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J'ai ouvert ce blog pour vous permettre de réagir aux lectures de nos ouvrages. Les auteurs vous répondront avec plaisir en fonction de leur emploi du temps, laissez-leur un commentaire.

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 08:51

A tous, à toutes,

VOICI LE MESSAGE DE MICHELINE, une amie jonquiéroise :
"merci pour tes coups de coeur !
Pierre et moi avons vu une douzaine de spectacles, beaucoup de cabarets.
 Nos chouchous

: Cabaret lyrique au Blues théâtre avec Bertrand Beillot qui est un comédien génial . C'est à 17h25 une sorte de délire avec des airs d'opéra

:
Evasion, vocal 26 au théâtre des lucioles à 19h35
ou un groupe de 5 femmes chantent des chansons très engagées en français, espagnole, catalan, marocain....avec une mise en scène géniale.

: et Comme quoi quand c'est bien fait avec Mmmhpfff trio au théâtre des amants à 18h45....très libertin !
""


Je me permets de vous informer que les vendredi 30 et samedi 31 juillet (derniers jours du festival), je chante dans le spectacle ''EVASION, VOCAL 26"

Pour information, j'ai fait un stage vocal avec ce groupe, pendant un week-end d'hiver et tous les stagiaires ont été invités à participer à ces deux dernières représentations, sur un chant.

C'est avec plaisir que je vous retrouverai donc au théâtre des Lucioles -(théâtre près du quai de ligne ou du grenier à sel) - 

Michèle

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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 14:12


Bonjour à tous,

Aujourd'hui, accalmie dans le festival, pour moi. Il faut des journées de ''non-festival'' pour digérer toutes les belles choses que je vois.
Trois spectacles retiennent mon attention et je vais essayer de vous les livrer avec la plus grande impartialité, car vous savez, lorsque j'aime, j'ai de la difficulté à me retenir et j'ai peut-être un regard partial. Mais c'est ainsi.


Au théâtre des Lucioles (c'est un théâtre que j'aime particulièrement où il y a une belle programmation - pour ceux qui ne le savent pas, c'est un théâtre permanent), à 12 heures 30''Oedipe de Voltaire''.


Dès que nous prononçons le mot ''d'Oedipe'' , aussitôt, de nombreuses images se bousculent dans nos têtes.  Et bien sûr... ''Ce n'est pas la faute à Voltaire mais........ à Freud, le grand maître de la psychanalyse qui a ''utilisé'' le mythe ''du fils tuant le père pour épouser la mère'', pour bâtir une partie de sa théorie.
 C'est Sophocle qui nous rapporte ce mythe en écrivant  cette tragédie....

Mais, éloignons nous un peu de Freud et de Sophocle, pour ne parler que du spectacle que j'ai vu hier : Une brûlante tragédie dont je suis ressortie touchée. La critique donne une homogénéité dans la qualité de la distribution, moi, d'après ce que j'a vu hier, deux acteurs manquaient  un  peu de puissance (dans la voix) et un dans l'émotion. Mais l'ensemble est de très bonne qualité. Le jeu des acteurs est devenu plus intense au fur et à  mesure que se jouait la pièce. C'est une intrigue qui ne m'a pas laissé un seul moment de répit, toute ouïe que j'étais de tout capter, tellement le texte est riche.
Le personnage d'Oedipe est extrêmenent bien joué. Le comédien se donne sans compter et nous livre son âme.

Voici quelques mots sur l'histoire pour vous aider à vous y retrouver, car dans la mythologie tout est très très  compliqué, à mon sens, ou alors très lointain de nos apprentissages.

''Oedipe, fils de Laïos et de Jocaste a été abandonné par ses parents, à sa naissance, (les pieds attachés, c'est ce que signifie le mot de ''Oedipe'') , car les oracles avaient prédit que l'enfant devenu grand tuerait son père et épouserait sa mère. Recueilli par un couple de bergers, l'enfant grandit dans le secret. Il apprend ensuite qu'il est victime d'une malédiction et se met en chemin.....
Il tue le Sphinx et pour le remercier, les habitants de Thèbes le font roi et lui donnent Jocaste, la reine veuve, pour épouse.....

Vous découvrirez ensuite si Oedipe apprend qui il est et ce qu'il a fait, si Jocaste survit à cette horreur....

