prononcée. Les auteurs en feront les frais, à chacun de choisir son "camp".

Il ne sert à rien de se plaindre, de regarder en arrière. Nous sommes en 2009, le siècle se met en place, il faut vivre avec, participer à sa construction.
Il faut continuer de parier sur les valeurs qui nous animent, ce sont les seules qui nous aideront à avancer, à accepter l'adversité.

L'histoire est immuable
Quand certains ont les chiffres pour objectif, d'autres préfèrent la lettre; l'éternelle dualité de l'avoir et de l'être.
En fait, rien n'a changé, si ce n'est le décor…

Dominique LIN


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* Quelques caricatures contemporaines…
7 millions $... Pour savoir comment GW Bush a choisi d'envahir l'Irak, de traquer Oussama — qui court encore — et d'arrêter de boire (?)... voilà une somme rondelette!

Une nouvelle tendance outre-manche : la télé-réalité version "littérature" :
ITV.com : Si quelqu'un vous a dit - "il ya un livre en vous" -, alors vous pouvez entrer dans la compétition. Nous voulons des histoires que vous aimeriez partager avec le public britannique dont la source d'inspiration est issue de la vie réelle.
Le gagnant signera un contrat d'édition avec une avance de vingt mille livres. Tout ce que vous avez à faire pour participer est de nous écrire - nous en dire un peu plus sur vous-même, quelques pages de votre histoire et de soumettre plus de cinq mille mots décrivant certains des événements fascinants que vous avez vécu.
S'en suivra tout une série d'émission, à mi-chemin entre la Star'Ac et le Loft, où les auteurs (et leur écriture) seront mis à l'épreuve d'un jury, face aux caméras.

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 05:18
France-Cuba et les amis de l’humanité en Vaucluse
vous proposent :

Forum-débat "Cuba en 2009"
Mercredi 24 juin 19 heures
Médiathèque Jean-Louis Barrault
6, Rue Perrin Morel
, 84000 Avignon (rocade Avignon-sud)
Voir plan Google map




Rencontre avec France Cuba le 22 mai 2009 à Entraigues
(Ici, Gerard GODEFROY du comité Vaucluse en compagnie de Dominique LIN)

Dans sa volonté de vous permettre d’accéder à une meilleure connaissance de CUBA en 2009, France Cuba Vaucluse, vous invite mercredi 24 juin à 19 heures à un forum débat qui s’annonce animé à la médiathèque JL Barrault, rocade sud d’Avignon.

(sur la photo : conférence de Maurice Lévêque
à l'Alliance Française de Santiago de Cuba

Quatre intervenants :
- Maurice Lévêque, écrivain et metteur en scène de théâtre, toujours prêt à recréer l’expression d’un art authentique collant au vécu de ceux du lieu où il vit. Depuis 3 ans à Cuba, ce n’est qu’avec la force de ses convictions qu’il surmonte tous les obstacles rencontrés par la création artistique ;
- Sergio Bonneton, passionné de Cuba, prêt à enfourcher sa rossinante pour défendre les causes les plus justes. A Cuba qu’il fréquente assidument, le Che l’affirme « Hasta la victoria, siempre !» (Jusqu’à la victoire [pour les causes justes] toujours);
- Cathy Ceïbe, journaliste d’investigation, est correspondante d’un des plus prestigieux journal français pour l’ensemble latino-américain, l’Humanité; 
- Christian Raffaëlly, professeur à la retraite, féru de littérature cubaine. Il était présent à Cuba lors de la récente feria internationale du livre de la Havane, et c’est avec passion qu’il nous fera partager son expérience.


Telle est la proposition qui vous est faite. Avec de courts extraits vidéo en guise d’introduction pour susciter un riche débat, cette soirée d’exception sera une bouffée de fraîcheur dans un contexte de morosité française ambiante. Elle offre un apport exceptionnel à la réflexion dans les temps difficiles que nous traversons.


