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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 09:25
Vendredi  16 novembre 2007 à 20h30  Lycée de l’Arc (salle polyvalente) 84100 ORANGE
Conférence AGORA
Vendredi 16 novembre à 20h30 au Lycée de l'Arc (Orange) Agora célébrera, avec un petit peu d'avance sur le calendirer, le centième anniversaire de la naissance de Maurice Merleau-Ponty (1908-1961) en recevant un excellent connaisseur du grand phénoménologue français : Ronald Bonan, chargé de cours à l'Université de Provence et de formation à l'IUFM d'Aix-Marseille. Sa conférence - qu'il préfère appeler causerie - présentera  ce qu'il considère comme le  point central de la pensée de Merleau-Ponty, à savoir l'être-ensemble comme dimension constitutive du sujet humain.et en explorera quelques conséquences philosophiques. Que vous connaissiez ou non l'oeuvre de Merleau-Ponty, n'hésitez pas à venir participer à cette grande soirée philosophique.
 Merci de votre fidélité. Bien cordialement,Serge Tziboulsky

Maurice Merleau-Ponty (1908-1961) :
Philosophe français. Il  fonde après guerre avec Sartre  la revue Les Temps Modernes, que les excès du stalinisme le conduisent à quitter en 1955. A partir de la double influence de la phénoménologie et de l’existentialisme, il crée une philosophie originale qui insiste sur la présence du corps au monde, le dialogue avec le monde et avec les autres. Son humanisme, forgé dans la discussion entre le marxisme et l’existentialisme, l’éloigne autant du libéralisme que du totalitarisme.
Œuvres principales : Phénoménologie de la perception(1945), Humanisme et terreur(1947), Sens et non-sens(1948), Les aventures de la dialectique(1955), Signes(1960), L’œil et l’esprit(1964), Le visible et l’invisible(1964), La prose du monde(1969).

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Ronald Bonan, chargé de cours à l’Université de Provence et de formation à l’IUFM d’Aix-Marseille, mène depuis quelques années une recherche à la croisée des perspectives phénoménologique et esthétique, dans laquelle il cherche à surprendre le surgissement des significations dans l’expérience sensible. En ce sens il ne pouvait qu’être emporté par le regard de Merleau-Ponty qui a fait de la philosophie une forme de réflexion de la chair du monde, dont la pratique peut se prolonger de bien des façons, y compris dans la fiction.
A  publié notamment : Premières leçons sur l'esthétique de Merleau-Ponty, Paris, PUF, 1997 ;  Le problème de  l’intersubjectivité  dans  la philosophie de Merleau-Ponty. La dimension commune I - L’institution  intersubjective  comme poétique  générale. La dimension commune II, Paris, L’Harmattan, 2002 ; Merleau-Ponty,  
 La prose du monde,  La perception d’autrui et le dialogue, Paris, Ellipses, 2002 ; Merleau-Ponty, de la  perception
  à l’action, Presses Universitaires  de Provence, 2005 ; Pourquoi se méfier des apparences ? Lyon, Aléas, 2007.
Sa conférence : Le primat de la relation entre les sujets dans la pensée de Merleau-Ponty a, sur les structures de la pensée et de l’action, des conséquences qui n’ont pas fini d’être élucidées. C’est à certaines d’entre elles que sera consacrée cette  causerie,  dans laquelle, loin de toute considération systématique, on tentera de détailler quelques figures de cet « être-ensemble » qui brillent d’une lumière particulière au moment où l’on s’apprête à célébrer le centenaire de la naissance du grand phénoménologue français.

  
Entrée : 3 € - étudiants, lycéens, chômeurs : 1,50 € - adhérents : entrée gratuite.
Agora- 26 rue Reine Wilhelmine 84100 Orange/ 04.90.51.71.18/ agorange2@ wanadoo.fr

                     

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commentaires

serge tziboulsky 13/11/2007 07:57

Cher-e-s ami-e-s,
Vendredi 16 novembre Agora célébrera, à sa manière et avec un peu d'avance, le centenaire de la naissance de Maurice Merleau-Ponty (1908-1961), en recevant Ronald Bonan pour une causerie sur les figures de l'être-ensemble dans la philosophie de l'auteur de la Phénoménologie de la perception . Les professionnels de la philosophie et les familiers de Merleau-Ponty me pardonneront les quelques mots qui suivent, empruntés, pour la plupart, à la version française de l'Enciclopedia Garzanti di filosofia :

