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Bonjour à tous,

J'ai ouvert ce blog pour vous permettre de réagir aux lectures de nos ouvrages. Les auteurs vous répondront avec plaisir en fonction de leur emploi du temps, laissez-leur un commentaire.

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 07:48
Le 23 juin 2009, cela fera 50 ans que Boris Vian nous aura quitté. Son nom fait partie des auteurs, chanteurs, romanciers du XXe siècle les plus connus. Tout le monde peut citer au moins un de ses titres, mais rares sont les témoins de sa vie encore présents pour en parler.
Plusieurs articles lui sont déjà consacrés, et ce n'est qu'un début. Icône, idole, star, … il va faire l'actualité durant quelques temps, et c'est pour le plus grand bien de nos contemporains : redécouvrir un auteur majeur.

L'Express Livres

Vian embaumé dans la Pléiade ? La nouvelle aurait sûrement fait hurler de rire l'auteur de L'Arrache-cœur. Et pourtant, ce sont deux volumes qui devraient paraître simultanément à la fin de 2010 ou au début de 2011, regroupant l'intégralité des romans et des nouvelles ainsi qu'une sélection de chroniques. Plus qu'une consécration, l'entrée dans la prestigieuse collection a de faux airs de revanche posthume pour Boris Vian. On a peine à l'imaginer - alors qu'il se vend aujourd'hui impavidement 100 000 exemplaires de L'Ecume des jours par an - mais les amours de Colin et Chloé, parues en 1947 chez Gallimard, n'avaient intéressé à l'époque que... 2 000 lecteurs en dix ans ! Et Gaston Gallimard avait été tout heureux d'en abandonner les droits au remuant Jean-Jacques Pauvert, qui, au côté de Christian Bourgois et de sa collection de poche 10/18, allait relancer Vian. La Pléiade appartenant aux éditions Gallimard, Vian rentre donc au bercail.

L'Express livres lui consacre un article complet intitulé : Vian sous les toits de Boris

L'auteur de L'Ecume des jours est mort il y a cinquante ans. Mais sa tanière parisienne demeure intacte. L'Express a pu la visiter. Un voyage fantastique dans l'univers de cet inventeur de mots, de musique... et d'objets.

C'est comme s'il venait tout juste de claquer la porte. Comme s'il était seulement parti pour cette projection de J'irai cracher sur vos tombes au cours de laquelle il succomba à une attaque. C'était le 23 juin 1959, à 10 h 10, voilà un demi-siècle. Boris Vian avait 39 ans. Et pourtant, rien, strictement rien, n'a changé dans son étonnant appartement parisien du 6 bis, cité Véron, toujours propriété de sa veuve, Ursula. L'Underwood portative sur laquelle il a tapé L'Arrache-coeur semble l'attendre sur son bureau et le piano de bastringue Hanlet en bois clair où il inventa Le Déserteur est toujours là - mais ne sert pas de whisky-eau de Seltz, contrairement au «pianocktail» de L'Ecume des jours...


A l'occasion du cinquantenaire de la mort de Boris Vian, L'Express a exceptionnellement été autorisé à pénétrer dans ces lieux. Ce labyrinthe de planches et de verre, le romancier trompettiste ne s'est pas contenté de l'habiter, il l'a quasiment façonné de ses mains et parsemé de dizaines d'objets dont l'histoire finit par dessiner celle de sa vie. Pour ce cinquantenaire, et avant la consécration suprême avec l'entrée en Pléiade (voir l'encadré), le Livre de poche a eu la bonne idée de choisir 33 de ces objets intimes pour illustrer les couvertures des oeuvres du «prince de Saint-Germain-des-Prés». Ils forment comme un jeu de piste dans le royaume de la cité Véron.

.../...

Le Livre de poche échelonne sur toute l'année 2009 l'édition de 33 titres de Boris Vian avec de nouvelles couvertures. Une douzaine de volumes sont déjà sortis. à lire aussi: Boris Vian, par Marc Lapprand et François Roulmann. Découvertes-Gallimard, 14 euros (sortie début mai); et Boris Vian. Le sourire créateur, par Valère-Marie Marchand. L'Archipel, 400 p., avec un CD, 23 euros. à voir: L'Ecume des jours, au théâtre Dejazet, Paris (IIIe). Jusqu'au 11 avril. Pour tout renseignement sur les événements organisés pour le cinquantenaire, consulter le site de la Fond'action Boris Vian: www.borisvian.org



L'article complet sur le site de l'Express Livres

Un diaporama des objets de Boris Vian sur le site de l'Express, objets, loufoques ou pratiques, ont été photographiés dans l'appartement où Boris Vian a vécu de 1953 à 1959, 6 bis cité Véron dans le dix-huitième arrondissement de Paris. L'appartement n'a jamais été réaménagé depuis.



