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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 12:33
Je m’interroge … Dans  leur jungle putride, les FARC exécutent d’une balle dans la tête celles et ceux d’entre eux qui ont osé s’aimer. Pourtant des idylles renaissent encore et encore. Le désir d’amour est-il  donc si fort ?
 Regardons  ce qu’en dit  la littérature et particulièrement ce roman peu connu:
«L’impossible dimanche »
De Marek Hlasko
Aux éditions Cynara
A Ingrid.
Il faut présenter tous les signes d’un  crétinisme  consanguin pour déceler dans les œuvres de Marek Hlasko la moindre trace  d’optimisme. Varsovie, 1956. Comme à Budapest, les peuples du paradis soviétique se sont révoltés pour arracher quelques libertés à leurs oppresseurs. L’avant-garde éclairée du prolétariat les extermine mais il en demeure un frêle soupir  de liberté culturelle. Certains osent écrire, deviennent des idoles de la jeunesse. C’est donc dans un décor stalinien désespéré, mais vaguement lézardé, que  paraît « L’impossible dimanche ». Deux pièces  minuscules d’un immeuble pourri. Cinq personnes survivent. La mère, grognasse alitée et  mourante. Le père qui a cru exister jadis,  mais dont le seul horizon est désormais la pêche à la ligne. Agnès, une étudiante, vaguement amoureuse d’un ancien détenu politique, à qui elle voudrait se donner sans joie. Son frère, dont l’alcoolisme forcené  tient lieu de suicide réfléchi. Un locataire indéterminé qui répare sa moto en attendant une fiancée infidèle. Chacun espère quelque chose pour le dimanche qui suivra, comme on s’accroche à une mouche d’espoir ; demain, peut-être, elle se posera sur la fange des jours. Né en 1934, pur produit de la guerre, de la famine et de la terreur,  Marek Hlasko est un auteur brutal et sombre. Il s’évade de Pologne en 58 pour travailler en Israël, comme camionneur et proxénète. Il  se fera ensuite  une place dans le cinéma amerlock, rien de mirifique. A 35 ans, il se supprime en  Allemagne. Fin du conte de fée. Dans « L’impossible dimanche », on ne rit pas davantage. Agnès se fait déflorer comme pute. Le père, bloqué par la pluie, reste devant sa fenêtre. La mère de décompose sur sa couche. La fiancée  du motard le roule dans la farine (de seigle, bien noire). La jouissance ultime du frère est de ne pas se tuer  -- Trop rapide !  --  avec le revolver qu’il exhibe. Cependant, c’est à peine croyable, il demeure dans ce fracas immobile et boueux la très  fragile illusion de l’amour, qui changera tout, si « dimanche » vient. La force littéraire du court roman de Marek Hlasko est impressionnante. On prend des coups sur la gueule, mais on s’exclame  en achevant la dernière page : Foutredieu, foutremarx, quel livre ! Nous pouvons tous être otages des FARC…Tous. Mais rien ne tuera  l’espérance.

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