Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Elan Sud, maison d'édition en littérature générale
  • Elan Sud, maison d'édition en littérature générale
  • : Maison d'édition Elan Sud, littérature générale, à Orange (84). Ses auteurs et leurs romans. Parutions, articles, interviews, commentaires. Actualité des salons du livre, rencontres avec le public. Site d'échange littéraire. Organisation du concours de manuscrits : Prix première chance à l'écriture
  • Contact

Recherche

l'actualité

Agenda des salons, des parutions.
Rencontre avec les auteurs : C'est ici

Bonjour à tous,

J'ai ouvert ce blog pour vous permettre de réagir aux lectures de nos ouvrages. Les auteurs vous répondront avec plaisir en fonction de leur emploi du temps, laissez-leur un commentaire.

Un calendrier pour retrouver les auteurs, un Blog pour prolonger une conversation…

Un Prix Littéraire pour donner "Une Première Chance à l'Écriture" (un contrat d'édition à la clé)
Pour rester informé des dates de Rencontres & Dédicaces, des parutions, des nouveaux articles, inscrivez-vous à la liste de diffusion.
Ce site est à consommer sans modération. A vous de jouer.
Corinne, responsable d'édition
Pensez à vous inscrire à la lettre d'information
 
Salon de l'édition indépendante à Orange (84)
  le site L'Antre des Livres - renseignements : e-l-u@orange.fr
30 juillet 2007 1 30 /07 /juillet /2007 07:03

trace-fr.jpg Bonjour Richard

Je viens de terminer ton livre, La trace.
Je ne sais pas pourquoi, ou du moins, je feins de ne pas le savoir, j'ai envie de t'insulter, de t'incendier.
Imposteur, roublard, tu m'as eu!


Ne jette pas de suite ce courrier, attends la suite...
Samedi matin, hier, le facteur m'apporte ton livre. Non, pour être précis, l'apporte à Corinne, chroniqueuse de MIX, lorsque nous partions faire quelques emplêtes au centre village. Tu vois, je me l'étais déjà approprié.
Mêlée au courrier, l'enveloppe fut entrouverte sur une simple remarque "super, le livre de Richard...", rien ne prédisait ce qui allait suivre.
Après une sieste méritée par ces chaleurs estivales, j'ai commencé sa lecture. Le plaisir du week end dernier passé ensemble à Sablet avait excité ma curiosité.
D'abord charmé par la finesse asiatique que dégageait ton récit, j'ai avalé d'un trait les 100 premières pages, envahi sans m'y attendre par le sentiment jouissif que j'aurais du mal à quitter ce livre. Mais, voulant offir un peu de temps à mon épouse, temps le plus souvent partagé au travail, je me forçais à le refermer.

Le lendemain, dimanche, après une matinée outillée pour quelque besogne matérielle, l'envie de replonger dans ton univers a écourté ma sieste, c'est un comble!
Cette fois-ci, ton voyage me semblait long. Etait-ce la chaleur, je trouvais le style sans grâce. Je décidais de me rafraîchir dans l'eau du bassin mis à chauffer sous l'astre brûlant, évitant soigneusement de mouiller les pages. Le temps passait agréablement, savourant le contraste  provoqué par l'image du "President executive manager" de chez Chanel et cette aventure japonaise vue à travers le regard bleu de ce voyageur des seventies aux boucles dorées.
L'heure était à la légèreté, le transport, ce livre me dépaysait, certe, mais, le meilleur était à venir.

Vint la deuxième lettre (pour ceux qui ne l'ont pas lu, c'est une première lettre que reçoit le narrateur qui déclenche toute l'intrigue du roman).
Pris par l'émotion, ma peau se frippait comme si le temps était passé à vive allure..., non, c'était l'eau du bassin.
Je quittais l'endroit pour m'aérer sous la tonnelle, passage du courant d'air, il était déjà cinq heures, mais le soleil chauffait encore.
C'est à partir de ce moment que j'ai quitté ce qui se passait autour de moi. Je crois même que j'ai rabroué Corinne, essayant de me détourner dans son aventure Iranienne avec Nahal Tajadod au risque de me faire perdre le fil de cette tragédie born in Japan.
Oui, Richard, c'est bien là que tu m'as eu.