Un drapeau, le "Che", une culture forte exportée dans le monde entier,
… Cuba aux
mille facettes

- l’histoire acquittera-t-elle Fidel Castro ?
– pourquoi parle-t-on si souvent du Che, de Camilo Cienfuegos ou de José Marti ?
- qu’est-ce qui peut être considérer comme positif et à contrario comme négatif dans le processus socialiste en cours à Cuba
- qu’en est-il des droits de l’homme ?
– où en est-on de l’affaire des Cinq ?
- qu’est-ce que la diaspora cubaine ?
- comment les femmes sont-elles insérées dans la société ?
- y a-t-il démocratie ou dictature ?
– quel rôle est dévolu à l’éducation, à la littérature, à la culture ?
– les homosexuels sont-ils réprimés ?
- quelle place occupe l’informatique ?
– les cubains répondent-ils aux questions environnementales ?
– comment se passe la vie quotidienne ?
– quel est le rapport de Cuba au marché ?
– comment évoluent les rapports avec l’Europe, avec les Etats-Unis, avec l’Amérique latine, avec les autres continents ?
- comment se situe Cuba dans l’ensemble caribéen ?
– sont-ce les forces armées, le parti, les églises qui détiennent le pouvoir et le futur du pays ?
– quel regard les jeunes générations portent sur l’histoire et sur l’avenir de leur pays
– quels sont les apports cubains au monde d’aujourd’hui et pour demain ?


Allons bon, bien des questions ! Soyez rassurés, les organisateurs ont la ferme intention de vous faire passer une agréable et instructive soirée, avec images, témoignages et musique en prime, pour vous donner l’envie de recommencer cette expérience, selon le souhait que vous exprimerez alors en toute connaissance de cause…
Il ne sera pas possible d’aborder toutes les questions, mais chacun d’entre nous à déjà sa propre grille de lecture et aimerait bien savoir comment, de leurs vécus, ceux qui sont plus axés sur ce pays y répondront

Pour aller plus loin après le débat, des livres vous seront proposés :
- Les publications de France Cuba, mais aus
si, "La Sentinelle",le dernier roman de Maurice Lévêque, paru chez Elan Sud, ainsi que "Toca Leòn!", un roman d'aventure à Santiago de Cuba, de Dominique LIN, passionné de la culture afro-cubaine et écrivain, paru aussi chez Elan Sud.
Les auteurs dédicaceront leurs ouvrages
.

En savoir plus sur France Cuba
Pour connaître leurs activités près de chez vous, voir menu : comités locaux

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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 13:47
Luxure, luxure, quand tu nous tiens, quand tu nous hantes… c'est ce qu'auraient pu se dire cette année les visiteurs de Lire en mai, le salon du livre de Nyons.
Les organisateurs ont été fidèles à leur image : accueillants, chaleureux, prévenants. L'esprit familial qui règne au sein de l'équipe — enfin, c'est ce qui en ressort — est confirmé par la présence constante des bénévoles d'une année sur l'autre. Reconnaître leur visage souriant en profitant du petit café/croissant d'accueil est un plaisir attendu, presque espéré dès qu'on prend la route pour se rendre au salon.

Un clin d'œil à Sébastien (et son père, patissier et marchand de glaces) que nous avons taquiné deux jours durant. J'espère que les autres bénévoles que nous adorons aussi n'en prendront pas ombrage, je suis incapable de me souvenir de plus de deux prénoms à la fois…

La touche raffinée de fleurs de genêts et rameau d'olivier sur les tables ont parachevé le tableau. Prêts, fins prêts, auteurs et éditeurs invités pouvaient se mettre au diapason, et présenter leurs ouvrages au public du jeudi matin, partagé entre feuilles de laitue et pages de roman, puisque le marché s'était installé, comme à son habitude, sur la place du village.


Non, le gingembre n'ensorcelait pas le passant, les roses n'exhalaient un parfum de débauche, aucune jeune femme envoûtante ne s'était cachée derrière une arcade pour tenter les hommes de passage… Non, pour sentir le vent de luxure, il fallait se rendre dans les lieux propices où des textes parfois sulfureux avaient pris rendez-vous avec les passionnés, les aventuriers du mot, les téméraires du texte.

Chaque année, un péché capital est soumis au visiteur, à moins que ce ne soit le visiteur qui ne s'y soumette, allez savoir? Mais, comment résister à l'invitation de la luxure?