LIRE : le magazine littéraire


La comète Vian

par Tristan Savin - Lire, avril 2009

 Chanteur, auteur, romancier... Mais qui était Boris Vian? François Roulmann, expert en livres anciens, lui doit sa vocation de libraire. Coauteur d'une biographie à paraître en mai, il raconte la vie trop brève de l'auteur de L'écume des jours. Entretien.

Comment en êtes-vous venu à vous intéresser à Boris Vian?
FRANÇOIS ROULMANN. Je l'ai découvert à seize ans à travers le recueil de nouvelles Les fourmis, que j'ai lu dans le train Paris-Stockholm. Une phrase en particulier m'a frappé: «Si je tenais le salaud d'enfant de pute à la graisse de couille de kangourou qui m'a foutu ce nom de Dieu de bordel de merde d'installation d'une façon aussi dégueulasse... eh bien... comme on dit, je ne lui ferais pas mes compliments.» Après cette révélation de l'écriture, je suis passé de la passion à la collection. Etudiant, j'allais sur les quais chercher les éditions originales. J'ai pris goût à ce métier de chineur et je suis devenu libraire grâce à Boris Vian. C'est un peu comme la figure de Chick, dans L'écume des jours, qui est fana de Jean-Sol Partre. Mais je n'en suis pas au point de ne plus donner à manger à mes enfants pour acheter un pantalon qui porterait sur la fesse droite l'empreinte du pouce gauche de Boris Vian!


Qu'avez-vous découvert en établissant l'édition des romans de Vian en Pléiade?
Nous sommes loin d'avoir fini. Les deux volumes feront 2 800 pages et ne devraient pas sortir avant fin 2010. Ce que nous découvrons, par exemple, c'est que dans tous ses jeux de mots et ce qu'on croit être des néologismes, rien n'est gratuit. Il y a des références cachées, historiques ou relatives à sa vie personnelle.

Vous avez un exemple précis?
Dans Vercoquin et le plancton, Boris Vian énumère des noms d'alcool. Il cite le gin Funèbre fils, du Tréport. D'où cela vient-il? Est-ce un jeu de mots? On l'a su grâce à sa première épouse, Michelle Léglise-Vian, qui s'en souvenait très bien et nous a récité le début d'un poème de Victor Hugo: «Les Djinns funèbres, fils du Trépas...»

En dehors des classiques, quelles sont les autres influences?
Chez Vian, il y a l'influence surréaliste, bien sûr Jarry et la pataphysique, mais aussi l'influence «mathématique» qu'on trouve également chez Queneau. Et l'imagination pure, parfois fantastique mais liée à une certaine réalité comme dans les nouvelles de Marcel Aymé. Vian décortiquait scientifiquement la langue, avec par exemple des jeux littéraires sur la place des lettres, comme dans l'expression «à bon chat bon rat», qui devient «à bon chien bon rien». On peut dire que Vian est un «pré-oulipien»: il a utilisé des contraintes dans certains textes pour le Collège de Pataphysique et précédé, ainsi, l'OUvroir de LIttérature POtentielle, créé après sa mort... Perec est un élève de Vian mais sans le revendiquer. Il n'a fait allusion à lui dans un texte qu'une seule fois, en parlant d'une rue Boris Vian.

Que nous apprend l'étude des manuscrits de Vian?
Il a laissé des cahiers, des carnets, des agendas, etc. Ce qui est intéressant, c'est la fluidité - et la beauté - de son écriture. Il écrit de façon très lisible, c'est peu raturé. Il utilise l'encre violette, l'encre verte, parfois le bleu pétrole. Dans les premiers grands manuscrits comme L'automne à Pékin, il y a des dessins et des échiquiers. Ils seront exposés l'année prochaine.

La suite de l'article sur le site du Magazine LIRE



«Gallimard s'est débarrassé de L'écume des jours!»


par Jérôme Dupuis - Lire, avril 2009

 Le roman culte de Boris Vian n'a pas toujours été le succès de librairie que l'on croit. L'éditeur Jean-Jacques Pauvert, 83 ans (et toujours un rire d'adolescent), raconte comment il en a racheté les droits.

Dans quelles circonstances avez-vous connu Boris Vian?
Jean-Jacques Pauvert. A la terrasse de chez Sénéquier, à Saint-Tropez! Un ami commun me l'a présenté. Je dois vous avouer qu'avant ce jour-là j'avais une image de lui un peu «mondaine», un peu dispersée. Cette fois-là, on s'est un peu tâtés. Nous nous sommes bien entendus. Puis, nous nous sommes revus à Paris. Il m'avait même élevé au grade de Commandeur Exquis du Collège de Pataphysique. Début juin 1959, il m'avait invité à une petite cérémonie pataphysique, chez lui. Mais je n'ai reçu l'invitation que le lendemain! Quelques jours après, le 23 juin 1959, il mourait. Ce rendez-vous manqué reste un grand regret de ma vie.