 

Pour acheter La trace de Richard Collasse, cliquer ici

Je venais de passer du Guide du routard à Roméo et Juliette, de La balade des gens heureux à L'homme à la moto ou Avec le temps sans y prendre garde.
Si je peux me permettre, excuse-moi par avance : "Mon salaud, tu m'as bien eu!", mais le respect dû à l'émotion m'en empêche...
Je reprendrai simplement ton premier mot : imposteur!
Je pensais avoir commencé un livre flash back post adolescent, et c'est une tragédie chargée d'émotion et d'éternité, comme l'est ce Japon que tu décrits, comme le sont les sentiments partagés par ces personnages intemporels, qui m'a bouleversée.
C'est sûrement moins tendance que la jet set ou les apitoiments égocentriques d'un quadra parisien..., mais, aux cœurs d'enfants le bouleversement éternel des amours impossibles, aux autres les paillettes des sentiments superficiels et éphémères.

Il était 19 heures, j'ai refermé ton livre, avalé jusqu'à "Tokyo, avril 2006"
Richard, je te remercie infiniment de ton imposture, ce week-end fut très bon. Si beaucoup pensent te connaître, comme un Japonais tu sais cacher ta nature profonde et ce livre permet de gratter un peu, juste un peu.
Dans un courrier récent, tu abordais la magie de l'écriture qui fait durer l'instant et rapproche les gens.
Il me semble tellement te connaître aujourd'hui.

trace-jp.jpg Toute mon amitié
Dominique

P.S : je regrette seulment que ton éditeur n'aie pas mieux imagé l'enveloppe sur la couverture de ton livre. Je n'y retrouve pas la finesse et l'émotion qui s'en dégagent. On dirait une simple enveloppe industrielle de chez "JPG" ou "Vicking", mais pas cette missive aux feuilles d'érables en filigrane, écrite à l'encre rouille.

J'ai reçu ta photo de la couverture version japonaise... rien à voir, quelle finesse ces Japonais!

Pour acheter La trace de Richard Collasse, cliquer ici
Paru chez : Le seuil en mai 2007 - ISBN 978.2.02094779.4

Dans le silence de la lecture, quelque soit l'endroit,
la magie des mots transporte le lecteur d'une façon insidieuse.
Dans les pensées invisibles, un univers prend forme,
une vie est transformée à chaque fois qu'une page est tournée.

Partager cet article

Repost0
5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 10:20
Pour réussir sa vie, un homme doit faire un enfant, écrire un livre et planter un arbre.
Compay Segundo

Pour ceux qui auraient déjà rempli ces trois missions,
c'est une occasion formidable de commencer une nouvelle vie
et même si la première condition est dépassée, les deux autres restent possibles

Dominique
 

Partager cet article

Repost0
19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 11:52
Lorsqu'un roman est livré au marché, quelle est sa vraie destinée?
People, star, sportif, politique, assassin... vous avez des chances d'être vus et revus dans tous les médias, invités sur tous les plateaux.
"Petit auteur" à texte, qui a planché des nuits sur son verbe, sa litote ou sa parabole... pourquoi écris-tu?
Don quichotte de la Plume, Mère Thérésa de la poésie des mots, quel combat illusoire cherches-tu encore à mener quand tout, ou presque, est joué d'avance, quand le divorce d'un couple politique dépasse l'événement d'un Goncourt, lui-même déjà "marchandisé" par les Majors.
Alors, ombre fidèle de l'utopie, auteur inconnu, plume fragile, continue à noircir les pages comme d'autres assombrissent l'art d'écrire. Garde ta verve intacte comme d'autres creusent des puits dans le désert, celui de l'imaginaire, du lecteur inconnu, le fidèle lui aussi d'une utopie raréfiée.
Dominique LIN - Toca Leòn!