C'est une plongée dans l'antiquité. Les comédiens jouent le texte de Voltaire, dans son intégralité, donc, c'est du grand théâtre classique.

Cette compagnie a reçu le soutien de la ville de Ferney-Voltaire (ville de Voltaire)  et de la communauté de communes du pays de Gex.



à 16 heures, au Théâtre de l'Etincelle (théâtre permanent) , place des Etudes (tout proche de la rue des Lices, côté rue Henri Fabre)
''Simone de Beauvoir, écrire pour exister'' de Laure Mandraud qui est aussi l'interprète et le metteur en scène.


De 1947 à 1964, Simone de Beauvoir écrivit à l'auteur américain Nelson Algren, devenu son amant en 1947, des centaines de lettres d'amour.
A quarante ans, S. de B. découvre l'épanouissement amoureux : ''Je me sens femme dans les bras d'un homme, réellement, totalement et ça veut dire beaucoup pour moi'' -  ''Il m'a fait découvrir l'amour'' écrit-elle.
Elle le fait entrer, par la voie épistolaire, dans son monde, celui de Sartre et lui offre des témoignages riches et sans concession de la vie intellectuelle et politique parisienne de cette époque là.

Cette correspondance nous fait découvrir une autre facette de Simone de Beauvoir. Très loin de  la féministe, on découvre une femme passionnée, amoureuse, enflammée, presque midinette.
On la qualifiait de femme belle et talentueuse, tout en la jugeant méchante, rébarbative, dure et sans coeur. Ce n'est pourtant pas, à mon sens, une femme sans coeur qui écrivit ces lettres d'amour à Nelson Algren.
 Si le temps passé ensemble fut réduit à trois séjours de deux, quatre et trois mois chacun, leur correspondance dura 17 ans.
C'est très émouvant. Les deux acteurs sont talentueux.
La mise en scène permet trois plans : Elle seule, Lui seul et les deux réunis et ceci, en alternance,  pendant tout le déroulement de la pièce. C'est très réussi. J'ai beaucoup aimé.


Puis j'ai terminé en apothéose, en allant à 19 h 10,  au Théâtre du Chien qui fume  (rue des Teinturiers - théâtre permanent), écouter une lecture théâtralisée de Bartleby de Heman Melville, par Daniel Pennac.

Je connaissais Pennac, homme de lettres, défenseur des ''cancres'', homme de communication (on le voit souvent sur les plateaux télé).  C'est aussi un lecteur à haute voix qui nous a souvent livré des textes.
J'attendais un peu le comédien. Je n'ai pas été déçue. L'homme est charismatique.
Dans un décor intéressant (je ne vous dis pas), il nous raconte l'histoire de Bartleby, ce petit scribe employé dans une étude notariale.

C'est une découverte de ce texte pour moi. C'est criant de vérité. On est bouleversé par le comportement des deux hommes : Bartelby, le scribe, dans son refus d'accepter la ''loi'' des hommes et le notaire, dans son acharnement à comprendre ce refus.
C'est extraordinaire, absurde,  bouleversant, drôle.  Il y a du rire et puis...ça tourne ....

A vous de découvrir ce bijou. Réservez, c'est bien plein !!!

Merci à ceux ou celles qui par leurs messages me demandent de continuer à les faire voyager sur les chemins du théâtre.
Michèle

Ci-dessous, un message de Jeanne qui nous donne son avis, sur un spectacle musical. Je vous le transmets.

 

Hier nous sommes allés au théâtre La Luna voir "Ce soir j'attends Madeleine", un spectacle musical pour ceux qui aiment l'univers de Brel, ce qui est notre cas. Nous n'avons pas été déçus, bien au contraire... Cet artiste de talent a su s'approprier les chansons de ce géant de la musique. C'était risqué, c'est réussi. Nous avons passé un très agréable moment.

C'est tous les soirs à 21h30. Réservations au 04 90 86 96 28.

 

 




 







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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 08:56



Bonjour,

Voici  un spectacle très intéressant. On ne s'ennuie pas. On en sort un peu plus persuadé qu'il nous reste encore beaucoup de choses à apprendre, mais c'est un vrai voyage à travers les siècles.

J'ai déjà vu ce spectacle trois fois, je ne m'en lasse pas et j'y trouve toutes les fois des choses nouvelles.

Je vous invite à ce voyage.

