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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 08:43

La reine nue, roman de BraganceGiuletta Padovani, ancienne romancière à succès, forte tête et croqueuse d'hommes, règne sur une fratrie de sept enfants, comptant comme autant de péchés, dans La Villa qu'elle a faite construire au bord de la mer, grâce à ses revenus de droits d'auteur.

La Reine nue s'ouvre sur ses premiers moments d'égarements, les premiers troubles, des dérèglements bénins. Mais le jour où Giulietta décide de vendre ses souvenirs à qui payera pour l’écouter, les enfants Padovani s’alarment. Cette famille nombreuse et disparate va devoir se retrouver autour d'elle pour un tour de garde hebdomadaire. Et d'assister ainsi aux élucubrations, aux délires qui la poussent à se déshabiller, laissant voir un corps décharné, flasque et pitoyable ou qui mènent à la résurrection des personnages de ses propres romans. Ses monologues décousus réservent aussi des surprises : Giulietta aurait-elle eu un huitième enfant ? De quel homme ? Enfin, quel autre secret cache le petit journal que Marietta, l’aînée, a trouvé ? Le clan s’affole et ne vit plus qu’au rythme de ses frasques qu'il se raconte le samedi à la réunion hebdomadaire.

En même temps qu'Anne Bragance brosse la fin d'un règne maternel, elle décrit la déchéance physique longue et lente d'une vieille dame vue à travers le regard de chacun de ses protagonistes, mais aussi l'évolution de chaque enfant face à cette double emprise, emprise de la maladie sur la mère, emprise de la mère sur leur vie privée.

Un roman à plusieurs voix, alternant sans cesse, les enfants, Giuletta et son journal. Autant de voix, tantôt chargées de compassion, de tristesse ou d'amour, tantôt de dégoût, de dépit, de peur et de pitié. S'appuyant sur le sens et le rôle de la fratrie, La Reine nue donne ainsi le tableau vivant d'une maternité, où le rapport mère enfants, et réciproquement, déploie toutes ses subtilités.
Seul bémol, lorsqu'on lit plusieurs romans de A. Bragance, sa relation avec la mère, on la connaît, elle est toujours la même, sclérosée… Avec le temps et le nombre de romans écrits, on pourrait attendre d'autres relations mère-fille dans ses fictions ! Madame Bragance devrait passer à autre chose. Si vraiment sa vie est une souffrance à cause de sa mère, prendre les lecteurs à témoins à charge n'est pas très respectueux.

D'origine andalouse, Anne Bragance est née à Casablanca en 1945. Elle y a grandi dans un milieu cosmopolite où le français, l'espagnol, l'italien et, bien sûr, l'arabe, se métissaient pour la plus grande délectation de son oreille... Arrivée en France à l'âge de seize ans, elle s'emploie à maîtriser la langue française car elle veut devenir devenir écrivain. Elle se marie très jeune, met au monde deux petites filles, mais les joies - et les soucis - de la maternité ne la détournent pas de sa passion première : la littérature. A vingt-huit ans, elle publie son premier roman "Tous les espoirs vous sont permis" chez Flammarion. Beaucoup d'autres suivront, sous les couvertures du Seuil, de Grasset, du Mercure de France, de Laffont, de Julliard ... Le goût d'Anne Bragance pour la nature, les jardins, les fleurs, l'a toujours tenue éloignée de Paris. Elle vit aujourd'hui en vaucluse.

La Reine nue, Anne Bragance, chez Actes Sud
Roman (broché). Paru en 08/2003

4e de couverture
Quand ils sont là, rassemblés au plus intime de leur douleur, ils parlent de la mère, ils ne parlent que d'elle. Chacun livre aux autres le détail de la journée qu'il a vécue avec elle au cours de la semaine écoulée.
Des mots terribles et doux sortent des bouches, des mots qui décrivent des gestes, des actes, des violences, et quelques moments bénis de rémission.
Au centre de chaque scène qu'ils évoquent, tentent d'interpréter, se tient Giulietta, reine efflanquée et nue.

 

Anne Bragance participera à une veillée littéraire organisée par Expressions Littéraires Universelles à Orange en avril 2011.

Uniquement sur inscription à cause du nombre limité de places : e-l-u@orange.fr

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