ces quelques mots ne font qu'illustrer cet article paru le 19 juin dans Capital, caricature de notre rapport à la "littérature"!
La crise du couple Hollande-Royal fait un tabac en librairie
Avant même sa sortie ce mercredi aux éditions de l'Archipel, le livre de deux journalistes de l'AFP, "Les coulisses d'une défaite", où Ségolène Royal révèle sa séparation avec François Hollande, est déjà en passe de devenir un best-seller. Son tirage initial était en effet de 8 000 exemplaires, mais depuis l'annonce dimanche soir de cette rupture, le PDG de l'Archipel, Jean-Daniel Belfond, a décidé de mettre en place 100 000 exemplaires dans les librairies d'ici à la fin de cette semaine. D'autant que sa maison d'édition a reçu, en quarante huit heures, 200 demandes d'interviews de la presse française et étrangère, dont une de la chaine américaine de télévision CNN.

Rappelons que "La femme fatale", le livre de deux journalistes du "Monde", qui évoquait déjà la crise conjugale entre les deux ténors socialistes, s'est vendu, en cinq semaines, à 300 000 exemplaires, un score supérieur à celui de bien des prix Goncourt de ces dernières années. Il est vrai que le procès pour atteinte à la vie privée intenté aux deux auteurs et à leur éditeur Albin-Michel par Ségolène Royal et François Hollande, avec une demande de 150 000 euros de dommages et intérêts, a largement contribué à la promotion de cet ouvrage.

Partager cet article

Repost0
8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 13:26










Bonjour à tous

D'abord, un grand merci à Chocolate de m'avoir invité avec autant de gentillesse. Ça s'est fait entre 1 email, 2 coups de téléphone et un aller/retour Londres... ça valait le coup. Après 3 jours de salon littéraire à la comédie, j'ai retrouvé la pêche en venant présenter Toca Leòn à l'Apollo.
Un grand bonjour à tous ceux que j'ai rencontré, lecteurs ou non, ça faisait longtemps que j'avais passé un moment avec une "tribu" aussi sympa.
J'habite à Orange et on ne peut pas dire que les esprits Afro-Cubains hantent les rues. Si les tambours résonnent, ce sont plutôt ceux de la fanfare de la légion étrangère.

En tout cas, l'ambiance de l'Apollo est super, il faudra débarquer chez nous un de ces jours... j'y travaille. La programmation DJ est au top, pas un moment de répit pour les danseurs, j'adore les choix de Chocolate.
Quant à la rumba ... hummmmmm, pas de commentaire, il y a des moments comme ça où les mots sont inutiles. Merci à Vanessa d'insuffler cette culture dans les corps souvent rigides des occidentaux [ http://www.salsafrocubana.com/ ].

Pour tous les lecteurs que je remercie encore, n'hésitez pas à laisser un p'tit mot. Laissez vos coordonnées si vous voulez être informé(e) directement des rencontres et signatures.
La prochaine, c'est samedi 9 mai au Pontet, à la nouvelle bibliothèque accompagné du percussioniste (congas) Hervé Guinand "El Corto" qui sévit sur Avignon! http://www.lokitomusic.com/photo.htm
Il est question que je revienne à Montpellier en août pour faire une présentation de Toca Leòn à la librairie du Mas de Tesse (108, avenue de Lodève), ambiance afro-cubaine assurée. Les libraires sont super accueillants et sont les seuls pour l'instant à diffuser le livre! Allez-y de ma part, sourire garanti.
Je préviendrai par le forum et autres canaux, il y aura une surprise musicale... et un bon verre de "ron" (como se dice a Cuba)
Pour le reste, je suis complètement ouvert à toute proposition mixte (livre/peinture/musique/...) qui pourra mettre en avant la culture cubaine et afro autour de laquelle je ne rencontre que des amis