Pour aller à ce lieu du OFF, prendre, à partir des remparts la route de Marseille, passer sous le pont du chemin de fer et prendre la première petite rue à droite, puis au bout encore à droite. Vous vous trouverez ainsi sur l'avenue de la Trillade. Une pancarte ''ecole maternelle'' vousi indiquera que vous devez tourner encore à droite. Un parking ombragé accueillera votre véhicule. C'est le parking des immeubles de la résidence ''Le Ventoux.
Je ne devrais peut-être pas vous le dire, mais si vous laissez votre voiture sur ce parking, vous êtes à 300 mètres de la rue Guillaume Puy, puis des Teinturiers (rue des roues).

PS : La compagnie qui joue ce spectacle est ''Eclats de Scènes'', basée à Mondragon et qui, tout au long de l'année propose des spectacles dans les villages : ce sont les ''Conviviales''. Du vrai théâtre comme je l'aime !

Cordialement à tous et bonne suite de vacances, de festival ou de travail...

Michèle


 

Eclats de Scènes continue de jouer L'Histoire racontée du Théâtre tous les jours jusqu'au 27 juillet dans le cadre du festival d'Avignon Off 2010. 
 

Retrouvez la présentation du spectacle et les informations pratiques et découvrez un petit mot de spectateur ainsi que le coup de cœur de Daniel Léocadi. 
Nous vous attendons nombreux !

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 08:53

Bonjour à toutes et à tous

En direct du OFF? aujourd'hui, je n'ai qu'une pièce à vous mettre sous la dent.... et oui, ça arrive, il y a des jours où la ''pêche'' n'est pas très fructeuse.


Un spectacle que je vous recommande : ''Le silence de la mer'' de Vercors ( (Jean Bruller) au Grand Pavois, rue de la Bouquerie à 11 h 50.
Il s'agit de la mise en scène d'une nouvelle de Vercors. Cette nouvelle a été écrite pendant l'occupation. Vercors  en a  remis un exemplaire au Général de Gaulle en 1943.

C'est l'histoire d'un jeune officier allemand qui réquisitionne une chambre dans la maison d'une famille composée d'un homme (l'oncle) et d'une jeune fille (la nièce). Ils ne peuvent refuser et pour manifester leur opposition et leur résistance à l'occupant, ils décident d'installer le jeune homme dans le silence.

C'est très bien joué et l'atmosphère est bien rendue. Ne dit-on pas beaucoup de choses dans le silence ? Mais, bien sûr, le jeune officier allemand lui, parle beaucoup et bien et fort. La jeune comédienne  est excellente, criante de
vérité (elles sont deux à alterner dans ce rôle, celle que j'ai vue était une très jolie jeune femme rousse extrêmement  émouvante).  Vous pouvez  imaginer ce risque de  se passer entre le jeune officier et la jeune fille. Elle ne parle qu'avec ses yeux et des gestes mesurés, bien posés. J'ai beaucoup aimé.


Je vous souhaite une bonne suite d'été. Il y a tellement de choses à voir en ce moment !

Très cordialement - Michèle

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 08:50

Bonjour à tous et à toutes,

A la demande générale, je continue  à vous ''promener'' dans le OFF et à vous communiquer mes impressions. N'hésitez pas à me dire si vous ne souhaitez plus recevoir mes messages, je vous supprimerai de ma liste, vous ne m'en fâcherez pas.

Je vous ai dit que j'aimais Philippe Avron, que dis-je, aimer c'est faible ! Je suis littéralement tombée amoureuse, il y a un peu de temps déjà,  de ce vieux monsieur !
C'est un homme généreux, je crois l'avoir déjà dit, et  cette incommensurable générosité, il l'offre non seulement à son public, mais surtout aux jeunes comédiens qu'ils croisent et dans lesquels il doit sentir un je ne sais quoi..... C'est un très grand Monsieur qui a beaucoup oeuvré en faveur de l'éducation populaire. Un humaniste.
Et justement, un jour, il a croisé Erwan Fouquet, jeune comédien au talent prometteur. Intimidé mais très volontaire, le jeune homme s'est fait remarquer du maître lequel l'a autorisé à jouer ses textes. Et c'est ainsi qu'au ''Collège la Salle'', place Pasteur, 04.90.39.19.13 (on n'est pas très bien assis... c'est dans un collège et oui c'est normal ! mais il y a la clim) se joue
''Le disiciple d'Avron''. C'est un monologue d'humour sur le théâtre, bien emmené par cet Erwan talentueux qui ne ménage pas sa peine. Il parle et chante et il  a une belle voix. A voir, mais à voir, avant d'avoir vu ''Montaigne, Shakespeare, mon père et moi''. Il vaut mieux commencer par le disciple et finir par le feu d'artifice du grand maître, qui je vous l'ai déjà dit joue au théâtre des Halles.