Côté salon, les arcades résonnaient de mille voix, celles des visiteurs, dont de nombreux habitués, retrouvant tel auteur de l'an passé ou celui d'avant, avec un nouveau titre. Lecteur séduit, il ne lui fallait pas longtemps pour demander la dédicace et repartir, roman sous le bras, rêvant de lecture, heures solitaires dans un nouvel univers.
Le jeudi, le repas pris en groupe possèdait l'avantage de la rencontre et du partage entre auteurs à l'ombre des platanes. S'il fallait une note, non pas fausse, mais plutôt en bémol, ce serait celle du menu servi, qui avait pour mérite malgré tout, de rappeler les cantines d'antan.
De retour le samedi, la foule se fit plus rare, mais le contact avec les lecteurs toujours aussi enrichissant. La note en dièse fut la présence d'Atiq Rahimi, accompagné de son fidèle petit chapeau et de son écharpe, reconnaissable à sa fine moustache, son regard afghan perçant et son sourire accueillant. Auteur de Syngué sabour (La pierre de patience, prix Goncourt), Le Retour imaginaire, Les mille maisons du rêve et de la terreur et de Terre et cendres, il a, d'après les auditeurs, animé une conférence empreinte de chaleur et de simplicité, loin des fards de la remise du Prix Goncourt dans les salons parisiens.
Mais je ne saurais faire de l'ombre aux autres intervenants moins célèbres mais tout aussi captivants. Difficile de parler de tous, surtout qu'en tant qu'auteur invité, je me devais de rester à ma place pour dédicacer mes deux romans, "Toca Leòn!" qui jouit d'un lectorat solide et de "La grande Borie" qui ne demande qu'à s'en faire un puisqu'il vient de sortir.

Deux jours à Nyons, à peine le temps de se dire bonjour et au revoir, repartir avec un cadeau de l'amitié, des produits du terroir généreusement offerts par les partenaires du salon.

On pense déjà à l'année prochaine qui verra l'avarice envahir les cours et les jardins, raser les murs de peur qu'on la hue, qu'on la vilipende. Elle ne pourra pas se vautrer sur un grand lit au milieu de la place, tel ce lecteur d'extraits érotiques à demi nu.

Que nous réserve l'équipe de Lire en mai? Nous verrons cela dans 51 semaines, mais, silence, ils sont déjà au travail!

Dominique LIN
© photos : Elan Sud et P.O.L (Atiq Rahimi)

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 12:45
La deuxième édition Fiesta Cubana "Cultura y Salsa"
s'est déroulée à Entraigues vendredi 22 mai.

 

Organisée par deux associations SONLASA et France CUBA, elle a pour but la jonction de deux univers qui ont vocation à se côtoyer et à s'imbriquer : celui de la Salsa et celui d'une meilleure connaissance de Cuba dans son ensemble.

La salsa

Elle s'est déroulée dans la salle des Fêtes d' ENTRAIGUES [France Cuba Vaucluse domiciliée en Mairie]. Moins nombreux qu'en 2008, les participants à la deuxième édition ont manifesté un réel plaisir à se retrouver, beaucoup d'entre eux ont des liens génériques avec Leo, lui qui a fait naître tant de vocations pour la salsa, lui qui sait si bien rassembler les "pros", les passionnés et ceux qui s'initient.

Un stage salsa était offert par SONLASA et LEO (avec Sam) en introduction de 15h à 17h30.
D'autres participants sont venus à notre rencontre, assurant ainsi la pérennité de "Fiesta Cubana Entraiguoise", car, il faut bien l'avouer, pour le long pont estival de l'Ascension, certains amis étaient loin de chez eux.

Des livres sur la culture cubaine et afro-cubaine

Cette fois les éditions Elan Sud et Dominique Lin avec son roman "Toca León!" ont été au cœur du débat sur la musique, la culture, la vie quotidienne cubaine. D’autres documents et livres des auteurs reçus par le comité étaient à disposition [dont Cuba 50 ans de Révolution coédité France Cuba – le Temps des cerises].

Nombreux étaient les témoignages apportés: ceux des cubains venus à la Fiesta : Vilma, Céline, Kenia... et les "multirécidivistes" des séjours à Cuba : Jean-Noël, Eliane, Sergio, eux qui parcourent l'Île en vélo de la Sierra Maestra jusqu'à Pinar del Rio, Christian, Gérard attachés à la Feria internationale du Livre de la Havane.

Débat, musique, littérature et congas,
mais aussi… buffet

Et Sergio BONETTON témoigna. (Il est aussi un des piliers essentiels du Comité Directeur de France CUBA National). Car Les Lyonnais, les Ardéchois et les Gardois de France Cuba, solidaires étaient aussi du rendez-vous.
Le débat aurait pu durer, mais le Buffet Latino réveillait les papilles et les Salseros voulaient de nouveau entrer en piste, ce qui fut fait, accompagné tout au long par les congas de Dominique Lin.

