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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 12:15

L'espace Anvis, au sein de la cave des coteaux de Visan, est devenu le rendez-vous des amateurs de sens et de partage culturel. En première partie, l'artiste peintre Kaleen Gay-Parra présentait son travail de peintre et de dessinatrice, spécialisée dans les mandalas, source d'apaisement et de sérénité.

Ensuite, Dominique Lin, déjà été invité l'an passé pour « La grande Borie », a répondu aux questions de Corinne Niederhoffer à propos de son dernier roman : « Renaître de tes cendres ».

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Dominique Lin a commencé par lire quelques lignes, la première lettre du livre et l'introduction au lieu récurrent où les personnages viennent s'échouer, le café « Le rideau rouge » et qui sera le révélateur de l'évolution de Léon, personnage principal.

Ce roman dérange, remue, mais aussi émeut et confronte le lecteur à ses propres sentiments. Le style très travaillé et, comme l'auteur le dit, « chaque mot a été choisi, chaque virgule est à sa place ».

Si l'on est embarqué avec Léon dans la spirale de la destruction mentale, de la dépression psychique, on émerge ensuite grâce à l'écriture dans laquelle il déverse, « il vomit » son mal-être comme toute personne se servant de la plume comme d'un outil de rédemption. Faire le deuil de sa femme qu'il a tant aimée et dont il se croit responsable de sa mort. Léon est obnubilé par cette fin qu'il n'a pas su gérer : « j'ai gâché ta vie, j'ai raté ta mort » couche-t-il à longueur de nuit sur sa feuille blanche.

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Il y a aussi, dans ce roman, le malaise qu'il ressent à entrer dans le monde commercial, dernière source possible de revenus lorsqu'on est au bord du chemin social, la cinquantaine et qu'on « est trop vieux » pour beaucoup de métiers. Ce monde commercial qui lui renvoie son passé à la figure, celui du monde de la dérive sectaire dans lequel il a passé de nombreuses années et qui utilise les mêmes processus d'embrigadement, de manipulation mentale, d'envoyer l'homme exploiter ses semblables, grâce à un discours et des méthodes bien huilées.

À force de porter le poids du monde sur les épaules, Léon a du mal à y voir clair. « Le supplément de voyage à Bougainville » de Diderot, lui permettra de prendre du recul et de comprendre la permanence du comportement de l'homme, ses erreurs et ses errances.

 

Le jeu des questions-réponses a duré une heure environ, entrecoupé de lectures d'extraits, dont un, très fort, qu'est cette lettre d'amour par contumace de Léon à Danièle dans laquelle les mots vous prennent à la gorge, où les sentiments sont intacts après vingt-cinq ans de vie commune et une année de deuil. Certaines lectrices, émues par ces mots et la richesse du roman, n'ont pas hésité à demander une dédicace à l'auteur.

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art-litt-mets-vin-3  Visan-Garde-lions

Comme à l'accoutumée, la soirée s'est terminée autour d'un verre et des spécialités culinaires à base de fromage de chèvre réalisées par Anne-Marieke Kroes-Gal, éleveuse et productrice.

Les cuvées « La Garde des Lions », Côtes du Rhône Visan Village blanc et Cuvée du Marot, Côtes du Rhône Visan Village rouge 2004 et 2009 ont parfaitement accompagné ces mets délicieux. (Visiter le site)

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Commander ce roman chez Elan Sud

 

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art-litt-mets-vin-2Quelques témoignages et commentaires :

« Renaître de tes cendres » par Dominique Lin

 « Qui, aussi riche et puissant soit-il, pouvait venir en aide à Léon ? Il avait possédé, il ne lui restait plus rien. »

Oui Léon avait tout : un bon emploi, une aisance matérielle réelle, une femme amoureuse, mais la descente aux enfers aura lieu malgré tout : parce qu’il refusera avec l’appui de son épouse, de couvrir des actes malveillants organisés par la secte qui l’emploie, il va connaître le chômage, la perte de son statut social, puis les factures impayées ; le lent engourdissement des membres et de la tête, celui qui fait que chaque jour, on en fait un peu moins que la veille parce que « à quoi ça sert ? »…

« Les fantômes du passé l’accompagnaient […] »

Léon nous explique les faits, nous raconte sa femme, par petits bouts, tout doucement, comme si aller trop vite risquait de le précipiter au fond du gouffre.

