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4 mars 2018 7 04 /03 /mars /2018 09:01

Cet article a été écrit pas la classe de seconde du lycée de l'Arc à Orange après avoir rencontré Myriam Saligari sous la direction de leur professeure de Français, Véronique Ruiz.

 

Un roman qui a de l’avenir !
La Pomme d’Ève, deuxième roman de Myriam Saligari, a été cette année concurrente pour le prix Première chance à l’écriture. Myriam Saligari, après son succès littéraire d’il y a deux ans, a cette année proposé un deuxième roman très apprécié.
D’abord enseignante, Myriam s’est ensuite consacrée aux élèves en difficulté et travaille actuellement dans un centre médico-légal.
Passionnée par la lecture ainsi que l’écriture depuis toute petite, elle s’est, à ses dix-huit ans, penchée sur
l’écriture de nouvelles, et plus tard sur la production de romans. En 2016, son premier roman, Il était temps, dont les thèmes sont l’amour et les relations entre les individus, par le biais de personnes âgées, a été lauréat du prix Première chance à l’écriture.

Ce prix, organisé par la maison d’édition Elan Sud et Expressions Littéraires Universelles, en partenariat avec le lycée de l’Arc, permet à une personne voulant se lancer dans l’écriture, de faire lire son premier manuscrit à un jury composé d’élèves, de professeurs, et d’auteurs. Ceux-ci vont ensuite débattre sur les deux manuscrits concurrents et voter pour celui qui, selon eux, mérite le plus d’être lauréat et ainsi signer un contrat avec Elan Sud en vue d’une publication dans les mois qui suivent.
Cette année, le prix était légèrement différent, puisque ce ne sont non pas des premiers romans qui étaient en liste, mais des seconds !

Aussi, son roman, La Pomme d’Ève, était cette année en concurrence avec Des pissenlits sur ma tombe, de Jean-Philippe Chabrillangeas, et même s’il n’a pas gagné, il a séduit bon nombre de lecteurs et lectrices.
Dans le cadre d’une rencontre avec les élèves, jurés du prix, l’auteure a donc dévoilé les secrets de son inspiration et de ses idées pour écrire ce livre, et a répondu aux questions des lycéens, et en l’occurrence des lycéennes. Au cours de ces deux heures passées dans la bonne humeur, elle a échangé son point de vue avec celui des élèves, qui ont donné leur avis et émis des remarques pour l’aider à améliorer au mieux son roman.
« L’exploration du Désir ». Voilà les quelques mots utilisés par Myriam pour résumer son œuvre.
Elle a commencé à écrire La Pomme d’Ève alors qu’elle avait vingt-quatre ans. « Enlever les tabous, balayer les interdits ! » étaient ses objectifs. Puis, au fil des années, elle l’a retravaillé et amélioré grâce à son vécu et sa maturité, elle l’a « assagi » avec son expérience. Ce titre, pour le moins original, représente pour elle le fruit du désir vu par une femme.

C’est donc à travers le personnage de Mathilde que nous découvrons l’histoire d’un hôtel au nom peu commun : La Pomme d’Ève.
Mathilde, une jeune femme travaillant à l’Institut de Sauvegarde des Monuments historiques, se rend à Saint Felix dans le cadre d’une mission d’étude de deux semaines. En arrivant, elle passe par hasard, ou non, devant l’enseigne d’un hôtel qui la plonge dans ses souvenirs. Au bout de quelques jours passés dans cet endroit mystérieux, l’hôtel qui, trouvait-elle, ne payait au premier abord pas de mine, renferme en réalité une histoire unique. Sa vision de l’amour et du désir va changer à jamais. Elle va apprendre à les redécouvrir, et pourquoi pas, se redécouvrir elle même ?
L’auteure a donc expliqué que le livre s’organise selon trois niveaux.
Le premier étant toute la trame historique, l’enquête menée par l’héroïne qui nous emmène à travers le temps et les époques.

