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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 18:43

Mais qui veut la mort de la loi Lang ? Le consensus autour de ce texte, qui a instauré le prix unique du livre en France, voté à l'unanimité en 1981, pris depuis comme modèle à l'étranger et volontiers qualifié de "première loi de développement durable", semble aujourd'hui s'effriter à la faveur du projet de loi de modernisation de l'économie (LME), dont l'examen doit commencer, jeudi 29 mai, à l'Assemblée nationale.


Pourtant, la remise en cause de cette loi ne figurait dans le rapport Attali remis en février pour libérer la croissance. Mieux, alors que Michel-Edouard Leclerc s'en étonnait, ayant peine à croire que "le "tombeur" des professions protégées ait incidemment oublié cette affaire", Jacques Attali lui avait rétorqué que la commission qu'il dirigeait et lui-même étaient "favorables au maintien de la loi Lang".

Hélas ! C'était sans compter l'avis de deux députés de la majorité, Christian Kert (UMP, Bouches-du-Rhône) et Jean Dionis du Séjour (Nouveau Centre, Lot-et-Garonne). Ils sont les auteurs d'un amendement au projet LME qui prévoit de réduire de deux ans à six mois le délai avant lequel il est interdit de pratiquer des rabais supérieurs à 5 % sur le prix des livres.

Cette proposition a aussitôt suscité une levée de boucliers de tous les acteurs concernés. La Société des gens de lettres (SGDL), le Syndicat national de l'édition (SNE) et le Syndicat de la librairie française (SLF) ont envoyé une lettre commune à Christine Albanel, ministre de la culture, pour la mettre en garde contre l'adoption d'un tel dispositif qui "amorcerait un bouleversement total du marché du livre, dont les seuls bénéficiaires seraient quelques grands acteurs de la distribution".

D'après eux, cela serait négatif pour l'ensemble de la profession. Les librairies indépendantes, qui emploient 13 000 salariés, "ne pourraient pas résister à l'émergence d'un marché de solde à grande échelle dans les grandes surfaces comme sur Internet" ; de plus, "les éditeurs pâtiraient directement d'un report des achats de nouveautés dans l'attente des soldes" ; en ce qui concerne les écrivains, "le système envisagé ne profiterait qu'aux auteurs de best-sellers".


ACHETER PLUS DE LIVRES

Restent les consommateurs. En entraînant une baisse du prix des livres, cette mesure devrait permettre aux clients d'acheter plus de livres. "Nos clients trouvent que les livres sont chers", explique Xavier Garambois, directeur général d'Amazon France, qui juge "très positive" l'initiative des deux députés. "Cela stimulerait le marché du livre, qui est moins dynamique en France qu'en Grande-Bretagne et où les nouveautés sont moins chères", poursuit-il.
Surtout, après la décision rendue le 6 mai par la Cour de cassation qui a estimé que la gratuité des frais de port, pratiquée par les libraires en ligne comme Amazon ou Alapage, n'était pas illégale et ne constituait pas une concurrence déloyale par rapport aux librairies traditionnelles ; cette nouvelle offensive vient à point nommé pour conforter les positions du géant américain.

Les livres sont-ils trop chers en France ? La question est posée. "La loi sur le prix unique est la pierre angulaire de la vie éditoriale. Elle n'empêche pas la concurrence et ne lèse pas les consommateurs", avertit Antoine Gallimard. Provocateur, Hervé de La Martinière estime que "les livres ne sont pas assez chers", si on considère le travail fourni par l'écrivain, l'éditeur, voire le temps passé à lire un livre au regard du coût d'une place de cinéma.

"Le prix du livre est resté constamment inférieur à l'inflation
, sauf en 1981, rappelle Guillaume Husson, délégué général du SLF, pour qui "la suppression de la loi Lang entraînerait une explosion du prix des livres". Quant à l'exemple britannique, il est honni. La suppression du prix unique en 1995 a entraîné, selon les professionnels du livre, "des livres en moins grand nombre, plus chers et moins accessibles ; le consommateur, contrairement aux idées reçues, à tout à perdre à cette dérégulation".


Malgré ce climat, Jean Dionis du Séjour persiste et signe. Il a décidé de maintenir en séance l'amendement, qui a été rejeté en commission, tout en le modifiant légèrement : le délai pour autoriser les rabais passerait de deux ans à un an. Cette mesure devrait permettre, selon lui, de "réduire le nombre extrêmement élevé de livres invendus qui sont détruits chaque année en France", qu'il évalue à "environ 100 millions". Un argument jugé digne d'un "évadé de l'asile de Charenton" par Teresa Cremisi, PDG de Flammarion.