Maurice Merleau-Ponty

(Rochefort-sur-Mer 1908 ˆ Paris 1961)
Après l‚ENS et l‚agrégation de philosophie, M-P enseigne d‚abord dans divers lycées de province, puis à l‚université de Lyon et, à partir de 1949, à la Sorbonne. En 1952, il est nommé professeur au Collège de France.
Sous l‚Occupation il participe au mouvement de libération et devient à la fin de la guerre l‚un des théoriciens existentialistes de l‚ « engagement », dans une mouvance intellectuelle (la « troisième force ») intermédiaire entre le parti communiste et les partis libéraux-démocrates. Il fonde avec Sartre Les Temps modernes et collabore à sa direction de 1945 à 1953. Il prend ensuite ses distances avec Sartre, tout en continuant à s‚occuper de politique sur des positions socialistes. Ses divergences politiques avec Sartre s‚enracinent dans leurs points de vue très différents sur la phénoménologie issue de Husserl et Heidegger. Pour M-P comme pour Sartre « l‚être-au-monde » est un rapport entre la conscience et le monde ; mais il reproche à l‚opposition sartrienne du pour-soi et de l‚en-soi de reproduire le dualisme cartésien de la « chose pensante » et de la « chose étendue » et de surévaluer la liberté de la conscience. M-P identifie le lieu fondamental de l‚existence dans l‚expérience vécue de la perception, où sujet et objet, conscience et monde s‚impliquent réciproquement dans une ambiguïté que la phénoménologie doit restituer, au lieu de tenter vainement de la dissiper.
Pour M-P la conscience est toujours une ouverture au monde physique et social, dans une élaboration permanente et inachevable du sens. La méthode phénoménologique nous fait atteindre une conscience qui est toujours définie par le corps comme rapport originel au monde, et par la situation historique comme rapport originel entre les sujets.

Alors que Sartre interprète la relation à l‚autre comme une lutte entre les consciences, chacune « poursuivant la mort de l‚autre », M-P souligne la complémentarité, dans l‚expérience de la perception, de mon corps et du corps d‚autrui, en mettant en évidence le caractère originaire des rapports de communication et de solidarité. Contrairement à la conception sartrienne d‚une liberté absolue, M-P affirme que, pour qu‚il y ait liberté, il est nécessaire qu‚existe un champ déjà structuré par des conditionnements et des possibilités, qui ouvrent la situation à certaines solutions plutôt qu‚à d‚autres.

Dans l‚immédiat après-guerre M-P propose une lecture existentialiste du marxisme, inspirée du jeune Marx et interprète, dans Humanisme et terreur (1947) les procès staliniens en les situant dans le cadre d‚une révolution qui aurait malgré tout pour but la création de rapports réellement communautaires. Mais au début des années 50, dans un climat marqué par la guerre froide et la menace d‚un nouveau conflit mondial, M-P abandonne tout regard privilégié sur la philosophie marxiste de l‚histoire, tout en considérant le marxisme comme une composante indispensable à notre culture et Marx comme un « classique » efficace, mais inactuel.

Dans les dernières années de sa vie M-P se rapproche de la philosophie du dernier Heidegger et esquisse une conception originale de la dialectique, comme ouverture, sans synthèse ni direction unique, vers la pluralité et la complexité relationnelle de l‚expérience humaine. Il approfondit enfin son analyse de l‚art (et tout particulièrement de la peinture ˆ cf L‚˛il et l‚esprit, 1960), considéré comme rapport privilégié à l‚Etre, antérieur à tout discours, terrain et racine de toutes les entreprises -scientifiques, philosophiques et politiques - d‚élaboration d‚un sens.



Cf Encyclopédie de la philosophie, collection La Pochothèque - Le Livre de Poche, 2002, p. 1053-1054
A vendredi !(le conférencier ne sera pas tributaire des aléas ferroviaires : il viendra d'Aix en voiture).
Serge Tziboulsky