Y salsa !

La fameuse "rueda" de Léo de Sonlasa
prévoir d'autres rencontres avec Cuba…

La prochaine fois, nous verrons comment concilier dans le temps ces attentes diverses sans qu'aucune ne se sentent chevauchée par l'autre. Nous recréerons l'événement tant il a été fédérateur d'estime mutuelle et d'amitié.
Comment ne pas souligner la générosité des bénévoles qui ont su offrir une aussi belle soirée : Françoise, Christiane, Vilma, Barbara, Henri, Sandrine, Suzanne, Carole, Léo, Franck, Sam, … que ceux qui ne sont pas cités ne nous en tiennent pas grief... et aussi le site Salsavignon qui avait fait connaître l'événement.
A reconduire, hasta la proxima... puisqu'une rencontre nouvelle se prépare avec France Cuba : un colloque, précédé d'une courte vidéo à la Médiathèque Jean Louis Barrault d'Avignon le Mercredi 24 Juin au soir.


Que seraient nos soirées sans toutes les "petites mains" en cuisine…

Une équipe attachée à l'organisation d'une soirée la plus conviviale possible
… et avec le livre

Les éditions Elan Sud, dans leur relation avec l’écrivain Maurice Lévêque (édité chez Elan Sud) nous présenterons aussi l’œuvre d’un peintre cubain, sous forme de bande dessinée de haute qualité.
Nous ferons tout pour vous tenir informé et vous êtes en charge de réserver ce temps et de le faire savoir.

Article écrit par Gérard GODEFROY de France Cuba Vaucluse

Photos © : Fance Cuba et Elan Sud

Quelques liens pour rester en contact avec
France Cuba et la culture musicale

www.francecuba.fr : site officiel de France Cuba

salsavignon.com/ : votre agenda salsa Vaucluse et Gard

www.ritmacuba.com/ : RitmaCuba est plus qu'un stage d'été : vous vous immergez pendant deux semaines au coeur du plus intense de la musique et de la danse cubaines.

www.salsasud.com/ : le site de la salsa dans le sud "connecting salseros"

www.afrolatino.net/ : annonces événementielles dans le domaine des danses Salsa, Afro, Rock, en France et Dom Tom

www.bailasalsa.org/ : cours de salsa en nord Vaucluse - faire découvrir et partager une passion pour les cultures sud-américaines et afro – cubaines.

Pour voir toutes les photos d'actualité grandeur nature,
cliquer ici
(salons, librairies, soirées, …)

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 07:48
Le 23 juin 2009, cela fera 50 ans que Boris Vian nous aura quitté. Son nom fait partie des auteurs, chanteurs, romanciers du XXe siècle les plus connus. Tout le monde peut citer au moins un de ses titres, mais rares sont les témoins de sa vie encore présents pour en parler.
Plusieurs articles lui sont déjà consacrés, et ce n'est qu'un début. Icône, idole, star, … il va faire l'actualité durant quelques temps, et c'est pour le plus grand bien de nos contemporains : redécouvrir un auteur majeur.

L'Express Livres

Vian embaumé dans la Pléiade ? La nouvelle aurait sûrement fait hurler de rire l'auteur de L'Arrache-cœur. Et pourtant, ce sont deux volumes qui devraient paraître simultanément à la fin de 2010 ou au début de 2011, regroupant l'intégralité des romans et des nouvelles ainsi qu'une sélection de chroniques. Plus qu'une consécration, l'entrée dans la prestigieuse collection a de faux airs de revanche posthume pour Boris Vian. On a peine à l'imaginer - alors qu'il se vend aujourd'hui impavidement 100 000 exemplaires de L'Ecume des jours par an - mais les amours de Colin et Chloé, parues en 1947 chez Gallimard, n'avaient intéressé à l'époque que... 2 000 lecteurs en dix ans ! Et Gaston Gallimard avait été tout heureux d'en abandonner les droits au remuant Jean-Jacques Pauvert, qui, au côté de Christian Bourgois et de sa collection de poche 10/18, allait relancer Vian. La Pléiade appartenant aux éditions Gallimard, Vian rentre donc au bercail.