A très bientôt
Dominique Lin

Partager cet article

Repost0
20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 20:30
logo-lire-original.jpgJ'étais au salon littéraire de Nyons (Drôme) le samedi 19 mai.
Accueillis à 9h30 avec un café et des croissants, après une heure de route, trois pour certains, l'accueil est agréable.
Les livres, déjà disposés sur les tables, nous indiquent quelle sera notre place pour la journée.
Certains visages d'auteurs me sont familiers, déjà croisés à Sorgues, Brantes ou ailleurs...
10 heures, un passant s'intéresse à mon roman et l'achète après une présentation du contenu... la journée s'annonce bonne.
La matinée se passe tranquillement, au fil des rencontres. Les visiteurs du salons sont en grande partie des lecteurs, cela fait plaisir. Certains "salons du livre" sont malheureusement plus une date sur un calendrier culturel municipal qu'une réelle volonté de promouvoir la littérature. A Nyons, le rendez-vous est pris, l'intérêt est manifeste.
Choisi parmi une liste anonyme de restaurants, je vais déjeuner, accompagné de quelques auteurs.
D'un goût à l'autre*, l'enseigne transpire l'aventure gustative, je m'y dirige les papilles en éveil.
Petite terrasse ordinaire, rien n'affiche la personalité du lieu, hormis le regard franc et le sourire de la patronne qui nous accueille avec un plaisir non simulé.
Trois romanciers, un auteur de bande dessinée, la représentante des éditions Equinoxe, la conversation s'engage en attendant le repas. Il est question de salons, de romans, de librairies, de signatures, ... rien d'anormal dans le contexte.
Mes papilles gustatives sont en émoi lorsque la patronne nous apporte le plat principal : présentation raffinée, fumet élégant, énumération des ingrédients à rendre jaloux un maître d'hôtel... " Dur, dur d'être écrivain" comme le souligne un des comparses, les premières bouchées ne le démentent pas.
Le silence des gourmets en action s'installe sur la petite terrasse. Les hum, les hein, les "putain, elle ne s'est pas foutue de nous" rythment le plaisir de la chair éphémère. Le pavé au chocolat délicat et parfumé confirme que l'adresse est bonne de l'entrée au déssert. En partant, c'est promis, je signalerai l'adresse sur le blog, c'est chose faite!
Merci aux organisateurs du salon pour cette concordance avec le thème de l'année, la gourmandise...

Nyons2.jpgRetour aux arcades, sur la place de Nyons, les livres nous attendent, l'aurions-nous oublié un instant.
L'après midi confirme la qualité des visiteurs, certains repartent avec presque une dizaine de livres. Il n'est pas question ici d'aborder l'aspect mercantile d'un salon, mais le plaisir de rencontrer des lecteurs.

Je ne peux m'empêcher de poser la question : comment faites-vous pour choisir parmi tant de livres. Bien sûr, il y en a moins qu'en librairie, mais reste l'anonymat des auteurs. C'est justement là que tout se joue, que réside l'intérêt d'un salon, le contact avec les auteurs.
Si toutes les histoires ont déjà été écrites, la personnalité de chacun, la plume, la sensibilité font la différence.
Alors, chers visiteurs de salons du livre, n'hésitez pas à questionner, fouiller parmi les plumes, faire dévoiler les émotions de ces heures de solitude concentrées en quelques centaines de pages.
Un écrivain n'est pas un barbare, mais un solitaire avide de rencontres de ces anonymes qui peuplent nos univers, à qui nous confions nos sentiments, nos rêves et nos espoirs.
Je salue cette jeune fille brune aux yeux foncés et souriants qui a dépensé son bon d'achat à ma table, cette passionnée d'Haïti qui est retournée aux Caraïbes le temps d'une conversation. Je regrette de n'avoir pu offrir mon livre à cette demoiselle désargentée, la lecture n'a pas à être réfrénée. J'encourage cette mère d'avoir pris le temps d'essayer d'intéresser son fils à autre chose que la console de jeux... et je remercie tous les nouveaux lecteurs de Toca Leòn! de participer, par leur acte, à la vie de ce roman.
Rendez-vous sur ce blog pour prolonger la conversation.
Dominique LIN


* restaurant : D'un goût à l'autre - 21 rue des Déportés à Nyons - 04 75 26 62 27

Partager cet article

Repost0