Comment devenez-vous son éditeur?
Au tout début des années 1960, deux de ses amis, François Caradec et Noël Arnaud, sont venus me voir, désespérés de constater que l'oeuvre de Vian était un peu laissée à l'abandon. Comme j'étais plutôt en bons termes avec Gaston Gallimard, à l'époque, je lui ai demandé si je pouvais récupérer les droits de L'écume des jours, qu'il avait publiée en 1947. Il n'y a vu aucune objection, au contraire! La maison Gallimard m'a même demandé comme un service de la débarrasser du stock d'invendus qui lui restaient sur les bras. Elle me les a vendus au prix du papier*! Autant dire qu'entre 1947 et 1963, il ne s'en était pas vendu des masses...

La suite …



Biblio et audio

 Pour toute information concernant le cinquantenaire Vian, consulter le site très complet de la Fond'action Vian: www.borisvian.org

À LIRE
Boris Vian, le swing et le verbe par Nicole Bertolt et François Roulmann, 244 p., Textuel, 49,90 euros. Très beau livre riche en iconographie. Boris Vian, le sourire créateur par Valère-Marie Marchand, 400 p. et un CD, L'Archipel, 23 euros. Boris Vian par Marc Lapprand et François Roulmann, 98 p., Découvertes/Gallimard (sortie prévue en mai). Boris Vian, Je voudrais pas crever, poèmes illustrés par Loustal, Serge Clerc, Götting, etc., 82 p., Les Allusifs, 22 euros. A noter que Le Livre de poche réédite, tout au long de l'année 2009, 33 titres de Boris Vian sous de magnifiques couvertures, dont une version illustrée du Manuel de Saint-Germain-des-Prés.

À ECOUTER
On n'est pas là pour se faire engueuler, triple CD avec de nouvelles interprétations des chansons de Boris Vian, par Philippe Katerine, Daniel Darc, Arielle Dombasle, Jean-Louis Murat, etc., Universal Music. Une soirée-hommage aura lieu salle Pleyel, le 23 juin. L'écume des jours, lue par Arthur H, Audiolib, durée: 7 heures, 17 euros.

À VOIR
Deux documentaires sur Boris Vian seront diffusés en juin 2009, l'un sur Arte, l'autre sur France 5. Vian v'là Boris, spectacle par le Théâtre de l'Eveil, en tournée pendant l'année 2009 (teveil. neufblog.com). L'écume des jours, Théâtre Dejazet, 75003 Paris. Jusqu'au 11 avril.


Photo issue du site www.borisvian.org

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commentaires

Frédérique 28/05/2009 12:04

Merci pour ce blog et cet article, que j'ai la chance de découvrir par l'intermédiaire de facebook (qui n'est donc pas que futile!) Voilà un anniversaire qui promet d'être intéressant, même si, pour la littérature et pour le monde, il eût été préférable de ne pas célébrer déjà le 50ème anniversaire de la mort de ce grand poète car combien de chefs-d'oeuvre ne nous aurait-il pas offerts s'il n'était pas décédé si prématurément. Je viens de lire le recueil de nouvelles Les Fourmis. Je le conseille à tous ceux à qui cet ouvrage de Vian aurait échappé. Un lit s'y transforme en félin griffant le parquet, et une logeuse plie le bol du petit déjeuner en trois pour mieux le transporter. La route s'enroule autour des pneus des voitures au fur et à mesure qu'elles avancent... Précipitez-vous sur ce livre, même si la nouvelle qui a donné son titre au recueil est tragique. Le burlesque et la tendresse suivront dans les autres nouvelles.

Dominique 28/05/2009 16:13


Oui Frédérique, derrière Facebook se cachent quelques personnes qui ont des choses à dire. Au delà de notre travail dans l'édition et l'écriture, nous essayons de partager des valeurs, des
intérêts, des valeurs. Vian en fait partie…
Oui, un grand poète part toujours trop tôt. la seule leçon que je puisse en tirer, c'est de profiter de ceux qui vivent encore. Merci pour "les fourmis"
Amitiés
Dominique


Thomas 08/05/2009 19:23

Merci por cet article qui donne envie dee se rappeler que certains hommes ont défendu de vraies valeurs.Aujourd'hui, ils se font beaucoup plus rares…

Marie 07/05/2009 08:37

J'aime beaucoup cet auteur, même si je trouve le roman J'irai cracher sur vos tombes particulièrment dur... Mon préféré, lu pendant mon adolescence, est l'écume des jours...

Dominique 07/05/2009 09:31


Un artiste dans la tradition légendaire : une enfance maladive (problèmes de cœur), une mère envahissante d'affection, une sensibilté très forte, la guerre à 20
ans, … Les ingrédients d'une créativité exacerbée.
Chansons, musique, opéras (moins connus), et bien sûr des livres inoubliables.
Pour rappel, la chanson "Le déserteur" est un symbole de son engagement. A cette époque, être objecteur de conscience signifiait la prison!
Un autre site à découvrir : Vian la zizique…