L'Express livres lui consacre un article complet intitulé : Vian sous les toits de Boris

L'auteur de L'Ecume des jours est mort il y a cinquante ans. Mais sa tanière parisienne demeure intacte. L'Express a pu la visiter. Un voyage fantastique dans l'univers de cet inventeur de mots, de musique... et d'objets.

C'est comme s'il venait tout juste de claquer la porte. Comme s'il était seulement parti pour cette projection de J'irai cracher sur vos tombes au cours de laquelle il succomba à une attaque. C'était le 23 juin 1959, à 10 h 10, voilà un demi-siècle. Boris Vian avait 39 ans. Et pourtant, rien, strictement rien, n'a changé dans son étonnant appartement parisien du 6 bis, cité Véron, toujours propriété de sa veuve, Ursula. L'Underwood portative sur laquelle il a tapé L'Arrache-coeur semble l'attendre sur son bureau et le piano de bastringue Hanlet en bois clair où il inventa Le Déserteur est toujours là - mais ne sert pas de whisky-eau de Seltz, contrairement au «pianocktail» de L'Ecume des jours...


A l'occasion du cinquantenaire de la mort de Boris Vian, L'Express a exceptionnellement été autorisé à pénétrer dans ces lieux. Ce labyrinthe de planches et de verre, le romancier trompettiste ne s'est pas contenté de l'habiter, il l'a quasiment façonné de ses mains et parsemé de dizaines d'objets dont l'histoire finit par dessiner celle de sa vie. Pour ce cinquantenaire, et avant la consécration suprême avec l'entrée en Pléiade (voir l'encadré), le Livre de poche a eu la bonne idée de choisir 33 de ces objets intimes pour illustrer les couvertures des oeuvres du «prince de Saint-Germain-des-Prés». Ils forment comme un jeu de piste dans le royaume de la cité Véron.

.../...

Le Livre de poche échelonne sur toute l'année 2009 l'édition de 33 titres de Boris Vian avec de nouvelles couvertures. Une douzaine de volumes sont déjà sortis. à lire aussi: Boris Vian, par Marc Lapprand et François Roulmann. Découvertes-Gallimard, 14 euros (sortie début mai); et Boris Vian. Le sourire créateur, par Valère-Marie Marchand. L'Archipel, 400 p., avec un CD, 23 euros. à voir: L'Ecume des jours, au théâtre Dejazet, Paris (IIIe). Jusqu'au 11 avril. Pour tout renseignement sur les événements organisés pour le cinquantenaire, consulter le site de la Fond'action Boris Vian: www.borisvian.org



L'article complet sur le site de l'Express Livres

Un diaporama des objets de Boris Vian sur le site de l'Express, objets, loufoques ou pratiques, ont été photographiés dans l'appartement où Boris Vian a vécu de 1953 à 1959, 6 bis cité Véron dans le dix-huitième arrondissement de Paris. L'appartement n'a jamais été réaménagé depuis.



LIRE : le magazine littéraire


La comète Vian

par Tristan Savin - Lire, avril 2009

 Chanteur, auteur, romancier... Mais qui était Boris Vian? François Roulmann, expert en livres anciens, lui doit sa vocation de libraire. Coauteur d'une biographie à paraître en mai, il raconte la vie trop brève de l'auteur de L'écume des jours. Entretien.

Comment en êtes-vous venu à vous intéresser à Boris Vian?
FRANÇOIS ROULMANN. Je l'ai découvert à seize ans à travers le recueil de nouvelles Les fourmis, que j'ai lu dans le train Paris-Stockholm. Une phrase en particulier m'a frappé: «Si je tenais le salaud d'enfant de pute à la graisse de couille de kangourou qui m'a foutu ce nom de Dieu de bordel de merde d'installation d'une façon aussi dégueulasse... eh bien... comme on dit, je ne lui ferais pas mes compliments.» Après cette révélation de l'écriture, je suis passé de la passion à la collection. Etudiant, j'allais sur les quais chercher les éditions originales. J'ai pris goût à ce métier de chineur et je suis devenu libraire grâce à Boris Vian. C'est un peu comme la figure de Chick, dans L'écume des jours, qui est fana de Jean-Sol Partre. Mais je n'en suis pas au point de ne plus donner à manger à mes enfants pour acheter un pantalon qui porterait sur la fesse droite l'empreinte du pouce gauche de Boris Vian!


