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Bonjour à tous,

J'ai ouvert ce blog pour vous permettre de réagir aux lectures de nos ouvrages. Les auteurs vous répondront avec plaisir en fonction de leur emploi du temps, laissez-leur un commentaire.

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Corinne, responsable d'édition
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  juin 2016:  le 9e Salon de l'édition indépendante se déroulera à Orange (84).
  le site L'Antre des Livres - renseignements : e-l-u@orange.fr
15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 07:00
Les conférences AGORA — Cycle de conférences 2007-2008
Vendredi  19 octobre 2007 à 20h30 -Lycée de l’Arc (salle polyvalente) ORANGE(84)

Catherine Malabou :
Enseigne la philosophie à l’Université de Paris X – Nanterre. Elle a publié :
L'Avenir de Hegel (Vrin, 1996),
Plasticité (Leo Scheer 1999),
avec Jacques Derrida, La Contre-allée (La Quinzaine littéraire-Louis Vuitton, 1999),
Le Change Heidegger (Léo Scheer, 2004),
 Que faire de notre cerveau ? (Bayard 2004)
Les Nouveaux blessés. De Freud à la neurologie : penser les traumatismes contemporains. (Bayard, 2007)
Elle travaille autour du concept de "plasticité" qu'elle a d'abord étudié dans
la philosophie classique et qu'elle explore désormais dans ses significations
scientifiques, notamment dans le domaine de la neurobiologie.
Sa conférence :

   En quoi la souffrance cérébrale permet-elle aujourd’hui de transformer la psychopathologie ? Comment envisager le dialogue entre neurologie et psychanalyse ? On partira, pour engager l’examen de cette question, de la transformation que la maladie cérébrale fait subir à l’identité du sujet. Comment penser cette plasticité destructrice ? Que fait-elle apparaître ?

Après sa conférence Catherine Malabou signera son ouvrage  Les Nouveaux
blessés. De Freud à la neurologie : penser les traumatismes contemporains.
Entrée : 3 € - étudiants, lycéens, chômeurs : 1,50 € - adhérents : entrée gratuite.

 Serge Tziboulsky

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commentaires

corinne 15/10/2007 09:00

Les nouveaux blessés, ce sont les malades atteints d'Alzheimer ou de Parkinson, les traumatisés de guerre comme les vétérans du Vietnam et de l'Irak aujourd'hui, les victimes d'accidents cérébraux irréversibles, d'actes terroristes ou de violence gratuite... Ils ont tous en commun un changement complet de personnalité, une froideur et une indifférence qui nous laisse sans solution.
Comment traiter ces nouveaux blessés sans comprendre d'abord de quoi ils souffrent? Catherine Malabou tente de penser ce que Freud a nié, et ce que la neurobiologie ne fait que constater : la destruction cérébrale peut créer une toute nouvelle personne. Notre question à tous aujourd'hui est celle-ci : comment alors entrer en relation et accompagner cette personne, radicalement autre ?
Catherine Malabou inscrit ici la philosophie au coeur d'un phénomène social et apporte un éclairage nouveau sur la compréhension des pathologies cérébrales.

Dans un entretien avec Marion Rousset paru dans Philosophie Magazine d'octobre 2007 Catherine Malabou expose ce qu'apporte le concept de "plasticité" à la compréhension de la métamorphose destructrice provoquée par certains troubles cérébraux :

"[Le]concept [de plasticité, apparu pour la première fois dans la philosophie de Hegel] désigne la double aptitude à recevoir et à donner la forme. On parle d'un "matériau plastique", comme l'argile, qui reçoit l'empreinte, mais aussi des "arts" et de la "chirurgie plastiques", qui informent une matière. Cela permet à un système d'accueillir les chocs sans se dissoudre, de les intégrer en leur donnant une forme assimilable. Mais le concept de plasticité indique aussi une tendance à la destruction, à l'anéantissement. Dans un système il y a toujours une part explosive [le terme de "plastic" désigne un matériau explosif]. [Or] les psychanalystes et les neurologues [n']utilisent [...] le concept de plasticité [qu'au] premier sens. Pour les neurologuees, la métamorphose destructrice reste un phénomène pathologique et non le résultat d'une possibilité[...] constante, inscrite en chacun de nous, au coeur des affects, c'est-à-dire dans le cerveau. Un sujet transformé par destruction est un sujet dont l'activité émotionnelle est gravement endommagée. Or cette rupture n'est interrogée ni par la psychanalyse, ni par la neurologie, ni par la philosophie. En posant la question de la plasticité négative, j'interroge ce silence [...].Il est temps que la discussion ait lieu."

A vendredi, j'espère.
Bien cordialement,

Serge Tziboulsky