Alain Beuve-Méry


Et vous, qu'en pensez-vous??? Merci de réagir…

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commentaires

Dominique Lin 13/06/2008 13:28

Les départements de France et la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture s’opposent à la «remise en cause de la loi Lang»

L'Assemblée des départements de France (ADF) et de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC) s’inquiètent dans un communiqué commun de la proposition d'amendement à la loi de modernisation de l’économie (LME) «mettant en cause la loi de 1981 dite loi Lang» sur le prix unique du livre.
Les communes, départements et régions, disent-elles, «apportent par le biais de leurs politiques culturelles, un soutien croissant à l'ensemble de la chaîne du livre (des auteurs et écrivains, aux librairies et bibliothèques, en passant par les éditeurs). Les départements tout particulièrement, qui jouent un rôle très actif dans le cadre de leur compétence légale dans le domaine de la lecture publique.»
Les collectivités «font preuve d'une attention particulière pour les librairies et éditeurs indépendants, acteurs économiques indispensables du développement culturel. Elles ne sauraient donc être indifférentes à la remise en cause d'une Loi qu'elles considèrent unanimement positive.»
Le «bénéfice» avancé pour une telle remise en cause (baisse des prix, etc.) leur paraît «très discutable au vu des expériences étrangères portées à la connaissance de la FNCC et de l'ADF. Par contre les ravages en termes de pluralisme, de diversité, de création seraient sans doute élevés.»
Elles s'interrogent aussi sur le vote éventuel d'un amendement «sans que les collectivités territoriales concernées, comme d'ailleurs les acteurs de la chaîne du livre, aient été consultés et entendus.»
Les deux associations demandent à la ministre de la Culture et de la Communication, «à l'instar des trois associations d'auteurs, d'éditeurs et de libraires (SGDL, SNE, SLF) qui se sont déjà exprimées, de s'opposer «avec la plus grande fermeté à cette remise en cause radicale de la loi existante.»

Samuel 02/06/2008 20:35

Une offensive peut en cacher une autre !

Alors que 2 parlementaires viennent de provoquer une levée de boucliers au sein des professionnels du livre, la question d'un tarif postal pour le livre n'est toujours pas mise à l'étude. Qui se moque de qui ?

Dans un articulet publié par Le Monde de vendredi 30 mai 2008 titré « Offensive parlementaire contre le prix unique du livre » on apprend que 2 députés proposent un amendement qui signerait la mort du prix unique du livre. Une proposition d'amendement vite retirée devant la levée de boucliers de la profession. Tant mieux pour cette fois !

L'affaire pourrait s'arrêter là si elle ne recouvrait pas l'énorme silence de la profession et des journalistes devant la proposition de la Coordination des indépendants du livre au sujet d'un tarif postal pour le livre.

Une « offensive » peut en cacher une autre... Cependant à consulter les noms des 40 députés ayant posé une question au gouvernement et des 8000 signataires de la pétition "pour une libre circulation des idées" lancée fin 2006 par l'Atelier du gué on se demande pourquoi la profession, les journalistes et les parlementaires tardent à se mobiliser sur cette question ?

C'est trop compliqué de voir que les choses sont simples ?

D'un côté 2 députés de la majorité, de l'autre plus de 40 (de tous bords politiques). D'un côté 8000 signataires (dont plus de la moitié de professionnels, de l'autre une entreprise qui échappe à la loi française puisque son siège social est au Luxembourg !?

Cela fait bientôt six mois que la Coordination des indépendants du livre a remis aux deux ministères concernés (culture et économie) et à la Poste un dossier conséquent sur le transport du livre et les tarifs postaux qui démontrent point par point comment l'augmentation des tarifs postaux provoque une censure qui ne dit pas son nom et fragilise non seulement les éditeurs indépendants mais aussi les libraires et à court terme l'ensemble de la chaîne du livre...

Pour ceux qui n'ont pas encore signé la pétition et qui veulent lire le dossier sur la Poste, une adresse :

http://www.cynthia3000.info/petition/?petition=3

corinne 02/06/2008 18:20

Trouvez une solution plausible ? Il me semble peu évident que celà existe, comme écrit Jean-Marc :"ce qui semble bon pour le consommateur,finit par se retourner contre lui."

Nous allons tout droit vers un formatage du monde, la seule chose qui va dominer : l'économie ! La diversité deviendra une exception qui aura un coût.

Je suis parfois surprise du choix des lecteurs qui se dirige vers l'achat compulsif de livre people sans grand interêt littéraire, je vous promets qu'alors le prix n'est pas une barrière.

Chewikar Abdel Aziz 02/06/2008 17:37

Sans conteste, le travail fourni par ll'écrivain et l'éditeur mérite un prix. Mais le coût de la vie devient de plus en plus cher , ce qui fait que celui qui n'a pas les moyens d'acheter, se contente de lire un commentaire ou se documente dans les grandes bibliothèques.
Néanmoins, en France, la lecture est d'une nécessité primordiale autant que l'alimentation ,par conséquent il faudrait trouver une solution plausible pour baisser les prix des livres.
Chewikar Abdel Aziz.

Bonnel Jean Marc 30/05/2008 11:26

Pour moi cet amendement favorise la grande distribution au détriment de la chaîne libraires, éditeurs, auteurs.
La grande distribution pose sa grosse main d'ogre sur ses "petits" concurrents,les étouffe, les fait dispaître pour, ensuite, mieux régner et imposer sa loi. En définitive, ce qui semble bon pour le consommateur,finit par se retourner contre lui.
Jean Marc