Qu'avez-vous découvert en établissant l'édition des romans de Vian en Pléiade?
Nous sommes loin d'avoir fini. Les deux volumes feront 2 800 pages et ne devraient pas sortir avant fin 2010. Ce que nous découvrons, par exemple, c'est que dans tous ses jeux de mots et ce qu'on croit être des néologismes, rien n'est gratuit. Il y a des références cachées, historiques ou relatives à sa vie personnelle.

Vous avez un exemple précis?
Dans Vercoquin et le plancton, Boris Vian énumère des noms d'alcool. Il cite le gin Funèbre fils, du Tréport. D'où cela vient-il? Est-ce un jeu de mots? On l'a su grâce à sa première épouse, Michelle Léglise-Vian, qui s'en souvenait très bien et nous a récité le début d'un poème de Victor Hugo: «Les Djinns funèbres, fils du Trépas...»

En dehors des classiques, quelles sont les autres influences?
Chez Vian, il y a l'influence surréaliste, bien sûr Jarry et la pataphysique, mais aussi l'influence «mathématique» qu'on trouve également chez Queneau. Et l'imagination pure, parfois fantastique mais liée à une certaine réalité comme dans les nouvelles de Marcel Aymé. Vian décortiquait scientifiquement la langue, avec par exemple des jeux littéraires sur la place des lettres, comme dans l'expression «à bon chat bon rat», qui devient «à bon chien bon rien». On peut dire que Vian est un «pré-oulipien»: il a utilisé des contraintes dans certains textes pour le Collège de Pataphysique et précédé, ainsi, l'OUvroir de LIttérature POtentielle, créé après sa mort... Perec est un élève de Vian mais sans le revendiquer. Il n'a fait allusion à lui dans un texte qu'une seule fois, en parlant d'une rue Boris Vian.

Que nous apprend l'étude des manuscrits de Vian?
Il a laissé des cahiers, des carnets, des agendas, etc. Ce qui est intéressant, c'est la fluidité - et la beauté - de son écriture. Il écrit de façon très lisible, c'est peu raturé. Il utilise l'encre violette, l'encre verte, parfois le bleu pétrole. Dans les premiers grands manuscrits comme L'automne à Pékin, il y a des dessins et des échiquiers. Ils seront exposés l'année prochaine.

La suite de l'article sur le site du Magazine LIRE



«Gallimard s'est débarrassé de L'écume des jours!»


par Jérôme Dupuis - Lire, avril 2009

 Le roman culte de Boris Vian n'a pas toujours été le succès de librairie que l'on croit. L'éditeur Jean-Jacques Pauvert, 83 ans (et toujours un rire d'adolescent), raconte comment il en a racheté les droits.

Dans quelles circonstances avez-vous connu Boris Vian?
Jean-Jacques Pauvert. A la terrasse de chez Sénéquier, à Saint-Tropez! Un ami commun me l'a présenté. Je dois vous avouer qu'avant ce jour-là j'avais une image de lui un peu «mondaine», un peu dispersée. Cette fois-là, on s'est un peu tâtés. Nous nous sommes bien entendus. Puis, nous nous sommes revus à Paris. Il m'avait même élevé au grade de Commandeur Exquis du Collège de Pataphysique. Début juin 1959, il m'avait invité à une petite cérémonie pataphysique, chez lui. Mais je n'ai reçu l'invitation que le lendemain! Quelques jours après, le 23 juin 1959, il mourait. Ce rendez-vous manqué reste un grand regret de ma vie.

Comment devenez-vous son éditeur?
Au tout début des années 1960, deux de ses amis, François Caradec et Noël Arnaud, sont venus me voir, désespérés de constater que l'oeuvre de Vian était un peu laissée à l'abandon. Comme j'étais plutôt en bons termes avec Gaston Gallimard, à l'époque, je lui ai demandé si je pouvais récupérer les droits de L'écume des jours, qu'il avait publiée en 1947. Il n'y a vu aucune objection, au contraire! La maison Gallimard m'a même demandé comme un service de la débarrasser du stock d'invendus qui lui restaient sur les bras. Elle me les a vendus au prix du papier*! Autant dire qu'entre 1947 et 1963, il ne s'en était pas vendu des masses...