Le second concerne Mathilde, son parcours amoureux peu conventionnel, son histoire, la recherche d’elle même à travers l’hôtel, qui est « une sorte de bulle pour elle », sa conception de l’amour et enfin la place du destin : La Pomme d’Ève est un miroir où elle-même se reflète.

Finalement, le troisième niveau comprend toutes les interrogations universelles posées dans le livre : qu’est-ce que le désir ? Celui-ci est en opposition avec la loi, mais que se passe-t-il lorsque la société organise trop le désir ? Ou pas assez ? Et c’est à travers de nombreux personnages venant de différentes époques, que ces questions sont soulevées et que l’opinion de chacun y est expliquée. Tout cela, avec une écriture fortement appréciée : « les descriptions et la restitution des sens sont les points forts du roman », ont déclaré les élèves.

Le roman aborde donc de nombreux thèmes, tels que l’Amour, le Désir, sous toutes ses formes, l’Histoire, l’Art, la Découverte du corps et de l’esprit et bien d’autres…
Comme toute histoire, celle-ci en a une. Elle est « née » alors que Myriam venait d’obtenir son diplôme d’institutrice. Son premier poste se trouvait à 65 kilomètres de chez elle, dans une petite ville isolée. Elle logeait donc dans une chambre d’hôtel déprimante, où elle passait son temps à imaginer un hôtel qui abriterait des chambres particulières, et plus accueillantes que la sienne.
Ainsi, le tenancier de l’hôtel dans lequel elle se trouvait a inspiré le personnage de l’hôtelier, qui tient lui aussi le restaurant en plus de l’accueil. Dans ce fameux restaurant, elle écoutait les conversations « viriles » des routiers, qui sont les seules choses réelles qu’elle a rapportées dans le roman. Une pâtisserie qui faisait des « douillettes à la banane », qu’elle avait, a-t-elle confié, adorée, l’a aussi inspirée pour une scène riche en gourmandise !
Pour l’auteure, l’inspiration n’est pas ce qui manque !
Le prénom de l’héroïne provient en partie de la chanson de Jacques Brel Mathilde est revenue.
Son roman était pour elle une réponse à Lolita, de Nabokov, roman qui l’a marqué et qu’elle a qualifié de « frappant ».
Son livre se rapporte, a-t-elle dit, à Foule sentimentale, d’Alain Souchon. D’après celle-ci : « C’est comme dans la chanson : le désir sous toutes ses formes, au début physique, puis on se dit qu’il y a peut-être quelque chose de plus grand. » Le « Désir, avec un grand D » ! » « Je vole des moments de plaisir pour écrire ! » Il semblerait que pour notre auteure, le travail d’écrivaine soit un bonheur ! Elle écrit pour partager avec le lecteur et l’amuser.
Elle nous a alors livré quelques-unes de ses habitudes : lorsqu’elle écrit, elle se « plonge dedans », elle relit tout, pour l’équilibre des mots et leur sonorité.
« Lorsqu’on écrit, on parle avec ce qu’on est, mais cela reste imaginaire. On se met à la place des personnages, et au fur et à mesure qu’on invente leur caractère, ils ont une logique et nous surprennent », expliquait-elle.
Contrairement au précédent, où elle avait en tête le déroulement de l’histoire jusqu’à la fin, elle n’avait pas de plan au départ de ce roman. Elle a mis longtemps à l’écrire, mais ne savait pas où elle allait.
Nous en avons donc la preuve aujourd’hui : ne pas avoir de plan n’empêche pas de produire un livre prenant et agréable à découvrir !
Actuellement, l’auteure retravaille son roman avec l’aide de la maison d’édition dans le but de le publier d’ici quelques mois. Le livre sortira chez Elan Sud dans la collection élan d’elles.
Alors, si ce style de littérature vous plaît, vous savez où le trouver !

Aurélie Broussard

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Le roman La Pomme d’Ève sortira vers le mois de mai 2018

Myriam Saligari sous le regard des lycéens

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