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  • : Maison d'édition Elan Sud, littérature générale, à Orange (84). Ses auteurs et leurs romans. Parutions, articles, interviews, commentaires. Actualité des salons du livre, rencontres avec le public. Site d'échange littéraire. Organisation du concours de manuscrits : Prix première chance à l'écriture
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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 17:23

On raconte que dans des contrées lointaines du côté du Tadjikistan lorsqu’on enferme un enfant dans un cercle dessiné par un bâton, il ne peut plus en sortir, physiquement tétanisé par la croyance que le diable va le tuer s’il tente d’échapper à l’enfermement. Dans ces jeux d’enfant, la seule issue pour libérer le prisonnier est de briser le cercle en effaçant un segment d’un coup de pied. Les croyances religieuses ou des superstitions fonctionnent comme des suggestions hypnotiques qui annihilent la volonté. On retrouve le même phénomène dans la transe shamanique, vodou ou santeria.

J’évoque ce phénomène alors que je me trouve dans un Salon du livre. Pourquoi ? Parce que les cercles du diable existent aujourd’hui à notre insu de notre plein gré comme le disait si bien un vélocipédiste. Chacun d’entre nous vit ainsi coincé dans un cercle qui a été dessiné et un diable nous empêche d’en sortir. Un diable qui n’a point de cornes ni de queue fourchue mais très efficace, il s’appelle MEDIA. Il définit les normes, les modes, les lieux du pouvoir, les espaces réservés, les IN et les OUT des cercles fermés du succès, l’enfermement dans l’échec. En matière de création, qu’elle soit théâtrale, plastique, littéraire, musicale, il faut appartenir à la poignée d’individus désignés par la fourche de MEDIA. Comment être élu, choisi, enfourché ? Debord dans « La société du spectacle » qui a des accents prophétiques le dénonce. Par l’exaltation des scandales, la provocation, la présence permanente à la télévision, à la radio. Et par les réseaux d’influence. Il s’agit avant tout de disposer d’un carnet d’adresses.

Les piles de livre s’entassent sur les tables. Comment faire son choix ? Les files d’acheteurs se pressent du côté des noms connus, s’approcher d’une étoile, toucher ce qui n’était que virtuel, vérifier si le réel ressemble à l’image sans le maquillage, et recevoir la récompense d’une dédicace.


S’agirait-il alors moins d’écrire que d’être photogénique ? Nietzsche me susurre à l’oreille en rigolant: te voilà en plein ressentiment, l’énergie des médiocres, tu crèves de jalousie, tu voudrais que le diable t’ait choisi.

Il a peut-être raison parce qu’on écrit dans la mesure où personne ne vous écoute.

À bientôt.

Maurice Lévêque

Photos : © Le Cahier, film projeté à Orange en juin 2009 lors d'une semaine consacrée aux ONG

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 09:12
Je vis à Cuba depuis trois ans, j’y écris, je mets en scène en travaillant avec des compagnies théâtrales professionnelles de Santiago.
Inscription récente, lors de mon séjour en France, sur des réseaux d'échanges comme Facebook parce qu’il est difficile de l’utiliser via internet cuba. Je ne l’ai pas fait sans réticence dans la mesure où je me méfie des modes en général, de celle-ci en particulier qui consiste à essaimer aux quatre vents ces impressions et ces petites affaires du quotidien comme s’il fallait donner du prix à l’insignifiance. Besoin de COMMUNIQUER.

En lieu et place de mon portrait, j’ai donc installé la couverture de mon dernier roman « La sentinelle » publié par une maison d’édition courageuse « ELAN SUD ». À la fois pour ne pas sacrifier au narcissisme et pour assurer la promotion du livre. Je suis venu en France pour deux mois pour approcher de nouveaux lecteurs. La publication d’un roman est un chemin montueux puisque chacun se pique de littérature à en juger par le nombre de manuscrits que reçoivent les éditeurs. Mais la vente du livre n’est pas moins ardue. J’en ai fait l’expérience lors de ce séjour en courant les librairies et les salons.

Et c’est ainsi que je me suis résigné à utiliser cet outil pour des chroniques qui évoqueront cette expérience étrange d’être devenu le propre bateleur de son écriture, qui tiendront le journal d’un roman graphique en cours d’élaboration avec la complicité d’un peintre dessinateur cubain de Santiago, Dennis Gallardo Castro, qui diront les joies et les peines des mises en scène prévues en 2009-2010 : « Direccion Gritadero » de Guy Foissy et un monologue « Ellas », qui témoigneront du vécu quotidien dans cette ville d’Oriente, qui se trouve dans la queue du « crocodile » et garde quelques traces des français.

J’espère qu’elles auront un intérêt pour le lecteur et qu’elles permettront de donner envie de lire « La sentinelle ».

A bientôt

ML

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