La suite …



Biblio et audio

 Pour toute information concernant le cinquantenaire Vian, consulter le site très complet de la Fond'action Vian: www.borisvian.org

À LIRE
Boris Vian, le swing et le verbe par Nicole Bertolt et François Roulmann, 244 p., Textuel, 49,90 euros. Très beau livre riche en iconographie. Boris Vian, le sourire créateur par Valère-Marie Marchand, 400 p. et un CD, L'Archipel, 23 euros. Boris Vian par Marc Lapprand et François Roulmann, 98 p., Découvertes/Gallimard (sortie prévue en mai). Boris Vian, Je voudrais pas crever, poèmes illustrés par Loustal, Serge Clerc, Götting, etc., 82 p., Les Allusifs, 22 euros. A noter que Le Livre de poche réédite, tout au long de l'année 2009, 33 titres de Boris Vian sous de magnifiques couvertures, dont une version illustrée du Manuel de Saint-Germain-des-Prés.

À ECOUTER
On n'est pas là pour se faire engueuler, triple CD avec de nouvelles interprétations des chansons de Boris Vian, par Philippe Katerine, Daniel Darc, Arielle Dombasle, Jean-Louis Murat, etc., Universal Music. Une soirée-hommage aura lieu salle Pleyel, le 23 juin. L'écume des jours, lue par Arthur H, Audiolib, durée: 7 heures, 17 euros.

À VOIR
Deux documentaires sur Boris Vian seront diffusés en juin 2009, l'un sur Arte, l'autre sur France 5. Vian v'là Boris, spectacle par le Théâtre de l'Eveil, en tournée pendant l'année 2009 (teveil. neufblog.com). L'écume des jours, Théâtre Dejazet, 75003 Paris. Jusqu'au 11 avril.


Photo issue du site www.borisvian.org

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 16:14
Cher Azouz


Permettez-moi cette entrée en matière, chaque fois que j'apprécie un livre, le contact direct avec son auteur me pousse à la familiarité*. J'aurais pu aussi vous appeler Monsieur Begag car le titre — honorifique — serait allé à celui qui m'a permis de m'élever le temps d'une lecture.
Je ne suis ni lettré ni critique littéraire, il m'a semblé que votre roman ne s'adressait pas à eux, en tout cas, pas à cette partie de l'esprit qui analyse, dissèque, soupèse ou évalue arbitrairement. Il s'adresse en premier lieu aux êtres humains car c'est bien d'une histoire humaine qu'il s'agit et c'est à ce titre que je vous écris.
Vous avez présenté "Dites-moi bonjour" comme une fable, je vous l'accorde volontiers. J'y ai aussi vu un tableau naïf haïtien, très coloré, avec personnages subtils dépeints dans des situations quotidiennes révélatrices de leur culture. Un de ces tableaux dans lequel on découvre chaque jour un nouveau détail passé inaperçu et dont on ne peut ignorer la présence une fois décelé.
 
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Alors, qu'en est-il de cette fable?
Elle ne commence pas par "une fois", mais à l'époque "d'Avant". Avant quoi? Si ce n'est pas défini, c'est sûrement dans un passé simple, un passé pas encore composé et déjà plus "plus-que-parfait". Les habitants de la Terre n'allaient pas encore dans le sens unique de la "satiété de consommation" même si certains en portaient déjà les stigmates, cloués insidieusement au pilori de leurs faiblesses par les saigneurs du marketing, les mains percées pour mieux dépenser.