J'avais repéré son spectacle dans le programme (vous savez que ce gros pavé comporte 1200 ou 1300 spectacles... mais on s'y retrouve bien. Le document est bien fait) et elle m'a séduite alors que je mangeais à la terrasse d'un restau. Elle est belle, pleine de talent et a décidé de s'engager sur les traces de Devos, c'est ''culotté''. C'est un peu le pendant d'Erwan. Elle joue les textes du très grand Devos et elle s'en sort très bien. Une belle présence sur scène. J'ai su, en sortant du spectacle, que c'était une avignonnaise.
Elle s'appelle Jane Bréduillieard et joue les jours impairs, à 22 h 30, au théâtre de l'Oulle  - 04.90.86.14.70 (place Crillon, c'est la place face au pont qui va à Villeneuve, face à l'Hotel d'Europe) et son spectacle : ''De Vos à Moi''

''Au chêne Noir''
(04.90.82.40.57)  - Il y a énormément de monde et on y étouffe en attendant le spectacle car le hall est littéralement envahi, mais ça vaut la peine. ''Agatha'' d'après un texte de Duras. J'avais déjà vu ce spectacle avec une autre compagnie dont la mise en scène était plus minimaliste. J'avais préféré, mais si vous aimez Duras et toute l'ambiguité qui la caractérise et caractérise son oeuvre, allez voir Agatha.
C'est un texte puissant qui évoque le théme de la relation amoureuse entre un frère et une soeur. (les deux comédiens sont frère et soeur dans la vie et je pense que c'est leur père qui les  met en scène). Ils se retrouvent une ultime fois dans la villa Agatha, nom que porte aussi la jeune femme. Ils parlent de leur arrachement et de leur attachement et on entend le cri d'une douleur interdite.
Bien sûr, on ne rit pas, ce n'est pas de la comédie burlesque.... c'est grave, comme Duras, mais beau. J'ai aimé, même si l'apparition d'un troisième personnage qui est aussi Agatha (une autre Agatha) ne me semble pas essentiel. C'est un  double, double aussi par le jeu d'un miroir avec lequel jouent les comédiens. Quelques trouvailles scèniques intéressantes, quelques clichés aussi...
Les comédiens sont talentueux.

Pour finir ''La famille Aimé'' aux Ateliers d'Amploux (proche de la place pie - première rue à droite en se dirigeant vers la rue Thiers - 04.90.86.17.12)  à 20 h 15. J'ai choisi ce spectacle parce que j'avais lu des textes de l'auteur Nicol Sigal (auteur contemporain, ''vivant'' - j'ai raté sa présence, elle était venue la veille voir le spectacle - j'aurais bien aimé la rencontrer).  '' La famille Aimé'' : C'est l'histoire d'une famille de quatre enfants où tout le monde s'appelle ''Aimé'' : il y a ''Aimé la grande'', ''Aimé la deuxième'' ''Aimé la petite''....... (six comédiens : quatre enfants, le père et la mère)
C'est un texte très contemporain, difficile à jouer. Cette belle et jeune équipe de comédiens s'en sort à merveille. Elle nous raconte les difficiles relations entre les membres d'une famille nombreuse. Le père, pour éviter de rentrer dans le conflit, va à la pêche....  une mère très triste qui a très souvent mal à la tête...  c'est du vécu ça !!!!
Chacun des personnages vit l'évènement de son point de vue mais il y a du lien, de l'amour, du désarmour, de la jalousie, du désir de réussir sa vie en dehors de la famille... C'est très bien joué car ce n'était pas évident avec un pareil texte. Il y a de l'enthousiasme et une belle force qui anime cette compagnie, composée en partie de jeunes comédiens.
Cette pièce est vraiment à l'image du festival Off c'est à dire, de l'inconnu sur lequel on met, le temps d'un festival un coup de projecteur. Cela n'a rien, mais rien à voir, avec le théâtre classique. D'ailleurs on peut constater qu'il y a très peu de programmation de grands classiques.  Mais va-t-on au festival Off pour voir du théâtre classique ? Pour moi, c'est non. Sauf peut-être, en passant, une comedia delle arte, pour un moment plus léger.