Pour rompre la monotonie de sa vie, il nous emmène au « Rideau rouge », et là, nous assistons à une comédie humaine du XXIè siècle dont « le Pacha » est le héros central. Tous aussi perdus que Léon, mais faisant semblant de croire à toute autre chose.
« Au fond du trou, ramasse quelque chose, ça te servira plus tard »
Il va bien essayer de rebondir, sa situation matérielle ne lui laisse plus le choix, mais arrivera-t-il à jouer contre les jeunes, à retrouver les mécanismes psychologiques qui l’animaient autrefois et qui le faisaient meilleur que les autres ? Et la vie ne se moque-t-elle pas de lui en le mettant face à face avec son démon ?

 

Dominique Lin nous livre là un roman tout à fait exceptionnel qui n’a absolument rien à voir avec une nouvelle étude de l’impact du chômage sur un homme. Non, l’auteur nous parle de la culpabilité d’un homme qui s’est vu abusé par d’autres hommes, qui se sent responsable de la mort de sa femme, qui à chaque action, pense à ce que celle-ci aurait dit ou fait, un homme perdu dans sa souffrance tout simplement.


Dominique LIN nous livre un roman tendre et poignant à la fois. Un Léon qui nous ressemble un peu dans ce monde où nous avons beaucoup de mal à trouver une place. Bravo, nous attendons le prochain...

 

"Perdu dans ses pensées, à la recherche du bonheur sur lequel il n'arrivait pas à poser de nom, Léon se sentit seul."

Le dernier roman de Dominique Lin ne parle pas seulement de résilience, il invite à la réflexion sur les manipulations de notre société, qu'elles soient commerciales ou pseudo-religieuses.

D'un genre résolument différent de La Grande Borie, on sourit et l'on pleure des aventures de Léon, face à la mort et au chômage. L'auteur sait trouver les mots justes, le rythme idéal pour entraîner le lecteur sur une lecture d'un seul trait. Alors que l'écriture est présentée comme un outil d'aide au deuil, l'activité apporte une touche de tendresse au personnage et toute sa dimension humaine.

 

"Les mots se déversaient sur les pages comme les vagues sur le sable. Une force se libérait, véritable marée de phrases, de paragraphes, de chapitres. De phrases ... il pensa à sentence en anglais. La sentence était rendue, il était condamné à écrire. Condamné, non, c'était un délice, une jouissance; une parenthèse s'ouvrait sur l'irréel. Il s'engouffra dedans, avide de retrouver les sentiers du plaisir."

Un roman beau et profond qu'on peut lire et relire, "palais des mille et une promesse où le calife inondait de sa bonté les sujets venus demander audience."

Beaucoup d'intelligence, de sensibilité et d'émotion dans l'écriture de Dominique LIN. Plus qu'un roman, "RENAÎTRE DE TES CENDRES" est une réflexion sur un parcours particulier, celui de Léon, mais aussi sur les choix individuels qui sont le lot de chaque être. Je recommande vivement.

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Cher Dominique,

Je viens d'achever la lecture  - commencée hier - de votre roman. J'en suis un peu tourneboulée bien que le monde de la finance, de la stratégie de marketing, etc, me soit parfaitement étranger. Malgré ce, il y a dans les descriptions très exhaustives (et très justes me semble-t-il), des phrases qui poignent le coeur et l'esprit. Je dirais, comme Jean-Michel le dit à Léon, que vous avez une grande "compréhension des comportements humains" (p139) et là, je vous reconnais pour mon semblable. C'est une vertu, ou une qualité indispensable à l'écrivain même si, hélas, nombre de ceux qui publient des livres en sont dépourvus.

J'ai remarqué également que la promesse tient une place essentielle dans votre éthique, encore une vertu qui m'est chère et que je salue chez vous...
Bien sûr, les passages en italiques m'ont beaucoup touchée et le titre est magnifique!
Merci de m'avoir offert ce beau moment de "tapis volant".
Bien à vous.

Anne Bragance

 

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publié par éditions Elan sud - dans Dominique LIN
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