Moi qui ordinairement avale les chapitres comme un goinfre lorsque la magie opère, vous m'avez forcé à ralentir, à déguster toutes les images, les jeux de sens, les contre-mots — au point d'énerver ma femme que je dérangeais pour vous lire à haute voix. Vous m'avez fait voyager dans le temps et l'espace avec un personnage venu de sa forêt, sa forêt de souvenirs, de tradition, de liens familiaux, où des compagnons, mi sages, mi potes, cheminent et conversent avec lui, témoins de l'évolution de la manipulation des masses.
La fable possède la force du miroir où chacun peut se mirer, sans distinction de couche sociale, d'origine géographique ou ethnique, … les portes de l'imaginaire sont grande ouvertes.
Rien de mièvre, rien d'anodin. En quelques coups de "phrasette" magique, vous figurez les jeunes des cités en hérons, une voiture en coccinelle, la société en pieuvre. Les éléphants sont trompés, les lièvres carottés, les loutres outrées,… Au lieu de faire mourir un père, vous lui faites rejoindre le paradis en chevauchant sa mobylette.
Sur ce chemin fleuri de pépites et pavé de pépins, l'homme a bien du mal à (re)trouver ses repères, son instinct, ses besoins. Vous êtes un optimiste doublé d'un utopiste — c'est pour cela qu'on vous aime —pour espérer qu'il ne se perde pas.
Une majorité de nos semblables s'en remet à des guides aux appellations multiples non contrôlées. Malheureusement, beaucoup de faux prophètes à talonnettes sont trop petits pour amener l'Humain jusqu'à demain quand ils lui promettent un grand destin.
Vous dites "un écrivain affirma que, désormais, écrire était vain". Vous avez tort. Un livre comme le vôtre donne du sens aux mots car vous avez détourné leur forme pour en agrandir le fonds. Vous avez, tout en gardant une forme légère, ouvert l'esprit à la réflexion sur notre monde, nous offant le recul et l'humour nécessaires pour mieux y voir, mieux comprendre nos comportements.

Si je peux me permettre, amateur d'écrire je suis, comme en politique les plâtres j'essuie, entre les deux j'ai choisi. Il est difficile de changer le monde avec les outils censés le faire. Plutôt que d'essayer avec le légal, essayons l'égalitaire, au fratricide préférons le fraternel, au totalitaire, opposons l'imaginaire.
Vous avez abordé tant de thèmes dans cette "Gaule d'Après", évoqué ceux qui subissent et ceux qui résistent, laissant à chacun le soin de s'y reconnaître, que je serai obligé — avec plaisir — de le relire, … le relire encore.
Merci monsieur Azouz Begag.

Dominique LIN

   

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* Haut degré de simplicité, d'intimité, dans les relations sociales ou dans les rapports particuliers qui unissent des personnes non apparentées.

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 11:23
Dès lundi 5 Janvier, et pour la première fois, Cuba mettra à la disposition des chercheurs locaux et  étrangers, près de 3000 documents inédits de l'écrivain américain Ernest Hemingway, en format numérique, selon les affaires culturelles de la Havane.

"Il s'agit de documents pratiquement inconnus. Seuls quelques-uns étaient mentionnés dans le journal d'Hemingway à Cuba. La plupart ont été bien conservés dans les archives de la Finca Vigia depuis plus de 45 ans ", a déclaré le directeur de cette institution, Ada Rosa Alfonso.

Dans le futur, seront mis à la disposition des experts 1.000 documents supplémentaire, dont des lettres, des manuscrits et des cartes qui se rapportent à  près de 20 ans de son séjour à Cuba.
Certains d'entre eux sont des éléments clés, selon les experts, pour confirmer son hypothèse de la présence de sous-marins nazis venus s'alimenter en carburant sur la côte nord de Cuba au cours de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945).

Sont aussi inclus des documents personnels tels que les permis de conduire, passeport, des factures et des polices d'assurance.

Prochainement, ces documents seront disponibles dans la "Kennedy Library" de Boston, grâce un accord bilatéral signé en 2002 entre le Conseil national du patrimoine culturel (CNPC), le Conseil de recherches en sciences sociales des États-Unis et le "Hemingway House Museum".

«Nous croyons que ce projet culturel est vraiment un exemple de ce que mai est la relation entre les intellectuels de Cuba et les États-Unis», a déclaré la présidente du CNPC, Margarita Ruiz.


Photo : AFP

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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 10:00
Peu d'êtres humains peuvent recevoir le qualificatif de "grand".
Ils ont entièrement donné leur vie au service de l'humanité et se comptent sur les doigts de la main, les Gandhi, les Luther King, les Abbé Pierre...
Certains voudront les cannoniser, les enterrer au Panthéon. Ce ne sera qu'un rituel éphémère justifiant son contraire.
De tous les chefs, qu'ils soient d'état ou religieux, aucun ne leur arrive à la plante des pieds.
Quand il n'est plus de qualificatifs, de mots assez forts, reste le silence et le respect.

Sœur Emmanuelle est un exemple d'humanité. Elle a redonné à ce mot un sens profond, détaché de tout lien religieux, national ou sectaire.

Un grand merci à elle et que son œuvre puisse continuer

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