Je n'ai pas vu, mais j'irai voir le ''CHE'', ( Ernesto Che Guevara, la dernière nuit) j'ai entendu dans les files d'attentes d'excellents critiques et il faut réserver. C'est au ''Chêne Noir''.

Voilà pour ce voyage de fin de semaine. J'espère que certains d'entre vous pourront profiter de ces instants extraordinairement riches qui sont à portée de nos mains... si près de nous.
On peut aussi se tromper et ''gaspiller'' son temps et son argent. Mais c'est la vie.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, il exite une carte de festivalier qui se vend à l'office de tourisme, rue de la République. On vous tirera le portrait et  il vous en coûtera 15€, que vous récupérez facilement si vous allez voir au moins 4 spectacles puisque avec la carte, vous bénéficirez du tarif réduit, passant de 18€ à 12 ou de 15 à 10, suivant les lieux et les spectacles.



Bises amicales à tous - bonne suite d'été. Michèle

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 08:39

Depuis quelques jours Michèle Pouget Bernard sillonne les rues d'Avignon et se fait l'écho du festival Off, ainsi sans y être, nous vous faisons profiter de ses chroniques.

 

Bonjour à toutes et à tous.

Hier, journée moyennement fructueuse :

au théâtre de l'observance : (porte Saint Roch) ''Paroles de femme ou le cri du silence'' : une évidence : des femmes célèbres combatives, engagées qui ont fait notre civilisation : des  inconnues aux plus célèbres : Olympe de Gouges, Elisabeth d'Autriche, Simone Veil, Alexandra David Néel, Yourcenar, Marie Curie, Beauvoir.... toutes ces femmes qui ont fait le chemin avant nous.
Je n'ai rien appris. Déçue par quelques clichés. J'y suis allée accompagnée d'une jeune fille  qui, elle, a découvert. C'est un texte intéressant. La comédienne est certes, professionnelle, mais le ton est un peu monocorde. Quelques cadres suspendus, à travers lesquels la comédienne s'exprime, permettent le changement de personnage, ce n'est pas très original, mais que pouvait faire le metteur scène pour éviter la monotonie ?
A aller voir, si vous souhaitez faire une'' piqure de rappel'' à tous ceux et peut-être celles, qui n'ont pas tout compris sur le combat des femmes.

On m'a distribué une entrée gratuite pour un spectacle musical à la ''tâche d'encre'', c'est ce qui m'a fait aller voir ''Nino et ses copo's'' : c'est déjanté, farfelu, la sono est trop forte. J'ai ri, mais ce n'est pas le théâtre que j'aime même si, Nino se retrouve parfois dans des moments de ''solitude'' et si, malgré le burlesque on entend battre le coeur de chacun d'entre nous, confrontés que nous sommes à des situations similaires.
A aller voir, si on n'a rien d'autre à se mettre sous la dent. Ce sont malgré tout de bons musiciens animés d'une fougue impressionnante. Une chanteuse facétieuse et pleine de vie. Il faisait très chaud à la Tâche d'encre, la clim devait être en fin de course !

Puis, j'ai fini ma journée au théâtre de la Luna (rue Séverine - vers la rue Thiers) pour écouter,''Moïse, Dalila et... Isabelle de Botton'',  dans une mise en scène de Michèle Bernier. Isabelle de Botton nous raconte son enfance à Alexandrie, l'emprisonnement de son père dans un camp sur ordre de Nasser, le départ pour la France et l'arrivée dans ce qu'elle imaginait être  un Eldorado. Tout cela ne semble pas très drôle, mais Isabelle a su, nous faire voyager avec des personnages riches en couleurs, touchants ou déglingués, sur sa vie d'exilé, d'apatride, de déracinée.
On passe un bon moment. Pendant le spectacle, elle ''fabrique'' des gâteaux du pays, qu'elle vous fait déguster en fin de spectacle)
 Par contre, là, ne pas se mettre au début  du premier rang, on reçoit une clim glacée qui gache un peu la fête.




Une petite journée somme toute, mais toujours agréable, faite de toutes ces rencontres qui vous font aimer la vie.

Bises à tous - Michèle

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